Avec le retour du froid, la détérioration des indicateurs de l'épidémie était attendue. Mais elle s'annonce néanmoins plus forte que prévu, malgré les efforts déployés pour mettre un terme définitif à la pandémie. À mesure que l'hiver se rapproche, la situation sanitaire continue en effet d'empirer. En particulier en Flandre, qui a explosé son record de contaminations la semaine dernière. De quoi craindre le retour d'un scénario catastrophe semblable à celui de l'année dernière, et un potentiel reconfinement? Cette nouvelle vague ressemble-t-elle à celle de l'automne 2020? Le Vif a comparé les deux situations.

Circulation du virus presque aussi importante

Selon le dernier bulletin épidémiologique, le taux d'incidence moyen de l'ensemble du pays se situe à 1346 nouvelles infections pour 100.000 habitants. Toutes les communes sont repassées au-dessus du seuil d'alerte fixé à 50, et 490 d'entre elles (sur 581) dépassent une incidence de 1000. L'an dernier, ce taux d'incidence moyen s'établissait à la même période à plus de 1700.

Entre le 15 et 21 novembre 2021, 11.254 cas en moyenne ont été enregistrés par jour dans l'ensemble du pays. En chiffres absolus, la province d'Anvers comptait le plus grand nombre de cas confirmés de coronavirus (13.863 cas), suivi par la Flandre-Orientale (12.120 cas). De leur côté, les laboratoires sont eux aussi touchés par cette recrudescence des cas covid. Avec plus de 100.000 prélèvements réalisés au quotidien, la plupart sont aujourd'hui débordés et ne parviennent plus à suivre la cadence. Certains sont même obligés de reporter des analyses.

Lundi dernier, la barre des 20.500 contaminations a même été franchie, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis le 27 octobre 2020. En automne 2020, le pic de contaminations s'élevait à 22.221 nouveaux cas détectés en un jour. Si les chiffres actuels semblent dangereusement s'en rapprocher, ce ne sont pas les contaminations quotidiennes qui permettent d'évaluer à proprement parlé l'évolution de la crise sanitaire, mais bien les hospitalisations, le nombre de patients covid aux soins intensifs ainsi que les décès.

Hospitalisations et soins intensifs moins alarmants

Est-ce que cette flambée des contaminations mène à un afflux massif de patients covid dans les hôpitaux et les soins intensifs?

Avec près de 3000 patients covid hospitalisés, les hôpitaux du pays sont passés en phase 1B vendredi dernier. Cette phase implique de réserver la moitié des lits de soins intensifs pour les patients Covid. Une décision qui a un impact non négligeable sur le système de santé belge puisque des interventions médicales font d'ores et déjà l'objet de reports. La raison? Le manque de personnel impose de diminuer le nombre de lits disponibles.

Les autorités parlent aujourd'hui de 4e vague et le seuil de patients covid en soins intensifs est largement dépassé depuis une semaine, avec plus de 600 lits occupés par des patients atteints du covid. Selon les projections, ce taux pourrait même atteindre un niveau similaire à celui enregistré lors de la première vague, d'ici la mi-décembre.

Des données qui semblent donc alarmantes. Néanmoins, il est intéressant de jeter un coup d'oeil en arrière: en automne 2020, on frôlait les 8000 patients covid hospitalisés, dont 1500 aux soins intensifs. Soit plus du double de patients dénombrés à l'heure actuelle. Et surtout : la proportion des non-vaccinés admis à l'hôpital ces dernières semaines est plus grande pour tous les groupes d'âge et dans toutes les régions du pays, selon les nouveaux chiffres du Risk Assessment Group (RAG). Preuve donc que la vaccination a un impact sur le covid, même si elle n'offre pas une protection à 100%.

La vaccination protège les plus fragiles

Au plus fort de la première vague, en avril 2020, il y avait en Belgique plus de 1.900 morts par semaine. Lors de la deuxième vague, en novembre 2020, près de 1.400 morts par semaine. Actuellement, on n'en compte même pas 200 par semaine. Là encore, la vaccination a son rôle à jouer. Elle a fortement contribué à faire chuter les hospitalisations et les décès dans les populations les plus fragiles, en particulier les personnes âgées.

Ainsi, lors de la seconde vague, on recensait environ 3500 décès dans les populations de plus de 85 ans et 2000 dans les populations âgées entre 75 et 85 ans. Désormais, on en compte en moyenne respectivement 360 et 300.

Ces résultats soulignent l'importance de la campagne de vaccination. La 3e dose s'annonce dès lors essentielle pour renforcer l'immunité de la population et poursuivre ainsi les efforts en matière de lutte contre le covid.

