On peut discuter le rôle de Léopold II qui n'a pas mis les pieds au Congo, n'a jamais ordonné le moindre crime et a, finalement, autorisé, en 1904, la mise sur pied d'une "Commission d'enquête sur les exactions commises dans l'État indépendant du Congo". On peut discuter les chiffres de la réduction de la population après la conquête, le "génocide" comme l'affirment certains alors que Stanley avait extrapolé le nombre d'habitants le long du fleuve Congo à l'ensemble du territoire. Cela devrait d'abord être laissé aux historiens.

Le règne de Léopold II correspond à une période où la Belgique est - brièvement - la seconde puissance industrielle du monde et où elle est respectée et écoutée dans le concert des nations. S'en prendre à Léopold II, qui a redessiné Bruxelles, a fait construire ses plus grands monuments, a été le premier avocat du réarmement qui a permis à l'armée belge de tenir face à la puissante Allemagne dans le réduit de l'Yser, ce n'est pas viser une personnalité déjà peu aimée de son peuple en son temps. S'en prendre à Léopold II, c'est s'attaquer à notre passé commun, à notre histoire, à notre identité, à la Belgique et ses symboles nationaux.

Mais ne nous y trompons pas ! Il ne s'agit pas de Léopold II. Au Royaume-Uni, c'est désormais l'amiral Nelson, le vainqueur de Napoléon à Trafalgar, dont la statue trône en haut de la place du même nom, qui est dans le collimateur, de même que Churchill, la révérée icône de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi le chantre de l'Empire britannique. En France, après Colbert, ce sera bientôt au tour de Victor Hugo (("le blanc a fait du noir un homme", "l'Afrique n'a pas d'histoire", n'appartient à personne) et du général de Gaulle ("La France est un pays de race blanche").

Le choix des personnes visées, même les plus illustres, est secondaire. Il n'est pas question de remettre des propos aujourd'hui inacceptables dans leur contexte historique, mais d'éradiquer une supposée "mentalité coloniale" toujours présente dans les esprits... des blancs. Les militants "décoloniaux" et leurs nouveaux alliés de la gauche multiculturaliste veulent en finir avec l'Occident, son Histoire, sa civilisation et ce qu'elle représente. Comme du temps du communisme, il s'agit de détruire l'ancien monde, de faire "table rase du passé" et de construire un avenir radieux, décolonisé, antiraciste, mais "racialisé" où chacun sera étiqueté dans une catégorie raciale ou genrée : un monde utopique, radical, malheureux, intolérant, violent, où la vigilance idéologique sera assurée par la police de la pensée. En politique, l'enfer est pavé des meilleures intentions. Relire d'urgence "1984" (Orwell) ou "Le meilleur des mondes" (Huxley), et résister.

On peut discuter le rôle de Léopold II qui n'a pas mis les pieds au Congo, n'a jamais ordonné le moindre crime et a, finalement, autorisé, en 1904, la mise sur pied d'une "Commission d'enquête sur les exactions commises dans l'État indépendant du Congo". On peut discuter les chiffres de la réduction de la population après la conquête, le "génocide" comme l'affirment certains alors que Stanley avait extrapolé le nombre d'habitants le long du fleuve Congo à l'ensemble du territoire. Cela devrait d'abord être laissé aux historiens.Le règne de Léopold II correspond à une période où la Belgique est - brièvement - la seconde puissance industrielle du monde et où elle est respectée et écoutée dans le concert des nations. S'en prendre à Léopold II, qui a redessiné Bruxelles, a fait construire ses plus grands monuments, a été le premier avocat du réarmement qui a permis à l'armée belge de tenir face à la puissante Allemagne dans le réduit de l'Yser, ce n'est pas viser une personnalité déjà peu aimée de son peuple en son temps. S'en prendre à Léopold II, c'est s'attaquer à notre passé commun, à notre histoire, à notre identité, à la Belgique et ses symboles nationaux.Mais ne nous y trompons pas ! Il ne s'agit pas de Léopold II. Au Royaume-Uni, c'est désormais l'amiral Nelson, le vainqueur de Napoléon à Trafalgar, dont la statue trône en haut de la place du même nom, qui est dans le collimateur, de même que Churchill, la révérée icône de la Seconde Guerre mondiale, mais aussi le chantre de l'Empire britannique. En France, après Colbert, ce sera bientôt au tour de Victor Hugo (("le blanc a fait du noir un homme", "l'Afrique n'a pas d'histoire", n'appartient à personne) et du général de Gaulle ("La France est un pays de race blanche").Le choix des personnes visées, même les plus illustres, est secondaire. Il n'est pas question de remettre des propos aujourd'hui inacceptables dans leur contexte historique, mais d'éradiquer une supposée "mentalité coloniale" toujours présente dans les esprits... des blancs. Les militants "décoloniaux" et leurs nouveaux alliés de la gauche multiculturaliste veulent en finir avec l'Occident, son Histoire, sa civilisation et ce qu'elle représente. Comme du temps du communisme, il s'agit de détruire l'ancien monde, de faire "table rase du passé" et de construire un avenir radieux, décolonisé, antiraciste, mais "racialisé" où chacun sera étiqueté dans une catégorie raciale ou genrée : un monde utopique, radical, malheureux, intolérant, violent, où la vigilance idéologique sera assurée par la police de la pensée. En politique, l'enfer est pavé des meilleures intentions. Relire d'urgence "1984" (Orwell) ou "Le meilleur des mondes" (Huxley), et résister.