On le sait, depuis le début de la pandémie, certains facteurs -tels que l'âge ou le genre -augmentent le risque d'attraper le covid, et de développer une forme sévère du virus. Et sila quasi-totalité des affections chroniques est également souvent associée à des risques accrus d'hospitalisation ou de décès,personne n'avait jusqu'ici su identifier les patients chroniques les plus vulnérables. C'est désormais chose faite.
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On le sait, depuis le début de la pandémie, certains facteurs -tels que l'âge ou le genre -augmentent le risque d'attraper le covid, et de développer une forme sévère du virus. Et sila quasi-totalité des affections chroniques est également souvent associée à des risques accrus d'hospitalisation ou de décès,personne n'avait jusqu'ici su identifier les patients chroniques les plus vulnérables. C'est désormais chose faite.EPI-PHARE, un groupement d'intérêt scientifique constitué par l'ANSM et la Cnam, vient en effet de publier les résultats d'une des plus grandes études mondiales portant sur les facteurs de risques médicaux. Cette analyse, réalisée lors de la première vague de l'épidémie (du 15 février au 15 juin 2020), étudie le lien entre 47 maladies chroniques et le risque de développer une forme sévère de covid. Selon les résultats publiés, voici les sept pathologies qui vous rendent particulièrement vulnérables face au virus.Les patients les plus vulnérables face à au covid sont ceux souffrant d'une des sept pathologies suivantes :"L'âge est de loin le principal facteur de risque, avec un risque de décès 100 fois plus élevé chez les 85-89 ans comparé aux 40-44 ans", souligne l'étude. Et pour cause : "nous savons que les personnes âgées sont plus vulnérables face à la maladie du fait probablement du déclin de leurs défenses immunitaires. La réplication virale est alors moins bien contrôlée et la réponse inflammatoire de l'organisme accentuée. "L'étude confirme également que les hommes sont plus à risque d'hospitalisation et de décèspour covid que les femmes. Ils auraient ainsi40 % de plus de risque d'être hospitalisés et deux fois plus de risque de décéder du covid."Le chromosome X et les hormones sexuelles pourraient avoir un rôle protecteur chez la femme face au COVID-19 en participant à l'immunité innée et adaptative", résume l'étude. Outre la génétique, l'étude pointe également du doigt le comportement des hommes : "il n'est pas non plus exclu qu'au moins une partie de la différence de risque entre les hommes et les femmes soit liée à un comportement plus à risque des hommes alors plus enclins à développer certaines comorbidités ou à se contaminer. "Cette étude vise à permettre aux professionnels de santé d'acquérir une meilleure connaissance des pathologies chroniques qui rendraient les patients plus vulnérables et ainsi à optimiser leur prise en charge. Elle permet également de déterminer les cibles prioritaires des campagnes de vaccination.