Avec le retour du froid, la détérioration des indicateurs de l'épidémie était attendue. Mais elle s'annonce néanmoins plus forte que prévu, malgré les efforts déployés pour mettre un terme définitif à la pandémie. À mesure que l'hiver se rapproche, la situation sanitaire continue en effet d'empirer. En particulier en Flandre, qui a explosé son record de contaminations la semaine dernière. De quoi craindre le retour d'un scénario catastrophe semblable à celui de l'année dernière, et un potentiel reconfinement? Cette nouvelle vague ressemble-t-elle à celle de l'automne 2020? Le Vif a comparé les deux situations.Selon le dernier bulletin épidémiologique, le taux d'incidence moyen de l'ensemble du pays se situe à 1346 nouvelles infections pour 100.000 habitants. Toutes les communes sont repassées au-dessus du seuil d'alerte fixé à 50, et 490 d'entre elles (sur 581) dépassent une incidence de 1000. L'an dernier, ce taux d'incidence moyen s'établissait à la même période à plus de 1700.Entre le 15 et 21 novembre 2021, 11.254 cas en moyenne ont été enregistrés par jour dans l'ensemble du pays. En chiffres absolus, la province d'Anvers comptait le plus grand nombre de cas confirmés de coronavirus (13.863 cas), suivi par la Flandre-Orientale (12.120 cas). De leur côté, les laboratoires sont eux aussi touchés par cette recrudescence des cas covid. Avec plus de 100.000 prélèvements réalisés au quotidien, la plupart sont aujourd'hui débordés et ne parviennent plus à suivre la cadence. Certains sont même obligés de reporter des analyses.Lundi dernier, la barre des 20.500 contaminations a même été franchie, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis le 27 octobre 2020. En automne 2020, le pic de contaminations s'élevait à 22.221 nouveaux cas détectés en un jour. Si les chiffres actuels semblent dangereusement s'en rapprocher, ce ne sont pas les contaminations quotidiennes qui permettent d'évaluer à proprement parlé l'évolution de la crise sanitaire, mais bien les hospitalisations, le nombre de patients covid aux soins intensifs ainsi que les décès.Est-ce que cette flambée des contaminations mène à un afflux massif de patients covid dans les hôpitaux et les soins intensifs?Avec près de 3000 patients covid hospitalisés, les hôpitaux du pays sont passés en phase 1B vendredi dernier. Cette phase implique de réserver la moitié des lits de soins intensifs pour les patients Covid. Une décision qui a un impact non négligeable sur le système de santé belge puisque des interventions médicales font d'ores et déjà l'objet de reports. La raison? Le manque de personnel impose de diminuer le nombre de lits disponibles.Les autorités parlent aujourd'hui de 4e vague et le seuil de patients covid en soins intensifs est largement dépassé depuis une semaine, avec plus de 600 lits occupés par des patients atteints du covid. Selon les projections, ce taux pourrait même atteindre un niveau similaire à celui enregistré lors de la première vague, d'ici la mi-décembre.Des données qui semblent donc alarmantes. Néanmoins, il est intéressant de jeter un coup d'oeil en arrière: en automne 2020, on frôlait les 8000 patients covid hospitalisés, dont 1500 aux soins intensifs. Soit plus du double de patients dénombrés à l'heure actuelle. Et surtout : la proportion des non-vaccinés admis à l'hôpital ces dernières semaines est plus grande pour tous les groupes d'âge et dans toutes les régions du pays, selon les nouveaux chiffres du Risk Assessment Group (RAG). Preuve donc que la vaccination a un impact sur le covid, même si elle n'offre pas une protection à 100%.Au plus fort de la première vague, en avril 2020, il y avait en Belgique plus de 1.900 morts par semaine. Lors de la deuxième vague, en novembre 2020, près de 1.400 morts par semaine. Actuellement, on n'en compte même pas 200 par semaine. Là encore, la vaccination a son rôle à jouer. Elle a fortement contribué à faire chuter les hospitalisations et les décès dans les populations les plus fragiles, en particulier les personnes âgées. Ainsi, lors de la seconde vague, on recensait environ 3500 décès dans les populations de plus de 85 ans et 2000 dans les populations âgées entre 75 et 85 ans. Désormais, on en compte en moyenne respectivement 360 et 300. Ces résultats soulignent l'importance de la campagne de vaccination. La 3e dose s'annonce dès lors essentielle pour renforcer l'immunité de la population et poursuivre ainsi les efforts en matière de lutte contre le covid.