Si aucun assouplissement de l'obligation de travailler à domicile n'est prévue pour le moment, le respect de cette règle devrait donner de meilleures perspectives dans ce domaine vers la fin du mois d'avril, estiment le gouvernement et les représentants patronaux.

La situation épidémiologique en Belgique est encore précaire et sur un plateau ascendant, avec la moitié des lits de soins intensifs actuellement occupés par des patients Covid, a commenté le Premier ministre.

Toutefois, la situation actuelle, prévue par les modèles d'analyse de l'épidémie, "n'est pas une surprise et les règles en application aujourd'hui sont les bonnes", a ajouté Alexander De Croo. Parler d'assouplissement en matière de télétravail est donc encore prématuré. "Ne mettons pas la charrue avant les boeufs: la situation épidémiologique doit d'abord être sous contrôle avant de parler d'assouplissement", a-t-il averti.

Le chef du gouvernement et le ministre de l'Emploi Pierre-Yves Dermagne se sont néanmoins dits conscients de l'impact de la mesure sur la santé mentale des travailleurs et économique des entreprises. "Nous travaillons actuellement à un système qui permette - quand la situation épidémiologique sera favorable - aux travailleurs de retrouver, semaine après semaine, le chemin de leurs bureaux", a poursuivi M. Dermagne.

La ministre des Entreprises publiques, Petra De Sutter, a rappelé que les employés de la fonction publique devaient également s'en tenir au télétravail pour les semaines à venir. "Environ 85% des fonctionnaires travaillent de chez eux, avec des proportions plus ou moins élevées en fonction des domaines puisque le télétravail est plus difficile à appliquer à la Défense, par exemple", a-t-elle illustré durant la conférence de presse. "Nous poursuivrons cet effort, même si nous comprenons que cela commence aussi à peser pour nos fonctionnaires."

"Le télétravail est trop important dans la lutte contre le coronavirus pour se permettre une certaine 'fatigue' à son égard", a rebondi le patron de la FEB Pieter Timmermans. Celui-ci a insisté sur la bonne volonté des employeurs et travailleurs à s'y plier "là où c'est possible, car ce n'est pas possible partout". Mais "avoir des contacts bien organisés entre collègues est aussi extrêmement important, c'est pourquoi: respectez les règles", a-t-il souligné.

Concrètement, un retour régulier sur le lieu de travail "peut prendre des formes très diverses, en définissant notamment quels groupes sont présents à quel moment pour quelle tâche". "Si nous poursuivons nos efforts maintenant, cela pourrait être possible après les vacances de Pâques", ont conclu les organisations d'employeurs dans un communiqué commun.

Alexander De Croo a par ailleurs annoncé que le Commissariat corona du gouvernement fédéral travaillait à l'élaboration d'un système de dépistage au sein des entreprises où le télétravail n'est pas possible. Ce mécanisme devrait permettre aux services de santé au travail d'effectuer des tests rapides jusqu'à deux fois par semaine sur le lieu de travail, pour "éviter que des personnes qui ne se savent pas contaminées infectent d'autres personnes".

Si aucun assouplissement de l'obligation de travailler à domicile n'est prévue pour le moment, le respect de cette règle devrait donner de meilleures perspectives dans ce domaine vers la fin du mois d'avril, estiment le gouvernement et les représentants patronaux.La situation épidémiologique en Belgique est encore précaire et sur un plateau ascendant, avec la moitié des lits de soins intensifs actuellement occupés par des patients Covid, a commenté le Premier ministre. Toutefois, la situation actuelle, prévue par les modèles d'analyse de l'épidémie, "n'est pas une surprise et les règles en application aujourd'hui sont les bonnes", a ajouté Alexander De Croo. Parler d'assouplissement en matière de télétravail est donc encore prématuré. "Ne mettons pas la charrue avant les boeufs: la situation épidémiologique doit d'abord être sous contrôle avant de parler d'assouplissement", a-t-il averti. Le chef du gouvernement et le ministre de l'Emploi Pierre-Yves Dermagne se sont néanmoins dits conscients de l'impact de la mesure sur la santé mentale des travailleurs et économique des entreprises. "Nous travaillons actuellement à un système qui permette - quand la situation épidémiologique sera favorable - aux travailleurs de retrouver, semaine après semaine, le chemin de leurs bureaux", a poursuivi M. Dermagne. La ministre des Entreprises publiques, Petra De Sutter, a rappelé que les employés de la fonction publique devaient également s'en tenir au télétravail pour les semaines à venir. "Environ 85% des fonctionnaires travaillent de chez eux, avec des proportions plus ou moins élevées en fonction des domaines puisque le télétravail est plus difficile à appliquer à la Défense, par exemple", a-t-elle illustré durant la conférence de presse. "Nous poursuivrons cet effort, même si nous comprenons que cela commence aussi à peser pour nos fonctionnaires." "Le télétravail est trop important dans la lutte contre le coronavirus pour se permettre une certaine 'fatigue' à son égard", a rebondi le patron de la FEB Pieter Timmermans. Celui-ci a insisté sur la bonne volonté des employeurs et travailleurs à s'y plier "là où c'est possible, car ce n'est pas possible partout". Mais "avoir des contacts bien organisés entre collègues est aussi extrêmement important, c'est pourquoi: respectez les règles", a-t-il souligné. Concrètement, un retour régulier sur le lieu de travail "peut prendre des formes très diverses, en définissant notamment quels groupes sont présents à quel moment pour quelle tâche". "Si nous poursuivons nos efforts maintenant, cela pourrait être possible après les vacances de Pâques", ont conclu les organisations d'employeurs dans un communiqué commun.Alexander De Croo a par ailleurs annoncé que le Commissariat corona du gouvernement fédéral travaillait à l'élaboration d'un système de dépistage au sein des entreprises où le télétravail n'est pas possible. Ce mécanisme devrait permettre aux services de santé au travail d'effectuer des tests rapides jusqu'à deux fois par semaine sur le lieu de travail, pour "éviter que des personnes qui ne se savent pas contaminées infectent d'autres personnes".