La propagation de l'épidémie de coronavirus en Belgique ralentit. Nombre de contaminations, d'hospitalisations, de décès: tous les indicateurs sont repartis à la baisse. La saturation des hôpitaux a pu être évitée. Pour autant, personne ne crie victoire. La pression reste forte sur les services de soins intensifs. Et le risque d'une recrudescence de la contamination liée au retour à l'école des élèves après deux semaines de vacances demeure réel. Le comité de concertation du 13 novembre n'a d'ailleurs lâché la bride sur aucune des mesures en vigueur.
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La propagation de l'épidémie de coronavirus en Belgique ralentit. Nombre de contaminations, d'hospitalisations, de décès: tous les indicateurs sont repartis à la baisse. La saturation des hôpitaux a pu être évitée. Pour autant, personne ne crie victoire. La pression reste forte sur les services de soins intensifs. Et le risque d'une recrudescence de la contamination liée au retour à l'école des élèves après deux semaines de vacances demeure réel. Le comité de concertation du 13 novembre n'a d'ailleurs lâché la bride sur aucune des mesures en vigueur. Pas de cri de victoire non plus mais un combat symbolique de gagné pour le personnel soignant qui s'est vu octroyer une prime "d'encouragement" de 985 euros. Brut et pour un temps plein exercé entre septembre et novembre. "Une bonne nouvelle, une reconnaissance du travail fourni", saluent les syndicats qui rappellent que les salaires, la formation, les effectifs et les fins de carrière constituent le véritable champ de bataille.L'enthousiasme est en revanche palpable du côté des firmes pharmaceutiques - et, dans la foulée, des marchés financiers - depuis les annonces de la société Moderna et du duo Pfizer-BioNTech de l'efficacité à plus de 90% de candidats vaccins contre le coronavirus. Néanmoins, la route sera encore longue avant de parvenir à l'objectif des autorités belges de vacciner au moins 70% de la population, soit huit millions de personnes. Il faudra avant cela disposer des doses et organiser pratiquement la campagne de vaccination, en fixant l'ordre de priorité des personnes à vacciner et en surmontant la réticence des plus sceptiques. Quelques certitudes néanmoins, déjà: le vaccin sera gratuit et sur base volontaire, mais sera organisé à l'échelon fédéral. La plateforme flamande Vaccinnet sera étendue pour la cause à l'ensemble du pays. "Cette vaccination est tellement importante que nous allons rendre le vaccin gratuit. Il sera remboursé à 100%", a souligné Frank Vandenbroucke, ministre fédéral de la Santé. "Cela va coûter cher, mais c'est un investissement important, tant pour notre santé publique que pour notre économie." Sur le front économique d'ailleurs, les commerces tentent de faire entendre leur voix à la veille des fêtes de fin d'année, période traditionnellement faste, parfois même vitale pour le chiffre d'affaires annuel. Très concrètement, ils plaident pour une ouverture sur rendez-vous, le "click and collect" s'avérant insuffisant pour assurer la rentabilité de leurs points de vente. Une évaluation politique des prescriptions pour les commerces déclarés comme non essentiels est pour l'instant programmée le 1er décembre, alors que les mesures qui régissent le quotidien des Belges sont annoncées comme devant rester en vigueur jusqu'au 13 décembre. De son côté, la Wallonie a lancé une consultation populaire dans le cadre du plan de relance Get up Wallonia, afin que chaque citoyen puisse proposer des pistes pour redresser durablement la Région. Et penser l'après-Covid. Car même s'il est trop tôt pour crier victoire, des combats ont été gagnés et permettent à nouveau de se projeter dans un futur où la Covid-19 ne sera plus l'épicentre de nos vies.