Les deux premières infections avaient été détectées le 16 juillet, dans un service destiné aux patients atteints de démence, qui avait été mis en quarantaine et soumis à toutes les mesures nécessaires. Au total, 20 contaminations avaient été révélées, mais toutes étaient circonscrites à ce service. Sur les sept patients décédés, certains présentaient déjà un mauvais état de santé, alors que d'autres se portaient relativement bien.
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Les deux premières infections avaient été détectées le 16 juillet, dans un service destiné aux patients atteints de démence, qui avait été mis en quarantaine et soumis à toutes les mesures nécessaires. Au total, 20 contaminations avaient été révélées, mais toutes étaient circonscrites à ce service. Sur les sept patients décédés, certains présentaient déjà un mauvais état de santé, alors que d'autres se portaient relativement bien. "Tout a commencé par deux résidents qui errent beaucoup dans le service. Ils ont probablement propagé le virus dans le service", explique la cheffe des soins et des ressources humaines de l'établissement, Kathleen Boydens à la VRT. "La première semaine après les premiers tests positifs, les symptômes chez les résidents testés positifs étaient plutôt légers. Mais au bout de quelques jours, les symptômes de certains résidents se sont aggravés, nécessitant qu'on leur administre de l'oxygène", ajoute-t-elle.Kathleen Boydens ignore comment le virus a pu entrer dans le service. Les 20 résidents infectés, mais aussi l'ensemble du personnel - à l'exception d'un étudiant -, avaient été vaccinés.Un nouveau variant Les recherches menées par une équipe de la KU Leuven ont montré qu'il s'agissait du variant colombien du coronavirus, nouveau et encore très peu présent en Belgique. "Nous savons que ce nouveau variant est en Belgique depuis la fin du mois de juin, mais en très faible pourcentage", explique le virologue Marc Van Ranst (KuLeuven) à la VRT. "Le variant indien, ledit variant Delta, représente la grande majorité des contaminations. Il est responsable de plus de 95 % des infections. 4 % sont provoqués par le variant britannique ou alpha et 1 % par quelques autres variants."Van Ranst reconnaît que le variant a causé un nombre élevé de décès, d'autant plus que ces personnes étaient complètement vaccinées. Aussi assure-t-il qu'il étudie la situation de près. "Cependant, dans les foyers du virus, le bilan n'est pas plus lourd que pour les autres variants", déclare-t-il. Vingt foyers de contamination ont été identifiés concernant ce variant, ce qui doit être suivi avec beaucoup d'attention, selon l'expert, car il est déjà apparu dans d'autres pays également. "Une enquête menée en Angleterre a montré que ce variant n'est pas plus pathogène que ceux que nous connaissons déjà, mais il est encore trop tôt pour faire des déclarations définitives", ajoute le virologue.Ria Vandenreyt, porte-parole de l'Agence flamande pour les soins et la santé (Agentschap Zorg en Gezondheid), ne voit pas de raisons pour prendre des mesures supplémentaires dans les maisons de repos flamandes, "même si elle suit la situation de très près et qu'elle interviendra très rapidement en cas de contaminations."Le variant dit colombien circule depuis le mois de janvier. L'OMS ne lui a pas (encore) attribué de lettre de l'alphabet grec, mais il fait l'objet d'une surveillance renforcée.Avec Belga