Après la réouverture tant attendue des terrasses ce week-end, et l'élargissement de la bulle de contacts intérieure de 1 à 2 personnes, pouvons-nous nous attendre à de nouveaux assouplissements dans les semaines à venir ?
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Après la réouverture tant attendue des terrasses ce week-end, et l'élargissement de la bulle de contacts intérieure de 1 à 2 personnes, pouvons-nous nous attendre à de nouveaux assouplissements dans les semaines à venir ?Au vu des tendances positives de ces dernières semaines - hospitalisations en soins intensifs en baisse, accélération de la campagne de vaccination, taux de reproduction du virus inférieur à 1... -, le prochain Comité de concertation organisé ce mardi 11 mai pourrait annoncer le lancement d'un plan de sortie cet été. Du côté flamand, les autorités y songent déjà : le gouvernement flamand souhaite que lesmois de juillet et d'août soient des mois d'assouplissements significatifs. Le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) encourage notamment le retour du public dans les stades (en plein air) et la pratique du sport en salle dès juillet, ainsi que la réouverture complète de l'horeca si on dénombre moins de 500 personnes en soins intensifs. Le 1er août, le gouvernement flamand veut également abolir la limite du nombre de personnes dans les magasins.Mais à quoi s'attendre lors de ce Codeco ? Les regards seront tournés vers juin, juillet et août. Beaucoup de choses devraient être possibles en été, comme les grands événements, a annoncé le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit). Mais un dossier en particulier sera sur la table du Comité : le lancement du plan "Intérieur". Ce plan comprend notamment l'ouverture des restaurants, des cafés, une augmentation des contacts sociaux (bulle), le sport en intérieur, les salles de fitness ou encore le retour en présentiel au travail.Ce samedi, la bulle intérieure a déjà été élargie une première fois : deux contacts rapprochés, en plus du foyer, sont désormais autorisés à l'intérieur. Et si vous pouviez accueillir plus de proches chez vous ? Le Codeco pourrait en effet décider d'encore élargir cette bulle intérieure. " On sait qu'à l'intérieur, la propagation du virus est plus importante qu'à l'extérieur, donc on va voir. Mais c'est clair que tout le monde veut se revoir et faire la fête ", a précisé la ministre de l'Intérieur Annelies Verlinden (CD&V) la semaine dernière, au micro de Bel RTL.Pour autant, cette mesure est devenue très abstraite dans l'esprit de nombreux Belges. Doit-on accueillir toujours les mêmes personnes, ou pouvons-nous modifier cette bulle d'une semaine à l'autre ? Pouvons-nous nous même nous rendre chez des proches, si nous en avons déjà accueilli d'autres à la maison ? Cette bulle de contacts est un concept encore trop vague...Pour Yves Coppieters, épidémiologiste et professeur de Santé publique à l'ULB, il est temps que les autorités changent leur approche. " Concernant cette bulle sociale, l'adhésion n'est plus optimale ", constate-t-il. "Il est temps que le gouvernement joue un rôle de pédagogie ", peut-on lire dans La Meuse.Côté restauration, une première étape importante a été franchie ce week-end, avec la réouverture des terrasses. Mais quid des établissements qui ne possèdent pas de tables à l'extérieur ? La réouverture complète de l'horeca - en ce compris les salles intérieures - sera l'un des sujets majeurs du prochain Codedo.Et même s'il est encore trop tôt pour choisir une date précise, le sujet devrait malgré tout constituer le coeur des débats. "Il faut une perspective, en suivant la diminution des chiffres", a annoncéAnnelies Verlinden sur Bel RTL. "L'intention, c'est de faire ça dans le courant du mois de juin, grâce à la vaccination qui augmente bien, et même s'il faut surveiller les variants ".Mais si les chiffres sont encourageants, l'horeca pourrait rouvrir le 1er juin, selon le porte-parole interfédéral Yves Van Laethem . Selon Sudinfo, la date qui serait sur la table du Comité de concertation serait le 9 juin.Outre ce plan "Intérieur", le Codeco devrait également aborder la question de la culture. C'est en tous cas ce qu'espèrent le secteur ainsi que plusieurs épidémiologistes. Yves Coppieters et Marius Gilbert ont en effet fait un appel à la réouverture de la culture sur le réseau Twitter."Certains le disent déjà depuis plusieurs semaines... Il est temps et plus que temps de rouvrir la culture", écrit Yves Coppieters. Un appel qui fait écho à plusieurs manifestations culturelles non-autorisées organisées la semaine passée dans le cadre de la 5e action de Still Standing for Culture.Pour le collectif à l'origine de ces événements, la fermeture du secteur n'a plus de réel sens à l'heure actuelle. Et les manifestations le prouvent, estiment-ils. "Des bourgmestres de toutes les principales familles politiques francophones ont toléré ces ouvertures culturelles, reconnaissant implicitement la légitimité de cette action", a déclaré le collectif. "On se demande dès lors comment le Codeco de ce mardi pourra encore justifier la fermeture du secteur culturel par des arguments sanitaires et combien de temps il pourra persister dans la sémantique des "assouplissements" plutôt que des rééquilibrages".Un avis partagé par Marius Gilbert, qui affirme qu'il est " parfaitement possible, dès maintenant, d'organiser des événements culturels sûrs qui ne compromettent pas le déconfinement en cours ".Afin de garantir un accès à la culture, plusieurs événements tests ont été et doivent encore être organisés afin de fournir des données scientifiques qui encourageront cette reprise. Un concert-test a notamment accueilli 220 spectateurs dans la salle du Petit théâtre de Spa. Pour l'occasion, chacun des volontaires a dû se soumettre à un test rapide et à un test salivaire avant d'entrer. Ils ont également dû rester assis, masqués et cantonnés dans leur bulle tout au long du spectacle. D'autres événements tests, dont à un Namur ("Namur en mai" sera le seul événement test en plein air), doivent encore avoir lieu.Ces divers appels seront-ils entendus ? Verdict ce mardi. Deux conditions sont néanmoins nécessaires à l'activation de ce plan "Intérieur" : il faut atteindre un taux de vaccination de 80% des personnes à risques et des plus de 65 ans, mais également passer sous la barre des 500 patients en soins intensifs.