"Ce qui est positif, c'est que tous les élèves pourront intégrer à 100% l'école à la rentrée. L'hybridation entre la présence en classe et les cours à distance a posé énormément de problèmes pour les élèves et les enseignants", a expliqué le secrétaire général de la CSC-Enseignement, Roland Lahaye.

L'application des règles de l'Horeca concernant le port du masque dans les écoles de Wallonie (soit le retrait du masque lorsque l'enseignant est installé pour donner son cours) semble logique aux syndicats. "Ce qui est très difficile pour les enseignants, ce n'est pas le port du masque quand ils circulent mais quand ils doivent parler à leurs élèves. A la fin de l'année scolaire passée, ils étaient épuisés", a commenté le président de la CGSP, Joseph Thonon.

A Bruxelles, des règles différentes seront appliquées, notamment l'obligation du masque pendant les temps de classe dans le secondaire. La ministre de l'Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, a invoqué le taux de vaccination "largement inférieur" dans la capitale et une augmentation des taux de contamination et d'hospitalisation.

"A Bruxelles, malheureusement, les chiffres de vaccination sont dramatiques. C'est inévitable, c'est une application du principe de précaution même si ce sera pénible pour nos enseignants", a souligné M. Thonon.

L'accent doit être mis sur la sensibilisation à la vaccination, plaident les deux syndicats. "Il faudra aussi que l'école joue un rôle dans la sensibilisation. N'est-ce pas le lieu où l'on va expliquer correctement ce qu'est la vaccination et l'on pourra lutter contre les fake news qui circulent?" a fait remarquer M. Lahaye. Le dirigeant du syndicat chrétien souhaite également que la médecine scolaire puisse être impliquée en offrant une vaccination dans les écoles afin d'éviter que, même s'ils sont sensibilisés, des élèves ne se fassent pas vacciner parce qu'ils n'auraient pas pris rendez-vous dans un centre.

Mercredi, ce point sera discuté avec les syndicats, les cabinets ministériels concernés et certains organismes publics comme l'Office de la Naissance et de l'Enfance (ONE). L'organisation de la vaccination dans certaines écoles est envisagée, a-t-on appris auprès de la Cocom. Des mesures devraient être présentées mardi prochain, lors du point presse hebdomadaire bruxellois.

La CSC exhorte aussi les responsables politiques à poser sérieusement la question de l'obligation vaccinale. "Si le vaccin est le seul rempart, il faudra peut-être que les politiques envisagent sérieusement une obligation sinon on risque d'être reparti pour un tour: l'apparition de nouveaux variants, la hausse des contaminations, etc.", a indiqué M. Lahaye.

Son collègue socialiste ne s'engage pas dans cette voie à ce stade. Il attend de voir l'évolution de la situation à la fin septembre, quand les nouvelles mesures seront évaluées. "D'ici là, il faut booster la vaccination. Espérons que l'on pourra alors tourner la page dans l'enseignement", a encore dit M. Thonon.

"Ce qui est positif, c'est que tous les élèves pourront intégrer à 100% l'école à la rentrée. L'hybridation entre la présence en classe et les cours à distance a posé énormément de problèmes pour les élèves et les enseignants", a expliqué le secrétaire général de la CSC-Enseignement, Roland Lahaye. L'application des règles de l'Horeca concernant le port du masque dans les écoles de Wallonie (soit le retrait du masque lorsque l'enseignant est installé pour donner son cours) semble logique aux syndicats. "Ce qui est très difficile pour les enseignants, ce n'est pas le port du masque quand ils circulent mais quand ils doivent parler à leurs élèves. A la fin de l'année scolaire passée, ils étaient épuisés", a commenté le président de la CGSP, Joseph Thonon. A Bruxelles, des règles différentes seront appliquées, notamment l'obligation du masque pendant les temps de classe dans le secondaire. La ministre de l'Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, a invoqué le taux de vaccination "largement inférieur" dans la capitale et une augmentation des taux de contamination et d'hospitalisation. "A Bruxelles, malheureusement, les chiffres de vaccination sont dramatiques. C'est inévitable, c'est une application du principe de précaution même si ce sera pénible pour nos enseignants", a souligné M. Thonon. L'accent doit être mis sur la sensibilisation à la vaccination, plaident les deux syndicats. "Il faudra aussi que l'école joue un rôle dans la sensibilisation. N'est-ce pas le lieu où l'on va expliquer correctement ce qu'est la vaccination et l'on pourra lutter contre les fake news qui circulent?" a fait remarquer M. Lahaye. Le dirigeant du syndicat chrétien souhaite également que la médecine scolaire puisse être impliquée en offrant une vaccination dans les écoles afin d'éviter que, même s'ils sont sensibilisés, des élèves ne se fassent pas vacciner parce qu'ils n'auraient pas pris rendez-vous dans un centre. Mercredi, ce point sera discuté avec les syndicats, les cabinets ministériels concernés et certains organismes publics comme l'Office de la Naissance et de l'Enfance (ONE). L'organisation de la vaccination dans certaines écoles est envisagée, a-t-on appris auprès de la Cocom. Des mesures devraient être présentées mardi prochain, lors du point presse hebdomadaire bruxellois. La CSC exhorte aussi les responsables politiques à poser sérieusement la question de l'obligation vaccinale. "Si le vaccin est le seul rempart, il faudra peut-être que les politiques envisagent sérieusement une obligation sinon on risque d'être reparti pour un tour: l'apparition de nouveaux variants, la hausse des contaminations, etc.", a indiqué M. Lahaye. Son collègue socialiste ne s'engage pas dans cette voie à ce stade. Il attend de voir l'évolution de la situation à la fin septembre, quand les nouvelles mesures seront évaluées. "D'ici là, il faut booster la vaccination. Espérons que l'on pourra alors tourner la page dans l'enseignement", a encore dit M. Thonon.