Il s'agit de réactions, sur Twitter, sans précédent dans l'histoire militaire belge récente à une décision prise conjointement par la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), le chef de la Défense (Chod), l'amiral Michel Hofman, et le général Boucké lui-même, selon un communiqué publié vendredi par la Défense.

"Une journée de merde au bureau jusqu'à présent", a ainsi twetté vendredi le numéro deux de l'armée, le lieutenant-général Marc Thys. "J'espère que l'après-midi va s'améliorer", a ajouté le vice-Chod.

"Le devoir de réserve (des militaires à propos des décisions politiques, ndlr) est une chose... mais le silence peut être lourd de culpabilité. Le prix à payer aujourd'hui est bien trop élevé. Effectivement une journée noire, la Défense n'en sortira pas indemne", a pour sa part affirmé le commandant de la composante Terre, le général-major Pierre Gérard, sur le même réseau social.

"Comme si l'éviction d'un officier exemplaire allait solutionner les manquements décisionnels du passé extérieurs à la Défense. La notion de 'responsabilité collective' me paraîtrait plus appropriée dans le chef de certains décideurs. Puissent-ils en tirer des leçons personnelles", a quant à lui déclaré le "patron" de la composante médicale, le général-major Pierre Neirinckx, toujours sur Twitter.

"La démission du GenMaj Boucké témoigne d'une extrême loyauté à la Défense. Mon profond respect pour cela, même si cela semble absolument injuste pour tout chef qui se contente de ce qu'il a", a de son côté twetté le général-major Tom Wouters, appelé à devenir le 1er août prochain Inspecteur général de la Défense.

"Qu'il garde la tête haute. Je m'incline devant lui", a-t-il ajouté en anglais.

Le député Jasper Pillen (Open Vld), qui siège au sein de la commission de la défense nationale de la Chambre, a qualifié ces prises de positions de généraux de "du jamais vu" (en français).

"Nous politiques devons prendre ce signal très au sérieux. Je suis curieux (de voir) les réponses à ces questions très à propos", a-t-il dit en faisant allusion à la réunion de cette commission prévue jeudi avec, au programme, un "échange de vues" avec la ministre à propos du remplacement du chef du Service général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS).

M. Dedonder et l'amiral Hofman ont justifié le remplacement du général Boucké - qui n'a pas été licencié et reste au sein de la structure de la Défense - par le fait qu'il ait "pendant le temps qu'il dirigeait le service, mis toute son énergie à résoudre les problèmes connus depuis plusieurs années". "La complexité des problèmes, renforcée par les événements de ces dernières semaines, l'ont empêché de réussir sa mission", ajoutaient-ils dans un communiqué publié vendredi matin.

Il s'agit de réactions, sur Twitter, sans précédent dans l'histoire militaire belge récente à une décision prise conjointement par la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), le chef de la Défense (Chod), l'amiral Michel Hofman, et le général Boucké lui-même, selon un communiqué publié vendredi par la Défense."Une journée de merde au bureau jusqu'à présent", a ainsi twetté vendredi le numéro deux de l'armée, le lieutenant-général Marc Thys. "J'espère que l'après-midi va s'améliorer", a ajouté le vice-Chod."Le devoir de réserve (des militaires à propos des décisions politiques, ndlr) est une chose... mais le silence peut être lourd de culpabilité. Le prix à payer aujourd'hui est bien trop élevé. Effectivement une journée noire, la Défense n'en sortira pas indemne", a pour sa part affirmé le commandant de la composante Terre, le général-major Pierre Gérard, sur le même réseau social."Comme si l'éviction d'un officier exemplaire allait solutionner les manquements décisionnels du passé extérieurs à la Défense. La notion de 'responsabilité collective' me paraîtrait plus appropriée dans le chef de certains décideurs. Puissent-ils en tirer des leçons personnelles", a quant à lui déclaré le "patron" de la composante médicale, le général-major Pierre Neirinckx, toujours sur Twitter."La démission du GenMaj Boucké témoigne d'une extrême loyauté à la Défense. Mon profond respect pour cela, même si cela semble absolument injuste pour tout chef qui se contente de ce qu'il a", a de son côté twetté le général-major Tom Wouters, appelé à devenir le 1er août prochain Inspecteur général de la Défense."Qu'il garde la tête haute. Je m'incline devant lui", a-t-il ajouté en anglais.Le député Jasper Pillen (Open Vld), qui siège au sein de la commission de la défense nationale de la Chambre, a qualifié ces prises de positions de généraux de "du jamais vu" (en français)."Nous politiques devons prendre ce signal très au sérieux. Je suis curieux (de voir) les réponses à ces questions très à propos", a-t-il dit en faisant allusion à la réunion de cette commission prévue jeudi avec, au programme, un "échange de vues" avec la ministre à propos du remplacement du chef du Service général du Renseignement et de la Sécurité (SGRS).M. Dedonder et l'amiral Hofman ont justifié le remplacement du général Boucké - qui n'a pas été licencié et reste au sein de la structure de la Défense - par le fait qu'il ait "pendant le temps qu'il dirigeait le service, mis toute son énergie à résoudre les problèmes connus depuis plusieurs années". "La complexité des problèmes, renforcée par les événements de ces dernières semaines, l'ont empêché de réussir sa mission", ajoutaient-ils dans un communiqué publié vendredi matin.