Pourquoi? Pour le plaisir de voir les papillons et les abeilles retrouver le chemin des jardins, les fleurs et les plantes égailler les brins d'herbe. Et, surtout, pour leur permettre d'interagir, entre elles, avec le jardin du voisin ou l'espace communal tout proche. Et de recréer ce maillage écologique indispensable à la biodiversité. Parce que les jardins ont, eux aussi, un rôle à jouer pour redonner de la place à la nature, plus menacée que jamais.

Plus de 1.200 participants se sont déjà inscrits sur le site enmaitontealarret.be. Dans le cadre de l'opération, Le Vif organise ce vendredi 21 mai à 12h30, un Live sur sa page Facebook pour répondre à vos questions : quelle est la fréquence idéale de tonte, quelles sont les espèces observées dans mon jardin, que puis-je faire pour favoriser la biodiversité... ?

Rétablir un juste équilibre : au-delà de l'acte citoyen en lui-même, la transition vers un jardin plus écologique engendre quatre grandes vertus, cruciales pour l'avenir de la planète.

Ne rien faire pour la nature, fort bien. Mais comment s'y prendre ? Il existe quelques conseils simples, allant de la hauteur de l'herbe à l'abandon des engrais et autres pesticides.

Pendant des décennies, le recours aux pesticides s'est fait dans une relative insouciance, avant d'en cerner les méfaits. En octobre 2009, l'Europe adoptait une directive pour une "utilisation des pesticides compatible avec le développement durable", transposée par la Belgique en 2013 dans un plan d'action national (le Napan) et par des programmes pluriannuels propres à chaque Région.

Pour le paysagiste français Eric Lenoir, auteur du livre Petit traité du jardin punk, il est crucial de réconcilier les jardins avec le caractère mouvant de la nature, en oubliant les vaines tentatives de contrôle de l'être humain sur celle-ci. Pour lui, un effort de réapprentissage s'impose pour que la cohabitation avec la nature se passe bien dans les jardins. "Mais avant cela, il faut déjà sortir de la logique selon laquelle un jardin doit absolument faire propre. C'est un argument que l'on oppose souvent à toute personne soucieuse d'opter pour d'autres pratiques. Or, quand on va se balader dans la nature et que l'on marche dans un champ de fleurs, personne n'a l'impression que c'est moche, ni sale."

Le projet vous intéresse ? Il n'est pas trop tard pour vous inscrire !

Envie de participer et de calculer votre indice nectar ? Il n'est pas trop tard. Si votre jardin bénéficie d'au moins une zone de "non tonte" d'1m², il est toujours temps de partager vos observations et photos avec nous. Rendez-vous sur le site enmaitontealarret.be et remplissez le formulaire d'inscription. Vous serez invité à créer votre profil BioPlanner.

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Pourquoi? Pour le plaisir de voir les papillons et les abeilles retrouver le chemin des jardins, les fleurs et les plantes égailler les brins d'herbe. Et, surtout, pour leur permettre d'interagir, entre elles, avec le jardin du voisin ou l'espace communal tout proche. Et de recréer ce maillage écologique indispensable à la biodiversité. Parce que les jardins ont, eux aussi, un rôle à jouer pour redonner de la place à la nature, plus menacée que jamais. Plus de 1.200 participants se sont déjà inscrits sur le site enmaitontealarret.be. Dans le cadre de l'opération, Le Vif organise ce vendredi 21 mai à 12h30, un Live sur sa page Facebook pour répondre à vos questions : quelle est la fréquence idéale de tonte, quelles sont les espèces observées dans mon jardin, que puis-je faire pour favoriser la biodiversité... ?Rétablir un juste équilibre : au-delà de l'acte citoyen en lui-même, la transition vers un jardin plus écologique engendre quatre grandes vertus, cruciales pour l'avenir de la planète.Ne rien faire pour la nature, fort bien. Mais comment s'y prendre ? Il existe quelques conseils simples, allant de la hauteur de l'herbe à l'abandon des engrais et autres pesticides. Pendant des décennies, le recours aux pesticides s'est fait dans une relative insouciance, avant d'en cerner les méfaits. En octobre 2009, l'Europe adoptait une directive pour une "utilisation des pesticides compatible avec le développement durable", transposée par la Belgique en 2013 dans un plan d'action national (le Napan) et par des programmes pluriannuels propres à chaque Région. Pour le paysagiste français Eric Lenoir, auteur du livre Petit traité du jardin punk, il est crucial de réconcilier les jardins avec le caractère mouvant de la nature, en oubliant les vaines tentatives de contrôle de l'être humain sur celle-ci. Pour lui, un effort de réapprentissage s'impose pour que la cohabitation avec la nature se passe bien dans les jardins. "Mais avant cela, il faut déjà sortir de la logique selon laquelle un jardin doit absolument faire propre. C'est un argument que l'on oppose souvent à toute personne soucieuse d'opter pour d'autres pratiques. Or, quand on va se balader dans la nature et que l'on marche dans un champ de fleurs, personne n'a l'impression que c'est moche, ni sale."