La conférence de presse consécutive au comité de concertation a eu lieu vendredi à 18h30. Voici les mesures sanitaires destinées à ralentir la propagation de la Covid-19.

Voyages

Une décision a été prise concernant les transports publics et singulièrement pour les trains. Les passagers de plus de 12 ans seront contraints de s'asseoir à la fenêtre dans les trains se rendant vers une destination touristique. Le nombre de sièges dans les trains à destination d'un lieu touristique sera limité, a également décidé vendredi le comité de concertation.

Sauf les jours d'école, seuls les sièges côté fenêtre pourront être utilisés dans les trains, excepté pour les moins de 12 ans. La mesure entrera en vigueur à partir du samedi 3 avril. D'ici là, la SNCB sera chargée de mettre la mesure en oeuvre, avec l'appui de la police fédérale notamment pour gérer les flux de passagers dans les gares. La définition d'une "destination touristique" doit aussi être discutée. "La SNCB a fait de nombreux efforts ces derniers mois pour permettre à chacun de voyager en toute sécurité", a réagi le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet.

Fédéral et entités fédérées rassemblés en Comité de concertation ont aussi confirmé la prolongation de l'interdiction des voyages non essentiels de la Belgique vers l'étranger et vice-versa. Cette interdiction continuera de valoir jusqu'au 18 avril. Plus d'infos à ce sujet par ici.

Plan "Plein air" en pause

"Le plan plein air sera mis en pause", a annoncé vendredi le Premier ministre Alexander De Croo à l'issue du comité de concertation. "Nous ne pouvons pas nous permettre ces assouplissements, à l'exception des activités pour les jeunes qui pourront avoir lieu dans des groupes restreints de maximum 10 personnes", a-t-il détaillé.

"Nous mettons ces activités en pause parce notre objectif, c'est la période après les vacances de Pâques. L'objectif reste d'ouvrir complètement les écoles le 19 avril. Le 1er avril, c'est trop tôt", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.

Outre les activités de jeunesse, le "plan plein air" prévoyait également la réouverture des parcs d'attraction.

Jeunesse

Les camps de jeunes pendant les vacances de Pâques sont autorisés avec un maximum de 10 enfants, sans nuitée. C'est ce qu'a décidé le Comité de concertation.

Ecoles

Aucune décision n'a été prise quant à un allongement des vacances de printemps (ou de Pâques). Les ministres de l'Enseignement se réuniront lundi, a-t-on également appris.

Le Comité de concertation a décidé de charger les ministres de l'Enseignement de chaque communauté d'imaginer une liste de mesures à court terme, dans le but de limiter encore les risques de contamination au coronavirus dans le cadre scolaire, a annoncé vendredi le Premier ministre Alexander De Croo.

"L'analyse 'track & trace' montre que les contaminations se font principalement à deux endroits: les écoles et le lieu de travail", a-t-il indiqué à l'issue de la réunion du Comité de concertation.

Il a donc été décidé, pour ce qui est des écoles, que "les ministres de l'Enseignement doivent venir pour lundi avec une liste de mesures pour faire en sorte de limiter au maximum les risques de contamination" dans les écoles, a expliqué le Premier ministre.

Il ne s'agit pas de mesures "pour dans deux semaines" ou pour "après les vacances de Pâques", a-t-il ajouté. Il s'agit de mesures, encore non définies donc, qui devraient entrer en vigueur le plus rapidement possible.

"Rouvrir les écoles après les vacances de Pâques" reste une priorité, qui justifie de limiter au maximum les contacts dans le mois qui vient, a martelé le Premier.

