"Ce sera un Comité de concertation qui va opérationnaliser les décisions qui ont déjà été prises, ne vous attendez pas à ce que demain de nouvelles décisions soient annoncées." Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), a réitéré une voie prudente, à la veille du Comité de concertation, ce jeudi après-midi à la Chambre.
...

"Ce sera un Comité de concertation qui va opérationnaliser les décisions qui ont déjà été prises, ne vous attendez pas à ce que demain de nouvelles décisions soient annoncées." Le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), a réitéré une voie prudente, à la veille du Comité de concertation, ce jeudi après-midi à la Chambre. "Nous avons décidé du trajet mercredi dernier, maintenant, nous allons devoir détailler les choses, baliser ce trajet", a-t-il précisé. En substance, le Comité de concertation doit valider la réouverture des commerces non-essentiels et des métiers de contact, le 26 avril.Il doit aussi définir les conditions sous lesquelles l'horeca pourra rouvrir ses terrasses, le 8 mai prochain, tout en consacrant un volet important aux initiatives "tests", qui seraient initiées dans le domaine culturel dans les domaines culturel, événementiel et sportif. En matière culturelle et événementielle, les entités fédérées ont élaboré un plan de déconfinement avec les acteurs du secteur, mais il y a peu de chance que celui-ci soit adopté. Le secteur craint de nouveaux reports incessants des perspectives qui lui sont offertes, notamment en vue de l'été, et quelque quatre-vingts lieux culturels ont annoncé qu'ils allaient "s'autodéconfiner".L'opposition a exprimé sa préoccupation au sujet de cette relance de la culture constamment reportée." La situation est évidemment toujours grave, il est impossible de tout rouvrir maintenant, mais il n'est plus possible de continuer comme ceci: il faut passer à une réouverture lieu par lieu, s'exclame François De Smet, président de DéFi. C'est ce que vous avez fait pour les commerces et l'Horeca. Je vous demande de faire maintenant la même chose pour le secteur culturel." Et d'ajouter: "On nous parle de phase-tests qui vont laborieusement commencer la semaine prochaine. Que de temps perdu! Depuis des mois le secteur est l'auteur de protocoles précis, responsables, rigoureux."Dans sa réplique, Alexander De Croo a exprimé sa compréhension au sujet des difficultés rencontrées par de nombreux secteurs. "Depuis la deuxième guerre mondiale, il n'est plus arrivé que l'Horeca reste fermé aussi longtemps, a-t-il concédé. Nous préparons sa réouverture. Il est clair que nous trépignons tous par rapport à la réouverture, nous avons acté des mesures qui doivent nous rendre la vie plus agréable, mais nous devons faire ça étape par étape. La situation dans notre pays est un peu plus favorable que dans d'autres grâce à la population et nous pouvons donc aller un peu plus loin. La campagne de vaccination nous donne une base solide." L'opposition a toutefois déploré son manque de précision quant aux aides apportées pour soutenir les secteurs en difficulté. "Le Premier Ministre PENSE que les mesures de soutien économique annoncées pour l'Horeca bénéficieront aussi à la culture et l'événementiel, s'étrangle Sophie Rohonyi (DéFI). C'est une blague? Même le Premier Ministre n'est pas capable de donner des garanties minimales de survie pr aux secteurs à l'arrêt depuis 1 an?!?"Florence Reuter (MR, majorité) s'est félicité des nouveezles aidées promises aux secteurs en diffoiculté, mais elle a insisté pour que les conditions de réouverture des terrasses soient "viables": ces aides "n'auront de sens que si on permet aux secteurs de rouvrir. Il faudra que les terrasses rouvrent. Et il faudra voir les conditions dans lesquelles elles pourront rouvrir. Ces questions sont fondamentales et il faut donner des indications claires car sans des conditions acceptables de réouverture, ce ne sera pas tenable." Ce matin, sur Bel RTL, le ministre libéral David Clarival disait espérer une permission pour l'horeca de laisser les terrassezs ouvertes jusqu'à 23h.Le gouvernement De Croo manie le bâton et la carotte. Les mesures de soutien apportée à l'Horeca, sous forme d'un double droit passerelle, sont accompagnées d'une mance à l'encontre des restaurateurs qui ont annoncé une réouverture anticipée le 1er mai. La voie prudente du gouvernement s'appuie sur les avis des experts, alors que la décrue des indicateurs sanitaires n'a pas lieu, en dépit de la pause de Pâques. Elle s'inscrit dans les pas de nouveaux appels à la vigilance du ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit) et du virologue Marc Van Ranst."Ce serait une décision courageuse d'attendre que le seuil de 500 patients en soins intensifs soit atteint avant d'assouplir les mesures, a déclaré Marc Van Ranst. Mon conseil pour demain est le suivant: soyez sages et prudents."Marc Van Ranst a précisé: "Les décisions seront purement politiques. La question importante est de savoir si le seuil des 500 patients covid admis aux soins intensifs sera respecté. Soit on s'en tient au taux d'occupation des unités de soins intensifs et les dates d'assouplissement convenues devront être reportées. Soit, on respecte les dates annoncées mais il est très peu probable que les chiffres baissent suffisamment d'ici là. Les responsables politiques sont confrontés à une décision très difficile". Face aux réactions hostiles qui se multiplient et qui se sont encore multipliées en cours de journée, il a mis en garde: "Si ça continue comme ça, vous n'aurez plus aucun expert." Il n'est pas normal, a-t-il ajouté, qu'un expert soit sous protection policière.