L'Institut de santé publique Sciensano fournit davantage de détails sur les personnes vaccinées en Belgique contre le Covid. Depuis le lancement officiel de la campagne de vaccination le 5 janvier, 377.902 personnes ont ainsi reçu une dose de vaccin et 230.063 ont obtenu les deux doses.
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L'Institut de santé publique Sciensano fournit davantage de détails sur les personnes vaccinées en Belgique contre le Covid. Depuis le lancement officiel de la campagne de vaccination le 5 janvier, 377.902 personnes ont ainsi reçu une dose de vaccin et 230.063 ont obtenu les deux doses. La couverture vaccinale actuelle de la première dose est toujours similaire en Flandre (4,29% de la population adulte) et en Wallonie (4,23%), tandis qu'elle est de 2,54% dans la Région de Bruxelles-Capitale.La stratégie de vaccination a débuté par la protection, en janvier, des résidents et du personnel des maisons de repos et de soins. C'est donc sans surprise que les plus de 85 ans disposent de la plus large couverture vaccinale pour le moment. Dans cette catégorie d'âge, 83.500 personnes ont reçu une première injection, soit seulement 25% de cette catégorie d'âge. Parmi les 75-84 ans, ce pourcentage tombe à 6,2% et seulement 2% des 65-74 ans ont reçu au moins une première injection. Quant aux 18-34 ans, ils sont 61.800 (3%) à avoir reçu une dose.La plateforme de Sciensano nous indique par ailleurs que 73,4% des premières doses ont été administrées à des femmes. Fait plus surprenant : 1577 jeunes entre 0 et 17 ans pu bénéficier de la première dose. Un chiffre qui étonne quand on sait que les vaccins ne sont approuvés par l'Agence européenne des médicaments (EMA) que pour la population adulte. "Erreur de calcul ou changement de protocole?", s'interroge notamment Yves Coppieters sur Twitter. Les mineurs vaccinés sont en réalité des stagiaires en maisons de repos ou en hôpitaux. Des personnes par extension concernées par la phase 1A du protocole vaccinal actuellement en place, explique la Taskforce vaccination à La Libre. Outre l'âge, la profession entre en effet en ligne de compte pour l'attribution prioritaire des vaccins. Après le personnel médical des hôpitaux en janvier, c'est au tour en février des soignants de première ligne (médecins, pharmaciens, ...), ainsi que du personnel des institutions collectives de soins (aux personnes handicapées, notamment) et du reste du personnel hospitalier. Pour toutes les catégories d'âge, on remarque désormais une constante : la progression de la première dose n'augmente plus beaucoup. La Belgique s'attèle ces dernières semaines à sécuriser et inoculer les deuxièmes doses. Pour l'instant, la stratégie belge s'organiser autour des groupes "à risques". Mais cette méthode ne satisfait pas tout le monde. Faudrait-il plutôt vacciner par tranche d'âge ? C'est notamment l'avis de l'ABSyM (Association Belge des Syndicats Médicaux), pour qui le refus de vacciner les Belges par tranches d'âges est une aberration pour l'ABSyM : "L'âge est pourtant bel et bien une donnée objective et reste le facteur le plus déterminant en termes de morbidité et de mortalité en cas de Covid-19" L'association met en avant de nombreux arguments : la simplicité de la convocation (car basée sur la date de naissance), l'inclusion des patients sans dossier médical global dans le processus de vaccination ou encore respect des questions relatives à la protection de la vie privée.Les médecins généralistes et spécialistes relèvent un grand nombre d'inconvénients à la stratégie actuellement en place. Ils dénoncent un processus complexe et donc lent et craignent que certains malades souffrant pourtant de comorbidités soient oubliés de ce processus, car eux-mêmes ignorent en être affectés.