Depuis le 15 octobre dernier, la présentation du pass sanitaire est obligatoire à Bruxelles, tant dans le secteur de l'Horeca que dans les établissements liés au secteur culturel. Une décision qui, si elle est encore mal acceptée par une partie de la population, semble aujourd'hui porter ses fruits : en une semaine, on a observé une hausse de 26% des vaccinations en première dose à Bruxelles. Le nombre de Bruxellois de plus de 18 ans ayant reçu leur première dose a ainsi atteint le fameux palier de 70%. Un taux préconisé au début de la pandémie comme LE cap à franchir pour garantir une immunité collective.

Le bâton: malgré ces chiffres encourageants, les autorités bruxelloises ont pris la décision de "corser" un peu les règles. Dès le 1er novembre, la police sanctionnera les éventuels manquements. Elle mène actuellement des patrouilles "proactives" dans les établissements concernés par la mise en place du Covid Safe Ticket obligatoire afin de sensibiliser les gérants à garantir le contrôle efficace de leurs clients.

En Wallonie, même constat: l'annonce de la mise en place imminente du pass sanitaire obligatoire semble encourager même les plus frileux à se faire vacciner. Il y aurait ainsi eu quatre fois plus de personnes inscrites à la vaccination dans le sud du pays, selon les propos de la ministre de la Santé Christie Morreale, interviewée par La Libre. "Avant que l'on annonce notre intention d'adopter le CST, aux alentours du 20 septembre, on avait à peu près 600 personnes par jour qui étaient primo-vaccinées. On est ensuite passé en moyenne à 1.200 par jour. Et depuis l'annonce de la mise en place imminente du CST, on est quasi à 2.600-2.700 personnes par jour."

Mieux encore : la Wallonie vient de franchir le cap des 70% de citoyens ayant reçu la première dose de vaccin (83% des plus de 18 ans) et atteindra bientôt les 70% de population entièrement vaccinée (81% des adultes).

Le bâton: mais pour certains, ces nouvelles règles ne sont pas justes, déplore-t-on dans une carte blanche publiée dans Le Soir. " Le champ d'application du Covid Safe Ticket concernerait des secteurs d'activités spécifiques plutôt que des situations où les risques de transmission seraient tangibles. " Le dispositif serait ainsi imposé aux lieux de culture et de socialisation, mais pas aux entreprises ou aux centres commerciaux, notent-ils. Mais n'est-ce pas là où s'agglutinent chaque jour des foules de citoyens?

Obligatoire dans les salles de fitness, mais pas pour les autres sports

À partir du 1er novembre, le Covid Safe Ticket sera également obligatoire dans les salles de fitness. Les autres sports ne sont néanmoins pas concernés par cette nouvelle mesure. "Je ne comprends pas pourquoi l'introduction du Covid safe ticket (CST) ne concerne que notre secteur", a réagi Erik Vandenabeele de la fédération belge de fitness, Fitness.be. "Cette mesure est discriminatoire et stigmatisante... quand on voit que les écoles de danse, les clubs de natation et les clubs de boxe, par exemple, sont autorisés à fonctionner sans CST."

Le secteur se prétend pourtant pionnier en matière d'hygiène, de sécurité et de ventilation. Alors comment expliquer une telle différence de traitement? Le commissaire corona Pedro Facon s'explique. Pour lui, les centres de fitness sont généralement des chaînes avec plusieurs branches dispersées dans le pays, qui accueillent non seulement des publics variés, mais qui sont surtout la source de mouvements de leurs membres entre les différentes salles. "Dans d'autres sports, vous êtes généralement plus attaché à un certain club", explique-t-il à VTM Nieuws.

L'élargissement du recours au CST dans les centres de fitness pourrait avoir un impact sur la fréquentation des salles. "Certains de nos membres voudront peut-être suspendre temporairement leur abonnement, et c'est regrettable. Nous étions pourtant en pleine reprise, nos membres étant tous convaincus de l'importance d'un mode de vie sain. Mais nous nous attendons désormais à une légère baisse du nombre de nos clients", regrette la fédération belge.

Que faire si vous avez décliné votre invitation à vous faire vacciner ?

Vous avez décliné votre invitation à vous faire vacciner, mais vous avez changé d'avis à l'annonce de l'instauration du pass sanitaire obligatoire ? Pas de panique, vous pouvez toujours vous faire vacciner.

Cela dépendra de l'endroit où vous habitez, mais dans la plupart des cas, vous pouvez toujours vous rendre dans un centre de vaccination, même sans rendez-vous. Attention néanmoins, certains centres de vaccination ont fermé, d'autres ont déménagé. Il vaut mieux dans ce cas contacter les services responsables au préalable pour vérifier quels sont les lieux encore disponibles dans votre région et prendre rendez-vous, le cas échéant,dans un de ces centres. Vous n'aurez peut-être pas de rendez-vous dans l'immédiat.

Pour se faire vacciner, la prise de rendez-vous est possible par deux moyens :

  • En se rendant soit sur le site jemevaccine.be
  • En téléphonant au numéro gratuit wallon 0800/45 019 ou bruxellois 02/214 19 19

Vous trouverez ici les jours et horaires d'ouverture précis des centres en Wallonie et à Bruxelles.

