Selon la RTBF, M. Ouriaghli a été inculpé pour corruption passive et infractions à la loi sur les marchés publics dans le cadre du dossier GIAL, l'organisme en charge du parc informatique de la Ville de Bruxelles. L'ex-directeur général de GIAL et Proximus sont également inculpés.

Echevin entre 2006 et 2019, Mohamed Ouriaghli, a géré la compétence Informatique et a été président de GIAL. Il est député bruxellois depuis juin dernier.

Vendredi, M. Ouriaghli a indiqué lui-même avoir a reçu un courrier envoyé par un juge d'instruction bruxellois l'informant qu'il l'inculpé de "corruption passive et d'infraction relative à l'industrie, au commerce et aux enchères publiques. Aucune autre précision n'est donnée au sujet des faits et de la période retenue".

L'ex-échevin a souligné qu'il n'a été entendu qu'une fois, le 17 janvier dernier, dans le cadre d'un dossier ouvert en 2017. M. Ouriaghli a précisé qu'il avait lui-même été à l'origine de l'instruction judiciaire, à l'époque, en sa qualité de président de l'ASBL GIAL, "à la suite de soupçons dirigés contre un ancien membre du personnel qui est actuellement son principal accusateur".

Toujours selon l'ex-échevin, il a accepté de participer à un séminaire professionnel aux Etats-Unis qui s'est tenu du 22 au 28 octobre 2016, en sa qualité de président de l'ASBL GIAL. Ce séminaire était organisé par plusieurs entreprises et a permis aux participants de rencontrer divers professionnels actifs dans le domaine du numérique, des villes connectées, de la sécurisation des données et des nouvelles applications développées dans ce contexte.

M. Ouriaghli a précisé avoir participé aux 26 réunions et séminaires organisés quotidiennement durant cette période, aux côtés notamment d'autres structures publiques comme la VRT, le Conseil européen et GO ! Onderwijs, réseau d'éducation public flamand.

Proximus fait partie des entreprises qui ont organisé et financé ce déplacement. Proximus avait par ailleurs remis une offre dans le cadre d'un marché public initié en septembre 2015 par l'ASBL GIAL. Après diverses péripéties juridiques, une décision judiciaire a été rendue le 28 septembre 2016, laquelle jugeait cette offre irrecevable.

Au moment où M. Ouriaghli a accepté de participer à ce déplacement, "la société Proximus ne pouvait plus prétendre à l'attribution du marché. Aucune violation des règles en matière de marché public ne peut donc m'être reprochée. De plus, il faut noter qu'aucun marché n'a été attribué à Proximus durant toute l'année 2016, et ce, depuis 2012". 2012 est l'année de prise de fonction de M. Ouriaghli.

"Pour être parfaitement transparent", M. Ouriaghli a encore signalé que le CA de GIAL aavait attribué en 2018 et 2019, deux marchés de système de télécommunication et de maintenance à Proximus, "dans le respect des règles strictes des marchés publics en vigueur". "A aucun moment, Proximus n'a été favorisée".

Par ailleurs, M. Ouriaghli dit n'avoir jamais bénéficié d'un avantage quelconque de cette société. "La participation à un déplacement professionnel ne constitue notamment pas un tel avantage. Je ne peux croire que l'entreprise publique Proximus a essayé de me corrompre!", a conclu M. Ouriaghli.