Du 10 au 16 aôut, 14,9 admissions quotidiennes ont eu lieu dans les hôpitaux bruxellois, ce qui représente une augmentation de plus de 20% par rapport à la semaine précédente. Actuellement, 163 personnes sont hospitalisées, dont 53 aux soins intensifs, alors qu'elles n'étaient que 31 le 8 août. Les soins intensifs de deux hôpitaux du réseau Iris sont remplis à moitié avec des patients covid.
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Du 10 au 16 aôut, 14,9 admissions quotidiennes ont eu lieu dans les hôpitaux bruxellois, ce qui représente une augmentation de plus de 20% par rapport à la semaine précédente. Actuellement, 163 personnes sont hospitalisées, dont 53 aux soins intensifs, alors qu'elles n'étaient que 31 le 8 août. Les soins intensifs de deux hôpitaux du réseau Iris sont remplis à moitié avec des patients covid.Les contaminations augmentent aussi rapidement. Entre le 7 et le 13 août, 425 cas quotidiens ont été enregistrés à Bruxelles (18% en plus que la semaine précédnte). Sur la même semaine, le taux de positivité était de plus de 6%. Le taux d'incidence (nombre de cas sur 100.000 habitants sur 14 jours consolidés) est également très élevé: à Molenbeek il dépasse 600, et 500 dans de nombreuses autres communes de la capitale. Autre chiffre impressionnant: dans la capitale, 37% des cas positifs sont des retours de zone rouge de vacances de zone rouge. Seule bonne nouvelle: le taux de reproduction est descendu de 1,22 à 1,09 (du 13 au 16 août).Alors que la Belgique est parmi les pays européens les mieux vaccinés, la Région bruxelloise est à la traîne en matière de vaccination. Seuls 59% des adultes sont entièrement vaccinés, contre 67% qui sont partiellement vaccinés. Parmi les jeunes de 12-17 ans, seuls 8% sont entièrement vaccinés (contre 20% en première dose).Vers un élargissement du pass sanitaire?Au mois de septembre de l'année dernière, les contaminations s'étaient également emballées dans la capitale, menant à des fermetures précoces des bars. Pour la rentrée 2021, le port du masque reste d'ailleurs obligatoire pour les élèves et les enseignants de secondaire, alors qu'en Wallonie les élèves et les enseignants n'y sont plus contraints pendant les cours et les repas."Nous ne visons pas de mesures restrictives, à part peut-être quelques élargissements pour les zones où il faut porter le masque", explique Inge Neven, responsable pour le suivi de la vaccination et du covid à Bruxelles (Commission communautaire commune, Cocom). Un élargissement du champ d'application du pass sanitaire (covid safe ticket, qu'il faut actuellement uniquement présenter pour les événements de plus de 1.500 personnes) est cependant en train d'être discuté, sans qu'elle puisse n'en dire plus.Pour pallier à la situation bruxelloise, Inge Neven préconise surtout le respect de la quarantaine au retour de zone rouge et une rentrée scolaire responsable. Ainsi que la vaccination, qui semble être le point épineux de la situation. Pour le mois de septembre, la Cocom a d'ailleurs prévu un large plan de vaccination, sur le terrain: dans les écoles, les clubs sportifs, les entreprises, les lieux de cultes. Le but: pousser davantage de jeunes et de jeunes adultes à se faire vacciner, la tranche des 12-35 ans accusant le plus de retard sur les autres Régions. Le plan a été annoncé lors de la conférence de presse hebdomadaire sur la situation épidémiologique à Bruxelles, les détails seront précisés la semaine prochaine. D'autres actions comme des campagnes de sensibilisation sont également en cours, et des vacci-bus sont en circulation.Plus de sensibilisation dans les écolesJospeh Thonon de la CGSP et Roland Lahaye de la CSC-Enseignement, représentant les enseignants, se penchent également sur la situation bruxelloise. Contactés par l'agence Belga, ils plaident également pour davantage de sensibilsation à l'école, pour lutter contre la désinformation. Le syndicat chrétien propose par exemple que le médecin scolaire puisse admninistrer des vaccins. Roland Lahaye ne serait pas opposé à une vaccination générale obligatoire: "Si le vaccin est le seul rempart, il faudra peut-être que les politiques envisagent sérieusement une obligation sinon on risque d'être reparti pour un tour: l'apparition de nouveaux variants, la hausse des contaminations, etc."