Dans un communiqué distribué à la conférence de presse, il apparait cependant que le Codeco a déjà décidé de certains éléments: le masque obligatoire en 5e et 6e primaire, au plus tard à partir de mercredi (24 mars), et le report du possible retour à du 100% présentiel pour le 2e degré du secondaire. C'était prévu pour le 29 mars, c'est repoussé à la fin des vacances de Pâques. Pour tout le secondaire, l'enseignement à 100% en présentiel ne peut pas être envisagé avant cette échéance de fin des vacances, ajoute le Codeco. Et cela devra s'accompagner de "test réguliers des enseignants et, dans une seconde phase, des élèves", indique le document. Les ministres n'ont cependant pas expliqué comment la concrétisation de cet élément était envisagée.

"Nous voulons absolument que les écoles puissent ouvrir après les vacances de Pâques, pour tous les enfants et avec une présence en classe tous les jours. Et qu'elles puissent ensuite rester ouvertes", a appuyé le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. Mais "si on veut réussir, il faudra jusqu'à la fin des vacances de Pâques être non seulement particulièrement prudents, mais aussi prendre des mesures fortes". Le ministre socialiste n'a pas voulu s'avancer sur une éventuelle prolongation de ces vacances scolaires. "C'est désormais aux ministres de l'Enseignement de réfléchir" aux différentes options, a-t-il indiqué.

Télétravail

Le télétravail reste obligatoire dans les entreprises du privé comme dans la secteur public, a confirmé vendredi la Premier ministre Alexander de Croo, à l'issue du Comité de concertation. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé que des dépistages seraient proposés là où le travail à distance est impossible.

"Le télétravail n'est pas un luxe. C'est une obligation si nous voulons inverser la tendance exponentielle potentielle du virus", a insisté M. De Croo sur ce point.

Le Premier ministre a ajouté que pour le travail qui ne pouvait être effectué à distance, des dépistages seraient proposés à partir de lundi sous une forme "poussée" de tests.

Horeca

"Nous voulons que les cafés et restaurants puissent ouvrir le 1er mai et ensuite rester ouverts", a souligné vendredi le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, s'exprimant aux côtés du Premier ministre Alexander De Croo à l'issue d'un nouveau Comité de concertation consacré à la pandémie de Covid-19.

Plus d'informations ici.

