"Le PS et la N-VA doivent nous dire s'ils peuvent travailler ensemble. Leur réponse doit être définitive. Qu'ils sachent bien que, de notre point de vue, c'est la dernière chance pour PS-N-VA. S'ils sont incapables de s'entendre, nous ferons un gouvernement soit sans l'un, soit sans l'autre, soit peut-être sans les deux. Mais c'est fini de prendre le pays en otage", a-t-il déclaré.

Une coalition associant le PS et la N-VA pourrait mettre la pression sur la famille libérale. Il y a quelques mois, le PS ne cachait pas qu'en cas de négociation avec la N-VA, il y aurait un parti de droite en trop, l'Open Vld. Or, dès l'entrée en fonction du nouveau président des libéraux flamands, Egbert Lachaert, le MR et l'Open Vld ont rappelé leur unité.

M. Bouchez l'a répété lundi: "La famille libérale a une continuité en matière d'idées et de propositions, et nous irons ensemble dans un gouvernement que ce soit au fédéral cette fois-ci mais, j'insiste aussi, pour les échéances prochaines, à Bruxelles également (où l'Open Vld gouverne sans le MR, ndlr)".

Si le MR et la N-VA sont des partis proches en matière socio-économique, selon M. Bouchez, ils se trouvent en revanche aux antipodes à propos des institutions. "Nous sommes un parti qui veut refédéraliser", a-t-il souligné.

"La crise a montré qu'une régionalisation mal pensée, désordonnée, conduit à des situations dramatiques. On l'a vu dans les maisons de repos", a-t-il affirmé.

Bart De Wever pas très optimiste

Le président de la N-VA, Bart De Wever, n'est pas très optimiste au sujet de cette quatrième tentative de former un gouvernement ensemble avec le PS. Mais il pense que cela "vaut la peine d'essayer", a-t-il déclaré sur Radio 1. L'alternative - de nouvelles élections - serait encore pire puisque cela risque de rendre le pays encore moins gouvernable.

archives, ISOPIX
archives © ISOPIX

De Wever a déclaré ce matin sur Radio 1 qu'il pense depuis longtemps que les plus grands partis des deux côtés de la frontière linguistique devraient faire tout ce qui est possible pour créer une Belgique 2.0, car, toujours selon lui, ce pays est devenu ingouvernable, car il doit réconcilier deux démocraties différentes. "Ce pays est institutionnellement dépareillé".

Le fait que le PS, lui aussi, se rende compte qu'il doit y avoir une répartition des pouvoirs beaucoup plus claire, est perçu comme une lueur d'espoir par De Wever. Bien qu'il existe des mouvements qui plaident en faveur de la fédéralisation d'un certain nombre de compétences, mais le président de la N-VA n'y est pas favorable. "C'est comme si on obligeait des personnes qui ont vécu une relation à distance pendant dix ans à vivre à nouveau ensemble".

Depuis les élections, la N-VA et le PS ont tenté à trois reprises de former un gouvernement et "trois fois on m'a claqué la porte au nez", dit De Wever. Mais comme aucune autre formule de gouvernement n'est vraiment viable, De Wever pense qu'elle peut encore réussir.

"Le PS et la N-VA doivent nous dire s'ils peuvent travailler ensemble. Leur réponse doit être définitive. Qu'ils sachent bien que, de notre point de vue, c'est la dernière chance pour PS-N-VA. S'ils sont incapables de s'entendre, nous ferons un gouvernement soit sans l'un, soit sans l'autre, soit peut-être sans les deux. Mais c'est fini de prendre le pays en otage", a-t-il déclaré. Une coalition associant le PS et la N-VA pourrait mettre la pression sur la famille libérale. Il y a quelques mois, le PS ne cachait pas qu'en cas de négociation avec la N-VA, il y aurait un parti de droite en trop, l'Open Vld. Or, dès l'entrée en fonction du nouveau président des libéraux flamands, Egbert Lachaert, le MR et l'Open Vld ont rappelé leur unité. M. Bouchez l'a répété lundi: "La famille libérale a une continuité en matière d'idées et de propositions, et nous irons ensemble dans un gouvernement que ce soit au fédéral cette fois-ci mais, j'insiste aussi, pour les échéances prochaines, à Bruxelles également (où l'Open Vld gouverne sans le MR, ndlr)". Si le MR et la N-VA sont des partis proches en matière socio-économique, selon M. Bouchez, ils se trouvent en revanche aux antipodes à propos des institutions. "Nous sommes un parti qui veut refédéraliser", a-t-il souligné. "La crise a montré qu'une régionalisation mal pensée, désordonnée, conduit à des situations dramatiques. On l'a vu dans les maisons de repos", a-t-il affirmé.Le président de la N-VA, Bart De Wever, n'est pas très optimiste au sujet de cette quatrième tentative de former un gouvernement ensemble avec le PS. Mais il pense que cela "vaut la peine d'essayer", a-t-il déclaré sur Radio 1. L'alternative - de nouvelles élections - serait encore pire puisque cela risque de rendre le pays encore moins gouvernable.De Wever a déclaré ce matin sur Radio 1 qu'il pense depuis longtemps que les plus grands partis des deux côtés de la frontière linguistique devraient faire tout ce qui est possible pour créer une Belgique 2.0, car, toujours selon lui, ce pays est devenu ingouvernable, car il doit réconcilier deux démocraties différentes. "Ce pays est institutionnellement dépareillé".Le fait que le PS, lui aussi, se rende compte qu'il doit y avoir une répartition des pouvoirs beaucoup plus claire, est perçu comme une lueur d'espoir par De Wever. Bien qu'il existe des mouvements qui plaident en faveur de la fédéralisation d'un certain nombre de compétences, mais le président de la N-VA n'y est pas favorable. "C'est comme si on obligeait des personnes qui ont vécu une relation à distance pendant dix ans à vivre à nouveau ensemble".Depuis les élections, la N-VA et le PS ont tenté à trois reprises de former un gouvernement et "trois fois on m'a claqué la porte au nez", dit De Wever. Mais comme aucune autre formule de gouvernement n'est vraiment viable, De Wever pense qu'elle peut encore réussir.