Depuis le début de la pandémie de coronavirus, les chiffres délivrés par Sciensano nous permettent d'en suivre l'évolution. Au début de l'épidémie, le nombre de nouveaux cas positifs a permis de voir l'arrivée progressive du virus dans notre pays. Au plus fort de l'épidémie, c'est davantage le nombre de personnes hospitalisées et en unité de soins intensifs qui permettait de cerner à quel point le Covid-19 provoquait de cas graves et de voir si les hôpitaux pourraient arriver à leur capacité maximale. Depuis plusieurs semaines, l'épidémie connait un rebond : après une diminution plus ou moins constante pendant plusieurs semaines, le virus recommence à davantage circuler chez nous et est en constante augmentation. Mais cette donnée est intrinsèquement liée au nombre de tests réalisés.

Ne faudrait-il dès lors pas l'exprimer en "taux de positivité", comme le font nos voisins français ? Cette donnée représente le nombre de personnes positives par rapport au nombre de tests réalisés. En France, par exemple, il est de 1,3% sur l'ensemble du pays, sur les 7 derniers jours consolidés. Mais ce taux peut fortement varier d'un département à l'autre, montrant l'apparition éventuelle de foyers de contamination. Le Luxembourg délivre également cette donnée.

Contacté par nos soins, Sciensano nous confirme que ce taux n'est pas calculé en Belgique et qu'il n'a, pour l'instant, pas encore été question d'inclure ces chiffres. "Après vérification, nous explique la responsable presse de Sciensano, le taux que vous demandez n'est pas automatiquement calculé comme il l'est en France. Vous pouvez néanmoins via nos datasets connaître le nombre de tests effectués chaque jour et le comparer au nombre de cas positifs". Nous avons donc calculé, nous-mêmes, le "taux de positivité belge" du 1er au 10 juillet, sur base des chiffres bruts publiés par Sciensano. Comme le recommande l'institut de santé publique, nous n'avons pas utilisé les données des derniers jours, qui doivent encore être consolidées.

Même en excluant les week-ends (moins de tests sont réalisés les week-ends et certains patients attendent le lundi pour consulter), on remarque que le taux de positivité a tendance à augmenter ces dernières semaines.

Si l'on compare à la mi-juin, par exemple, la moyenne du taux de positivité (week-end exclus) était de 1,15%. Depuis mi-juillet, on voit ce taux augmenter. Cela signifie que l'augmentation du nombre de cas n'est pas uniquement due à un nombre de tests qui serait plus élevé. Par ailleurs, le nombre de tests tend à stagner également entre 55.000 et 70.000 ces dernières semaines.

Calculé jusqu'au 25 juillet, il est de 3,5% pour la semaine dernière (semaine 30), alors qu'il était de 2,19% la semaine d'avant et n'avait pas dépasssé 1,5% depuis la première semaine de juin (semaine 23). Les deux pics connus durant la semaine dernière pourraient s'expliquer par des testings plus ciblés.

Une donnée qui n'est en rien comparable à ce qu'on a connu au plus fort de l'épidémie. En date du 14 avril, ce taux était de 28,5% (1562 cas positifs sur 5478 réalisés). Cependant, la capacité de testing n'avait pas encore atteint son maximum et les critères de test étaient beaucoup plus stricts qu'aujourd'hui.

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, les chiffres délivrés par Sciensano nous permettent d'en suivre l'évolution. Au début de l'épidémie, le nombre de nouveaux cas positifs a permis de voir l'arrivée progressive du virus dans notre pays. Au plus fort de l'épidémie, c'est davantage le nombre de personnes hospitalisées et en unité de soins intensifs qui permettait de cerner à quel point le Covid-19 provoquait de cas graves et de voir si les hôpitaux pourraient arriver à leur capacité maximale. Depuis plusieurs semaines, l'épidémie connait un rebond : après une diminution plus ou moins constante pendant plusieurs semaines, le virus recommence à davantage circuler chez nous et est en constante augmentation. Mais cette donnée est intrinsèquement liée au nombre de tests réalisés. Ne faudrait-il dès lors pas l'exprimer en "taux de positivité", comme le font nos voisins français ? Cette donnée représente le nombre de personnes positives par rapport au nombre de tests réalisés. En France, par exemple, il est de 1,3% sur l'ensemble du pays, sur les 7 derniers jours consolidés. Mais ce taux peut fortement varier d'un département à l'autre, montrant l'apparition éventuelle de foyers de contamination. Le Luxembourg délivre également cette donnée.Contacté par nos soins, Sciensano nous confirme que ce taux n'est pas calculé en Belgique et qu'il n'a, pour l'instant, pas encore été question d'inclure ces chiffres. "Après vérification, nous explique la responsable presse de Sciensano, le taux que vous demandez n'est pas automatiquement calculé comme il l'est en France. Vous pouvez néanmoins via nos datasets connaître le nombre de tests effectués chaque jour et le comparer au nombre de cas positifs". Nous avons donc calculé, nous-mêmes, le "taux de positivité belge" du 1er au 10 juillet, sur base des chiffres bruts publiés par Sciensano. Comme le recommande l'institut de santé publique, nous n'avons pas utilisé les données des derniers jours, qui doivent encore être consolidées. Même en excluant les week-ends (moins de tests sont réalisés les week-ends et certains patients attendent le lundi pour consulter), on remarque que le taux de positivité a tendance à augmenter ces dernières semaines. Si l'on compare à la mi-juin, par exemple, la moyenne du taux de positivité (week-end exclus) était de 1,15%. Depuis mi-juillet, on voit ce taux augmenter. Cela signifie que l'augmentation du nombre de cas n'est pas uniquement due à un nombre de tests qui serait plus élevé. Par ailleurs, le nombre de tests tend à stagner également entre 55.000 et 70.000 ces dernières semaines. Calculé jusqu'au 25 juillet, il est de 3,5% pour la semaine dernière (semaine 30), alors qu'il était de 2,19% la semaine d'avant et n'avait pas dépasssé 1,5% depuis la première semaine de juin (semaine 23). Les deux pics connus durant la semaine dernière pourraient s'expliquer par des testings plus ciblés. Une donnée qui n'est en rien comparable à ce qu'on a connu au plus fort de l'épidémie. En date du 14 avril, ce taux était de 28,5% (1562 cas positifs sur 5478 réalisés). Cependant, la capacité de testing n'avait pas encore atteint son maximum et les critères de test étaient beaucoup plus stricts qu'aujourd'hui.