Depuis le 15 octobre dernier, la présentation du pass sanitaire est obligatoire à Bruxelles, tant dans le secteur de l'Horeca que dans les établissements liés au secteur culturel. Une décision qui, si elle est encore mal acceptée par une partie de la population, semble aujourd'hui porter ses fruits : en une semaine, on a observé une hausse de 26% des vaccinations en première dose à Bruxelles. Le nombre de Bruxellois de plus de 18 ans ayant reçu leur première dose a ainsi atteint le fameux palier de 70%. Un taux préconisé au début de la pandémie comme LE cap à franchir pour garantir une immunité collective.Le bâton: malgré ces chiffres encourageants, les autorités bruxelloises ont pris la décision de "corser" un peu les règles. Dès le 1er novembre, la police sanctionnera les éventuels manquements. Elle mène actuellement des patrouilles "proactives" dans les établissements concernés par la mise en place du Covid Safe Ticket obligatoire afin de sensibiliser les gérants à garantir le contrôle efficace de leurs clients.En Wallonie, même constat: l'annonce de la mise en place imminente du pass sanitaire obligatoire semble encourager même les plus frileux à se faire vacciner. Il y aurait ainsi eu quatre fois plus de personnes inscrites à la vaccination dans le sud du pays, selon les propos de la ministre de la Santé Christie Morreale, interviewée par La Libre. "Avant que l'on annonce notre intention d'adopter le CST, aux alentours du 20 septembre, on avait à peu près 600 personnes par jour qui étaient primo-vaccinées. On est ensuite passé en moyenne à 1.200 par jour. Et depuis l'annonce de la mise en place imminente du CST, on est quasi à 2.600-2.700 personnes par jour." Mieux encore : la Wallonie vient de franchir le cap des 70% de citoyens ayant reçu la première dose de vaccin (83% des plus de 18 ans) et atteindra bientôt les 70% de population entièrement vaccinée (81% des adultes).Le bâton: mais pour certains, ces nouvelles règles ne sont pas justes, déplore-t-on dans une carte blanche publiée dans Le Soir. " Le champ d'application du Covid Safe Ticket concernerait des secteurs d'activités spécifiques plutôt que des situations où les risques de transmission seraient tangibles. " Le dispositif serait ainsi imposé aux lieux de culture et de socialisation, mais pas aux entreprises ou aux centres commerciaux, notent-ils. Mais n'est-ce pas là où s'agglutinent chaque jour des foules de citoyens? À partir du 1er novembre, le Covid Safe Ticket sera également obligatoire dans les salles de fitness. Les autres sports ne sont néanmoins pas concernés par cette nouvelle mesure. "Je ne comprends pas pourquoi l'introduction du Covid safe ticket (CST) ne concerne que notre secteur", a réagi Erik Vandenabeele de la fédération belge de fitness, Fitness.be. "Cette mesure est discriminatoire et stigmatisante... quand on voit que les écoles de danse, les clubs de natation et les clubs de boxe, par exemple, sont autorisés à fonctionner sans CST."Le secteur se prétend pourtant pionnier en matière d'hygiène, de sécurité et de ventilation. Alors comment expliquer une telle différence de traitement? Le commissaire corona Pedro Facon s'explique. Pour lui, les centres de fitness sont généralement des chaînes avec plusieurs branches dispersées dans le pays, qui accueillent non seulement des publics variés, mais qui sont surtout la source de mouvements de leurs membres entre les différentes salles. "Dans d'autres sports, vous êtes généralement plus attaché à un certain club", explique-t-il à VTM Nieuws.L'élargissement du recours au CST dans les centres de fitness pourrait avoir un impact sur la fréquentation des salles. "Certains de nos membres voudront peut-être suspendre temporairement leur abonnement, et c'est regrettable. Nous étions pourtant en pleine reprise, nos membres étant tous convaincus de l'importance d'un mode de vie sain. Mais nous nous attendons désormais à une légère baisse du nombre de nos clients", regrette la fédération belge.Vous avez décliné votre invitation à vous faire vacciner, mais vous avez changé d'avis à l'annonce de l'instauration du pass sanitaire obligatoire ? Pas de panique, vous pouvez toujours vous faire vacciner.Cela dépendra de l'endroit où vous habitez, mais dans la plupart des cas, vous pouvez toujours vous rendre dans un centre de vaccination, même sans rendez-vous. Attention néanmoins, certains centres de vaccination ont fermé, d'autres ont déménagé. Il vaut mieux dans ce cas contacter les services responsables au préalable pour vérifier quels sont les lieux encore disponibles dans votre région et prendre rendez-vous, le cas échéant,dans un de ces centres. Vous n'aurez peut-être pas de rendez-vous dans l'immédiat.Pour se faire vacciner, la prise de rendez-vous est possible par deux moyens :Vous trouverez ici les jours et horaires d'ouverture précis des centres en Wallonie et à Bruxelles.