"Je crains que ce soit la seule voie à suivre", déclarait Egbert Lachaert, le président de l'Open VLD, au quotidien De Morgen. Seules les personnes en ordre de vaccination covid pourraient donc assister aux événements culturels, manger au restaurant, ou encore participer à des événements. Aujourd'hui, il ne faut pas être nécessairement vacciné pour bénéficier d'un Covid Safe Ticket: les détenteurs d'un certificat de rétablissement et d'un test négatif peuvent également l'obtenir.

"Comme le Premier ministre De Croo l'a déjà dit à plusieurs reprises : nous n'allons pas attacher les gens pour leur injecter le vaccin. Un libéral ne peut soutenir une telle mesure. Au niveau pratique, c'est également irréalisable. C'est pourquoi une 'politique 1G' (NDLR : rien que vacciné) est la meilleure solution", expliquait Lachaert au Morgen.

Dimanche, le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) a toutefois déclaré à un lecteur de l'hebdomadaire flamand De Zondag qu'il envisageait l'obligation vaccinale : "Je crois à la persuasion plutôt qu'à l'obligation, mais quand on voit qu'il y a cinq fois plus de personnes non vaccinées dans les unités de soins intensifs, on ne peut éviter la question. L'objectif est clair : nous devons vacciner tout le monde. Si la voie de la vaccination obligatoire peut y contribuer, je suis prêt à l'envisager. Attention : un gouvernement ne peut pas décider cela tout seul. Ce débat doit avoir lieu au Parlement."

La semaine dernière, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) avait déjà déclaré que le pass sanitaire "Covid Safe Ticket" ne devrait plus être octroyé qu'aux personnes en ordre de vaccination, et non plus aux détenteurs d'un test covid négatif. C'est une manière de rendre la vaccination obligatoire, reconnaissait-il.

"Omicron récrit les règles"

En Allemagne, Christian Drosten, virologue à l'hôpital de la Charité à Berlin, prône également la politique 1G. Le g est alors la première lettre de "geboostert" (NDLR : une personne qui a eu la dose supplémentaire du vaccin). Il souligne que les personnes qui ont eu récemment leur dose supplémentaire contribuent probablement moins à la propagation du virus et sont nettement mieux protégées contre la maladie. "Pour le variant Delta, 2G et 3G peuvent suffire, mais désormais c'est Omicron qui écrit les règles", avait déclaré le virologue au quotidien allemand Süddeutsche Zeiting. Les autres G signifient genesen (guéri) et testé (getestet).

Interrogé par le quotidien De Morgen, son homologue belge Marc Van Ranst (KuLeuven) ne voit pas que des avantages à un pass vaccinal. "D'un point de vue purement virologique, c'est une bonne idée, mais j'en vois aussi les inconvénients. Cela va créer une résistance et une polarisation encore plus grandes sur cette campagne de vaccination, et elle aura toujours des limites. Les gens devront toujours porter un masque. C'est beaucoup pour un faible gain de santé."

Au sein de la majorité fédérale, plusieurs partis politiques se sont déjà prononcés en faveur d'une obligation vaccinale directe ou indirecte (via un pass vaccinal). Les présidents du Vooruit, du PS et du CD&V ont déclaré qu'ils étaient favorables. Ecolo et Groen sont un peu plus réservés et veulent d'abord un débat au parlement, le MR et le PTB sont contre.

Le dernier Comité de concertation a chargé la commission Corona d'étudier comment atteindre la couverture vaccinale la plus élevée possible. La présidente de la Chambre, Eliane Tillieux (PS), a déjà annoncé que la Chambre organisera un large débat sur la question après les vacances de Noël.

"Je crains que ce soit la seule voie à suivre", déclarait Egbert Lachaert, le président de l'Open VLD, au quotidien De Morgen. Seules les personnes en ordre de vaccination covid pourraient donc assister aux événements culturels, manger au restaurant, ou encore participer à des événements. Aujourd'hui, il ne faut pas être nécessairement vacciné pour bénéficier d'un Covid Safe Ticket: les détenteurs d'un certificat de rétablissement et d'un test négatif peuvent également l'obtenir."Comme le Premier ministre De Croo l'a déjà dit à plusieurs reprises : nous n'allons pas attacher les gens pour leur injecter le vaccin. Un libéral ne peut soutenir une telle mesure. Au niveau pratique, c'est également irréalisable. C'est pourquoi une 'politique 1G' (NDLR : rien que vacciné) est la meilleure solution", expliquait Lachaert au Morgen.Dimanche, le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) a toutefois déclaré à un lecteur de l'hebdomadaire flamand De Zondag qu'il envisageait l'obligation vaccinale : "Je crois à la persuasion plutôt qu'à l'obligation, mais quand on voit qu'il y a cinq fois plus de personnes non vaccinées dans les unités de soins intensifs, on ne peut éviter la question. L'objectif est clair : nous devons vacciner tout le monde. Si la voie de la vaccination obligatoire peut y contribuer, je suis prêt à l'envisager. Attention : un gouvernement ne peut pas décider cela tout seul. Ce débat doit avoir lieu au Parlement."La semaine dernière, le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke (Vooruit) avait déjà déclaré que le pass sanitaire "Covid Safe Ticket" ne devrait plus être octroyé qu'aux personnes en ordre de vaccination, et non plus aux détenteurs d'un test covid négatif. C'est une manière de rendre la vaccination obligatoire, reconnaissait-il. "Omicron récrit les règles"En Allemagne, Christian Drosten, virologue à l'hôpital de la Charité à Berlin, prône également la politique 1G. Le g est alors la première lettre de "geboostert" (NDLR : une personne qui a eu la dose supplémentaire du vaccin). Il souligne que les personnes qui ont eu récemment leur dose supplémentaire contribuent probablement moins à la propagation du virus et sont nettement mieux protégées contre la maladie. "Pour le variant Delta, 2G et 3G peuvent suffire, mais désormais c'est Omicron qui écrit les règles", avait déclaré le virologue au quotidien allemand Süddeutsche Zeiting. Les autres G signifient genesen (guéri) et testé (getestet). Interrogé par le quotidien De Morgen, son homologue belge Marc Van Ranst (KuLeuven) ne voit pas que des avantages à un pass vaccinal. "D'un point de vue purement virologique, c'est une bonne idée, mais j'en vois aussi les inconvénients. Cela va créer une résistance et une polarisation encore plus grandes sur cette campagne de vaccination, et elle aura toujours des limites. Les gens devront toujours porter un masque. C'est beaucoup pour un faible gain de santé."Au sein de la majorité fédérale, plusieurs partis politiques se sont déjà prononcés en faveur d'une obligation vaccinale directe ou indirecte (via un pass vaccinal). Les présidents du Vooruit, du PS et du CD&V ont déclaré qu'ils étaient favorables. Ecolo et Groen sont un peu plus réservés et veulent d'abord un débat au parlement, le MR et le PTB sont contre.Le dernier Comité de concertation a chargé la commission Corona d'étudier comment atteindre la couverture vaccinale la plus élevée possible. La présidente de la Chambre, Eliane Tillieux (PS), a déjà annoncé que la Chambre organisera un large débat sur la question après les vacances de Noël.