Lors de sa dernière réunion, le 24 juin dernier, le CNS avait donné le coup d'envoi de la phase 4 du déconfinement de la Belgique, un processus entamé au début du mois de mai, en décidant de nouvelles mesures d'assouplissement, qui sont entrées pour la plupart en vigueur le 1er juillet. Depuis lors, la moyenne journalière des nouvelles contaminations sur sept jours au Covid-19 a d'abord reculé, avant de se stabiliser puis de légèrement repartir à la hausse.

Justification du port du masque

Des mesures de renforcement des précautions ont déjà été prises. Le comité de concertation, qui rassemble le gouvernement fédéral et les entités fédérées, avait décidé jeudi dernier - à la surprise générale - d'imposer le port du masque à partir du 11 juillet dans plusieurs lieux publics. Il s'agit des magasins et des centres commerciaux, des cinémas, des salles de spectacle ou de conférence, des auditoires, des lieux de culte, des musées et des bibliothèques.

La Première ministre est d'abord revenue sur cette décision. Elle s'est exprimée quant au timing: "Nous travaillons depuis le début en collaboration étroite avec les experts. Dès le début du déconfinement, nous avons obligé le port du masque dans les transports en commun. Il était conseillé dans d'autres circonstances. Le masque est devenu un outil de nos vies de tous les jours. Nos interactions se sont démultipliées et notre attention a pu se relâcher. Cela a changé la position du GEES, et a coïncidé avec les recommandations du Conseil supérieur de la Santé. C'est pourquoi, sans attendre, nous avons pris la décision qui s'imposait: l'obligation du port du masque dans certains lieux." Sophie Wilmès rappelle que cette mesure pourra être élargie si la situation sanitaire le demande et rappelle qu'il faut respecter les six règles d'or, parmi lesquels les gestes barrières (distance physique, lavage des mains...) et l'attention aux personnes vulnérables.

Déclenchement de la phase 5 ? Pas encore de feu vert

Depuis le début du mois, on remarque une hausse du nombre de cas. Le taux de reproduction est également au-dessus de 1, précise-t-elle : "L'épidémie se renforce même si cela reste modeste. Ce n'est pas bon. Cela doit être suivi de très près."

Le jeudi 23 juillet, le CNS évaluera pour voir si on peut poursuivre avec la phase 5 du déconfinement. Pour cela, la situation sanitaire doit rester bonne.

L'épidémie se renforce, même si cela reste modeste. Ce n'est pas bon.

Pour ceux qui attendent de reprendre les activités, notamment concernant la vie nocturne Sophie Wilmès met en garde ce type d'évènements, considérés comme "super infecteurs" ("superspreader events"). "On ne pourra autoriser la reprise que si la situation est sous contrôle. Ce n'est pas une raison pour s'adonner à des rassemblements dans les bars et cafés", insiste-t-elle, en rappelant que cela peut mener à des sanctions."Ce sont des évènements dangereux pour la santé publique." Il est très difficile de tracer les personnes qui participent à ces évènements. D'ailleurs, les jeunes adultes sont davantage infectés pour le moment, deux fois plus que le reste de la population. "La réalité nous le rappelle tristement aujourd'hui", a-t-elle indiqué, faisant référence à une jeune bruxelloise de 18 ans dont nous avons appris le décès des suites du coronavirus.

Sophie Wilmès indique d'ailleurs qu'il n'y a pas d'élargissement de la bulle de contact personnelle. Elle est maintenue à 15 personnes par semaine.

Pas encore de feu vert pour la prochaine phase du déconfinement donc : le possible assouplissement sera évoqué le jeudi 23 juillet prochain lors d'une nouvelle réunion du Conseil national de sécurité (CNS), une nouvelle évaluation pour voir "si nous pouvons continuer" et passer à la phase 5 du déconfinement ou éventuellement faire marche arrière sur certains points. "Il n'y a pas de raison d'exclure des reconfinements locaux", a toutefois prévenu la Première ministre, en appelant une nouvelle fois la population à la prudence. Si la situation sanitaire n'est pas favorable, il n'y aura pas de feu vert.

Vers un affinage des codes couleur pour les vacances

Le retour des vacances est également surveillé de près : "Le virus est le même à l'étranger qu'en Belgique. Il faut respect les règles partout." Concernant le code couleur confus, la Première ministre se justifie: "il y a des situations intermédiaires, d'où la couleur orange. Les zones orange sont un concept dont nous avons besoin. Ce n'est pas tout ou rien. On la garde car il y a des situations où ce n'est pas tout à fait dangereux, mais pas sûr non plus."

Durant le CNS, les entités fédérale et fédérées ont discuté de la manière d'envisager ces zones : cela peut devenir orange suite à une politique de testing par exemple. Il faut surveiller différents paramètres. "Nous avons demandé d'affiner les critères pour définir les zones. Les données proviennent de l'Europe. C'est un travail complexe et il faut leur donner le temps de faire ce travail." Elle précise que la Belgique est un des premiers pays à mettre ce système en place. Ce qui ne facilite pas toujours la relation entre pays: "Ce n'est pas agréable d'être un pays rouge ou orange. Mais notre souci premier est de garantir la santé et la sécurité des gens."

"La Belgique d'aujourd'hui n'est plus la Belgique de février. Nous avons acquis une expertise impressionnante en termes de règles sanitaires. Nous avons nos forces, nous avons aussi découvert nos faiblesses. Nous essayons de nous améliorer." La Première ministre s'est par ailleurs vantée que notre pays est dans les mieux classés en termes de tests par habitant. La volonté est d'avoir environ 35.000 tests journaliers pour septembre et de le maintenir au mois d'octobre.

