La Belgique restera dans un régime de confinement globalement strict, même si les commerces non-essentiels restent ouverts ainsi que les écoles, en alternance. Les métiers de contact resteront fermés, de même que l'Horeca, la culture, le sport amateur, tandis que les contacts sociaux resteront limités à leur plus simple expression. Pas d'assouplissement, pas de conférence de presse: le Comité de concertation, qui se réunit en vidéoconférence ce vendredi à partir de 14h, ne devrait rien changer aux règles. Ce devrait être une étape transitoire, rien de plus. Un nouveau rendez-vous pourrait être programmé dans quinze jours, selon le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS).
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La Belgique restera dans un régime de confinement globalement strict, même si les commerces non-essentiels restent ouverts ainsi que les écoles, en alternance. Les métiers de contact resteront fermés, de même que l'Horeca, la culture, le sport amateur, tandis que les contacts sociaux resteront limités à leur plus simple expression. Pas d'assouplissement, pas de conférence de presse: le Comité de concertation, qui se réunit en vidéoconférence ce vendredi à partir de 14h, ne devrait rien changer aux règles. Ce devrait être une étape transitoire, rien de plus. Un nouveau rendez-vous pourrait être programmé dans quinze jours, selon le ministre-président wallon, Elio Di Rupo (PS).Si l'évolution de l'épidémie de coronavirus dans notre pays reste rassurante, il y a toutefois des signaux qui induisent la prudence: les diminutions ralentissent et les chiffres de contaminations repartent même à la hausse dans certaines communes. L'impact des fêtes de fin d'année semble aussi limité, mais le retour de quelque 160000 Belges de vacances constitue un autre signal d'alerte. Environ 2500 à 5000 personnes qui ont voyagé pendant les vacances d'hiver sont revenues en Belgique avec une infection au coronavirus, estimait vendredi le biostatisticien Geert Molenberghs (UHasselt et KU Leuven) dans les journaux de Mediahuis. Les voyageurs revenant d'Europe centrale et d'Europe de l'Est sont particulièrement concernés.La prudence est de mise, encore, parce que le virus mutant en provenance du Royaume-Uni est présenté comme une "bombe à retardement" par les experts. Les pays voisins, à l'exception du Grand-Duché de Luxembourg, maintiennent d'ailleurs leur dispositif sanitaire ou resserrent la vis, à l'instar du Royaume-Uni, qui a décidé d'un reconfinement complet, mais aussi de la France ou de l'Allemagne.Politiquement, le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), et le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (SP.A), ont donc cadenassé le Comité de concertation: on ne changera rien. Et a priori, le fait de ne pas tenir de conférence de presse à l'issue de la réunion est un signal à ceux qui espéraient davantage.Pour autant, les libéraux francophones poursuivent leur quête en vue de décrocher un planning pour les semaines à venir, quitte à exaspérer leurs partenaires affirmant que tout le monde souhaite un tel horizon. "Des perspectives sont nécessaires pour les métiers de contact ou, à défaut, des études scientifiques, a encore rappelé le président du MR, Georges-Louis Bouchez, dans les journaux de Sud Presse. Certains vont à l'étranger alors qu'une économie non déclarée se développe. Il faut avancer."Même son de cloche de la part du ministre des Indépendants et des PME, David Clarinval (MR), dans Le Soir: "Il est clair qu'il leur faut des perspectives. (...) Les métiers de contact devraient être les premiers à rouvrir. J'espère du comité de concertation, ce vendredi, qu'on pourra leur donner des perspectives, cet espoir, même si l'on n'est pas en mesure de donner des dates. C'est plus compliqué pour l'horeca car c'est plus risqué." David Clarinval avait visité en début de semaine des coiffeurs, esthéticiens et restaurateurs désespérés à Comines Warneton.Le ministre libéral se défend de vouloir provoquer ses partenaires: "Il est faux de clicher le débat entre, d'un côté, les tenants du sanitaire et, de l'autre, ceux de l'économie: je ne suis pas en opposition avec Frank Vandenbroucke, chacun est légitimement attentif à ses compétences et ce que nous faisons, c'est tenter de dégager un compromis." Celui-ci devrait être rendu public le cas échéant, par voie de communiqué."Je pense que le Premier ministre tentera peut-être de nous donner rendez-vous dans quinze jours, a souligné Elio Di Rupo (PS), ministre-président wallon, ce matin sur Bel RTL, parce qu'à ce moment-là, on aura les effets des retours de vacances, et on y verra plus clair."