Le défi numéro un de la crise sanitaire mondiale : l'approvisionnement trop irrégulier de vaccins dans les pays les plus défavorisés. Notamment en Afrique, où seulement 1% des 1,3 milliard de vaccins injectés dans le monde a été administré. À l'heure actuelle, ces pays plus pauvres dépendent largement de la solidarité des plus riches qui se sont approprié la majorité des doses de vaccin disponibles. Dans l'espoir de rétablir un certain équilibre, et en attendant la potentielle levée des brevets, l'alliance COVAX mondiale a donc été créée.
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Le défi numéro un de la crise sanitaire mondiale : l'approvisionnement trop irrégulier de vaccins dans les pays les plus défavorisés. Notamment en Afrique, où seulement 1% des 1,3 milliard de vaccins injectés dans le monde a été administré. À l'heure actuelle, ces pays plus pauvres dépendent largement de la solidarité des plus riches qui se sont approprié la majorité des doses de vaccin disponibles. Dans l'espoir de rétablir un certain équilibre, et en attendant la potentielle levée des brevets, l'alliance COVAX mondiale a donc été créée.Mais la réponse à ce problème d'inégalités n'est pas si simple, il ne s'agit pas simplement de fournir plus de vaccins. De l'Afrique à l'Amérique latine, en passant par l'Asie et les Caraïbes, les mêmes problèmes se sont reproduits : doses insuffisantes, difficultés logistiques, manque d'infrastructures de soins de santé, et dans certains pays, réticence du public envers les vaccins.En outre, le bilan reste, pour l'heure, encore très maigre : COVAX a fourni un peu plus de 67 millions de doses à 126 pays, mais il lui en manque environ 190 millions par rapport à son calendrier initial. On est également encore loin de l'objectif de 1,8 milliard de doses distribuées dans 92 pays d'ici fin 2021. À titre d'exemple, seules 28 millions de doses ont été délivrées en Afrique - soit moins de 2% de la population du continent - à un moment où certains pays plus riches ont vacciné bien plus de la moitié de leur population.Pour autant, les dirigeants de COVAX n'ont pas perdu espoir d'atteindre leurs objectifs, en dépit des difficultés rencontrées jusqu'ici pour livrer les vaccins. COVAX a notamment sécurisé de nouveaux approvisionnements directement auprès des producteurs de vaccins, ce qui rend l'organisation moins dépendante des États.Mais elle compte également sur la générosité des États pour faire don de plusieurs vaccins. En effet, à mesure que la vaccination dans les pays riches progresse, la peur de manquer de doses pour leurs propres ressortissants s'estompe. Les gouvernements devraient donc se montrer de plus en plus enclins à céder une partie de leurs stocks à Covax.Parmi ces pays, la Belgique s'est engagée à faire don de 4 millions de doses supplémentaires de vaccin. Il s'agira de doses d'AstraZeneca et de Johnson & Johnson, pour lesquels une limite d'âge a été fixée en Belgique, a annoncé lundi la ministre de la Coopération, Meryame Kitir, sur les ondes Radio 1. Un critère qui peut avoir son importance dans des pays où les populations sont en moyenne plus jeunes que dans nos régions."Vous savez ce qui serait contraire à l'éthique? Que nous ayons des vaccins à notre disposition et que nous ne les utilisions pas. Ces vaccins ont été approuvés ", a expliqué la ministre. Il est important de vacciner le plus vide possible un maximum de gens, a-t-elle encore soulignée. À ses yeux, une vaccination qui se limiterait aux pays riches donnerait un "faux sentiment de sécurité". Un nombre trop élevé de personnes sans protection maintient le risque de mutation du virus. "Jusqu'à présent, nous avons eu la chance que les vaccins protègent contre les mutations mais nous devons arrêter ces mutations", a-t-elle ajouté.Outre la Belgique, les États-Unis, la France, l'Espagne et les Émirats arabes unis ont également participé à cet effort mondial.