Le plan d'urgence dans les hôpitaux a également été amélioré, a encore indiqué Sophie Wilmès.

Lors de sa dernière réunion, le 24 juin dernier, le CNS avait donné le coup d'envoi de la phase 4 du déconfinement de la Belgique, un processus entamé au début du mois de mai, en décidant de nouvelles mesures d'assouplissement, qui sont entrées pour la plupart en vigueur le 1er juillet. Depuis lors, la moyenne journalière des nouvelles contaminations sur sept jours au Covid-19 a d'abord reculé, avant de se stabiliser puis de légèrement repartir à la hausse. Des mesures de renforcement des précautions ont déjà été prises. Le comité de concertation, qui rassemble le gouvernement fédéral et les entités fédérées, avait décidé jeudi dernier - à la surprise générale - d'imposer le port du masque à partir du 11 juillet dans plusieurs lieux publics. Il s'agit des magasins et des centres commerciaux, des cinémas, des salles de spectacle ou de conférence, des auditoires, des lieux de culte, des musées et des bibliothèques.La Première ministre est d'abord revenue sur cette décision. Elle s'est exprimée quant au timing: "Nous travaillons depuis le début en collaboration étroite avec les experts. Dès le début du déconfinement, nous avons obligé le port du masque dans les transports en commun. Il était conseillé dans d'autres circonstances. Le masque est devenu un outil de nos vies de tous les jours. Nos interactions se sont démultipliées et notre attention a pu se relâcher. Cela a changé la position du GEES, et a coïncidé avec les recommandations du Conseil supérieur de la Santé. C'est pourquoi, sans attendre, nous avons pris la décision qui s'imposait: l'obligation du port du masque dans certains lieux." Sophie Wilmès rappelle que cette mesure pourra être élargie si la situation sanitaire le demande et rappelle qu'il faut respecter les six règles d'or, parmi lesquels les gestes barrières (distance physique, lavage des mains...) et l'attention aux personnes vulnérables. Depuis le début du mois, on remarque une hausse du nombre de cas. Le taux de reproduction est également au-dessus de 1, précise-t-elle : "L'épidémie se renforce même si cela reste modeste. Ce n'est pas bon. Cela doit être suivi de très près."Le jeudi 23 juillet, le CNS évaluera pour voir si on peut poursuivre avec la phase 5 du déconfinement. Pour cela, la situation sanitaire doit rester bonne. Pour ceux qui attendent de reprendre les activités, notamment concernant la vie nocturne Sophie Wilmès met en garde ce type d'évènements, considérés comme "super infecteurs" ("superspreader events"). "On ne pourra autoriser la reprise que si la situation est sous contrôle. Ce n'est pas une raison pour s'adonner à des rassemblements dans les bars et cafés", insiste-t-elle, en rappelant que cela peut mener à des sanctions."Ce sont des évènements dangereux pour la santé publique." Il est très difficile de tracer les personnes qui participent à ces évènements. D'ailleurs, les jeunes adultes sont davantage infectés pour le moment, deux fois plus que le reste de la population. "La réalité nous le rappelle tristement aujourd'hui", a-t-elle indiqué, faisant référence à une jeune bruxelloise de 18 ans dont nous avons appris le décès des suites du coronavirus. Sophie Wilmès indique d'ailleurs qu'il n'y a pas d'élargissement de la bulle de contact personnelle. Elle est maintenue à 15 personnes par semaine. Pas encore de feu vert pour la prochaine phase du déconfinement donc : le possible assouplissement sera évoqué le jeudi 23 juillet prochain lors d'une nouvelle réunion du Conseil national de sécurité (CNS), une nouvelle évaluation pour voir "si nous pouvons continuer" et passer à la phase 5 du déconfinement ou éventuellement faire marche arrière sur certains points. "Il n'y a pas de raison d'exclure des reconfinements locaux", a toutefois prévenu la Première ministre, en appelant une nouvelle fois la population à la prudence. Si la situation sanitaire n'est pas favorable, il n'y aura pas de feu vert.Le retour des vacances est également surveillé de près : "Le virus est le même à l'étranger qu'en Belgique. Il faut respect les règles partout." Concernant le code couleur confus, la Première ministre se justifie: "il y a des situations intermédiaires, d'où la couleur orange. Les zones orange sont un concept dont nous avons besoin. Ce n'est pas tout ou rien. On la garde car il y a des situations où ce n'est pas tout à fait dangereux, mais pas sûr non plus." Durant le CNS, les entités fédérale et fédérées ont discuté de la manière d'envisager ces zones : cela peut devenir orange suite à une politique de testing par exemple. Il faut surveiller différents paramètres. "Nous avons demandé d'affiner les critères pour définir les zones. Les données proviennent de l'Europe. C'est un travail complexe et il faut leur donner le temps de faire ce travail." Elle précise que la Belgique est un des premiers pays à mettre ce système en place. Ce qui ne facilite pas toujours la relation entre pays: "Ce n'est pas agréable d'être un pays rouge ou orange. Mais notre souci premier est de garantir la santé et la sécurité des gens.""La Belgique d'aujourd'hui n'est plus la Belgique de février. Nous avons acquis une expertise impressionnante en termes de règles sanitaires. Nous avons nos forces, nous avons aussi découvert nos faiblesses. Nous essayons de nous améliorer." La Première ministre s'est par ailleurs vantée que notre pays est dans les mieux classés en termes de tests par habitant. La volonté est d'avoir environ 35.000 tests journaliers pour septembre et de le maintenir au mois d'octobre. Le plan d'urgence dans les hôpitaux a également été amélioré, a encore indiqué Sophie Wilmès.