Les indicateurs du Covid sont repartis à la hausse dans notre pays: ils suscitent l'inquiétude grandissante du Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), et des différents gouvernements du pays. Au point qu'un Comité de concertation sera avancé à ce vendredi, à 15h, alors qu'il était initialement prévu le 26 mars. A son menu, la perspective de resserrer la vis et revenir sur certaines ouvertures annoncées. Les écoles sont au centre de discussions, d'ores et déjà, mais certaines sources évoquent la fermeture des coiffeurs ou des centres commerciaux, voire l'instauration d'un couvre-feu plus large (20h à 5h du matin).
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Les indicateurs du Covid sont repartis à la hausse dans notre pays: ils suscitent l'inquiétude grandissante du Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), et des différents gouvernements du pays. Au point qu'un Comité de concertation sera avancé à ce vendredi, à 15h, alors qu'il était initialement prévu le 26 mars. A son menu, la perspective de resserrer la vis et revenir sur certaines ouvertures annoncées. Les écoles sont au centre de discussions, d'ores et déjà, mais certaines sources évoquent la fermeture des coiffeurs ou des centres commerciaux, voire l'instauration d'un couvre-feu plus large (20h à 5h du matin).Avant cela, ce jeudi, les ministres de l'Enseignement se sont réunis pour envisager des mesures: la fermeture anticipée avant les vacances de Pâques, dès ce lundi,était sur la table, mais les ministres communautaires s'y opposent. Il serait question d'une révision du plan de reprise en présentiel ou de l'annuation de la reprise des activités extra-scolairesLes mauvais indicateurs? Ils se confirment. Entre le 8 et le 14 mars, 3.052 nouvelles infections au coronavirus ont été enregistrées en moyenne chaque jour, soit une augmentation de 29% par rapport à la semaine précédente, selon les chiffres mis à jour jeudi matin par l'Institut de santé publique Sciensano. Le cap des 5.000 a même été franchi sur la journée de lundi. C'est dire que le "point de rupture", évoqué en début de semaine par le porte-parole interfédéral, Yves Van Laethem, est bien là.Interrogé sur Bel RTL, Yves Van Laethem n'annonce d'ailleurs des nouvelles réjouissantes: "En avril, il sera très difficile d'ouvir les choses "Deux points de préoccupation principaux chiffonnent les autorités. D'une part, le télétravail est en nette diminution, alors que 40% des foyers de contamination se trouvent dans les entreprises. Le Premier ministre et son ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (SP.A), ont tenu à adresser un message fort pour rappeler son caractère obligatoire aux représentants des travailleurs, mercredi: "Un assouplissement est prématuré".D'autre part, les écoles inquiètent (29% des contaminations", alors qu'un élargissement progressif du présentiel était programmé. Un rapport du GEMS qui cible particulièrement la situation épidémiologique dans les écoles serait arrivé sur le bureau du Premier ministre, selon nos confrères de Sudinfo qui évoquaient, mercredi, une fermeture des écoles, qui ne devrait finalement pas avoir lieu. D'après Le Soir, le calendrier de réouverture des écoles pourrait être revu, alors qu'il était prévu un retour en 100 % présentiel dès le 29 mars pour les deux premiers degrés du secondaireYves Van Laethem ne confirmait d'ailleurs pas la possibilité d'une fermeture des écoles, dans un entretien à La Libre, jeudi matin. "En revanche, il y a des doutes des experts sur les activités parascolaires vu le contexte, précise-t-il. Il y a aussi un point d'interrogation sur la question de savoir si c'est le bon moment d'étendre le présentiel dans le secondaire. Mais je n'ai pas eu vent d'une fermeture des écoles.""Aucun expert n'a proposé de fermer les écoles ce lundi", confirme le virologue Marc Van Ranst. Il est en tout état de cause question 'un "gros tour de vis", selon plusieurs sources.Pendant ce temps, le rythme de la campagne de vaccination continue à susciter des interrogations. La Belgique n'a pas suspendu le vaccin AstraZeneca, contrairement à la plupart de nos pays voisins, et la décision de l'Agence européenne des médicaments (EMA) doit tomber ce jeudi, suite aux craintes d'effets secondaires indésirables. Tant l'EMA que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont tenu jusqu'ici un discours rassurant, affirmant que les bienfaits étaient supérieurs aux bénéfices.Les problèmes d'approvisionnement constituent davantage un objet d'inquiétude. Pfizer et Moderna tiennent leur promesse, a confirmé la Commission européenne mercredi. Par contre, là encore AstraZeneca est pointé du doigt. "Le groupe devait livrer à l'Union européenne 90 millions de doses au premier trimestre et 180 au second, rappelle Le Soir ce jeudi matin. Il a annoncé ce samedi que ce sera finalement 30 et 70 millions. La fin du trimestre va être particulièrement compliquée. Notre pays s'attendait à recevoir 93 260 doses cette semaine. Il n'en a obtenu que 26 400."