A Bruxelles, 24% de la population totale s'est vue injecter la dose de rappel du vaccin. Au niveau de la population adulte, ce taux s'élève à 31%. En Wallonie, 37% de la population et 47% de la population adulte ont bénéficié d'une dose supplémentaire du vaccin. En Flandre, ces chiffres s'élèvent respectivement à 46% et 57%.
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A Bruxelles, 24% de la population totale s'est vue injecter la dose de rappel du vaccin. Au niveau de la population adulte, ce taux s'élève à 31%. En Wallonie, 37% de la population et 47% de la population adulte ont bénéficié d'une dose supplémentaire du vaccin. En Flandre, ces chiffres s'élèvent respectivement à 46% et 57%.Jeudi, le cabinet de la ministre wallonne de la Santé Christie Morreale (PS) annonçait qu'il reste de nombreuses places pour se faire administrer sa dose de rappel contre le coronavirus dans les prochains jours. Il reste même "environ 20.000 plages horaires" d'ici dimanche à travers la Wallonie, y compris dans des centres qui seront ouverts ce dimanche 9 janvier, veille de la rentrée des classes (par exemple à Bierset et Bouge).Cette accélération de la campagne de vaccination est indispensable pour faire face à une cinquième vague dont le pic est prévu mi-janvier. "On peut dire que la cinquième vague a débuté, on en attend le pic vers la mi-janvier pour ce qui est des contaminations, et vers la fin janvier pour ce qui est des hospitalisations", a déclaré le virologue Steven Van Gucht jeudi à l'issue du Comité de concertation Il s'attend à "30.000 à 125.000 contaminations par jour", et "de 400 à 1.300 hospitalisations".46% des personnes en soins intensifs ne sont pas vaccinées Le scientifique a également rappelé que les vaccins, surtout avec dose booster, sont efficaces pour limiter les conséquences graves de la maladie. "Des données récentes collectées chez nous en Belgique montrent que 46% des personnes en soins intensifs ne sont pas vaccinées (données du 6-19 décembre)", précise le virologue de Sciensano. "On a 6 à 9 fois moins de risques d'être hospitalisé en soins intensifs pour Covid si l'on est vacciné".Sur les ondes de VTM, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke a également rappelé l'importance de la dose de rappel. "De nombreuses personnes finiront par être infectées dans les mois à venir, mais si cela se produit lentement et de manière contrôlée, le problème sera moins grave. D'autant plus qu'entre-temps, nous injectons la dose de rappel, qui est importante pour être moins gravement malade." Les risques posés par une telle vague d'infection sont "évidents et inquiétants", a déclaré le ministre, "surtout quand on pense à la situation dans les hôpitaux et des médecins généralistes".En revanche, l'administration de premières et deuxièmes doses du vaccin progresse beaucoup plus difficilement. Pour convaincre les récalcitrants, le ministre de la Santé envisage d'instaurer un pass vaccinal, ce qui signifie que pour se rendre au café, au restaurant, au théâtre ou encore au cinéma il faudra obligatoirement être vacciné. En France, où l'Assemblée nationale a adopté un projet de loi en ce sens, le président Emmanuel Macron a provoqué un tollé en décrétant qu'il voulait "emmerder les non-vaccinés".