La conférence de presse consécutive au comité de concertation a eu lieu vendredi à 18h30. Voici les mesures sanitaires destinées à ralentir la propagation de la Covid-19.Une décision a été prise concernant les transports publics et singulièrement pour les trains. Les passagers de plus de 12 ans seront contraints de s'asseoir à la fenêtre dans les trains se rendant vers une destination touristique. Le nombre de sièges dans les trains à destination d'un lieu touristique sera limité, a également décidé vendredi le comité de concertation. Sauf les jours d'école, seuls les sièges côté fenêtre pourront être utilisés dans les trains, excepté pour les moins de 12 ans. La mesure entrera en vigueur à partir du samedi 3 avril. D'ici là, la SNCB sera chargée de mettre la mesure en oeuvre, avec l'appui de la police fédérale notamment pour gérer les flux de passagers dans les gares. La définition d'une "destination touristique" doit aussi être discutée. "La SNCB a fait de nombreux efforts ces derniers mois pour permettre à chacun de voyager en toute sécurité", a réagi le ministre de la Mobilité, Georges Gilkinet. Fédéral et entités fédérées rassemblés en Comité de concertation ont aussi confirmé la prolongation de l'interdiction des voyages non essentiels de la Belgique vers l'étranger et vice-versa. Cette interdiction continuera de valoir jusqu'au 18 avril. Plus d'infos à ce sujet par ici."Le plan plein air sera mis en pause", a annoncé vendredi le Premier ministre Alexander De Croo à l'issue du comité de concertation. "Nous ne pouvons pas nous permettre ces assouplissements, à l'exception des activités pour les jeunes qui pourront avoir lieu dans des groupes restreints de maximum 10 personnes", a-t-il détaillé. "Nous mettons ces activités en pause parce notre objectif, c'est la période après les vacances de Pâques. L'objectif reste d'ouvrir complètement les écoles le 19 avril. Le 1er avril, c'est trop tôt", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse. Outre les activités de jeunesse, le "plan plein air" prévoyait également la réouverture des parcs d'attraction.Les camps de jeunes pendant les vacances de Pâques sont autorisés avec un maximum de 10 enfants, sans nuitée. C'est ce qu'a décidé le Comité de concertation.Aucune décision n'a été prise quant à un allongement des vacances de printemps (ou de Pâques). Les ministres de l'Enseignement se réuniront lundi, a-t-on également appris. Le Comité de concertation a décidé de charger les ministres de l'Enseignement de chaque communauté d'imaginer une liste de mesures à court terme, dans le but de limiter encore les risques de contamination au coronavirus dans le cadre scolaire, a annoncé vendredi le Premier ministre Alexander De Croo."L'analyse 'track & trace' montre que les contaminations se font principalement à deux endroits: les écoles et le lieu de travail", a-t-il indiqué à l'issue de la réunion du Comité de concertation. Il a donc été décidé, pour ce qui est des écoles, que "les ministres de l'Enseignement doivent venir pour lundi avec une liste de mesures pour faire en sorte de limiter au maximum les risques de contamination" dans les écoles, a expliqué le Premier ministre. Il ne s'agit pas de mesures "pour dans deux semaines" ou pour "après les vacances de Pâques", a-t-il ajouté. Il s'agit de mesures, encore non définies donc, qui devraient entrer en vigueur le plus rapidement possible. "Rouvrir les écoles après les vacances de Pâques" reste une priorité, qui justifie de limiter au maximum les contacts dans le mois qui vient, a martelé le Premier. Dans un communiqué distribué à la conférence de presse, il apparait cependant que le Codeco a déjà décidé de certains éléments: le masque obligatoire en 5e et 6e primaire, au plus tard à partir de mercredi (24 mars), et le report du possible retour à du 100% présentiel pour le 2e degré du secondaire. C'était prévu pour le 29 mars, c'est repoussé à la fin des vacances de Pâques. Pour tout le secondaire, l'enseignement à 100% en présentiel ne peut pas être envisagé avant cette échéance de fin des vacances, ajoute le Codeco. Et cela devra s'accompagner de "test réguliers des enseignants et, dans une seconde phase, des élèves", indique le document. Les ministres n'ont cependant pas expliqué comment la concrétisation de cet élément était envisagée. "Nous voulons absolument que les écoles puissent ouvrir après les vacances de Pâques, pour tous les enfants et avec une présence en classe tous les jours. Et qu'elles puissent ensuite rester ouvertes", a appuyé le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke. Mais "si on veut réussir, il faudra jusqu'à la fin des vacances de Pâques être non seulement particulièrement prudents, mais aussi prendre des mesures fortes". Le ministre socialiste n'a pas voulu s'avancer sur une éventuelle prolongation de ces vacances scolaires. "C'est désormais aux ministres de l'Enseignement de réfléchir" aux différentes options, a-t-il indiqué.Le télétravail reste obligatoire dans les entreprises du privé comme dans la secteur public, a confirmé vendredi la Premier ministre Alexander de Croo, à l'issue du Comité de concertation. Le Premier ministre a par ailleurs annoncé que des dépistages seraient proposés là où le travail à distance est impossible."Le télétravail n'est pas un luxe. C'est une obligation si nous voulons inverser la tendance exponentielle potentielle du virus", a insisté M. De Croo sur ce point. Le Premier ministre a ajouté que pour le travail qui ne pouvait être effectué à distance, des dépistages seraient proposés à partir de lundi sous une forme "poussée" de tests. "Nous voulons que les cafés et restaurants puissent ouvrir le 1er mai et ensuite rester ouverts", a souligné vendredi le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, s'exprimant aux côtés du Premier ministre Alexander De Croo à l'issue d'un nouveau Comité de concertation consacré à la pandémie de Covid-19. Plus d'informations ici.