Ce vendredi, et pour la première fois depuis longtemps, les différents gouvernements du pays discutent d'un certain nombre d'assouplissements. L'une des principales questions qui est aujourd'hui sur la table est la réouverture ou non des coiffeurs à partir du 13 février.

Il y a deux semaines, le secteur s'est effectivement vu offrir quelques perspectives si les chiffres s'amélioraient. Ce n'est pas suffisament le cas et l'équipe d'experts du GEMS déconseille toujours une réouverture, malgré la diminution du nombre d'hospitalisations et de décès. Mais ce n'est là qu'un avis et ce sont les politiciens qui prendront la décision cette après-midi.

Suivre les règles, la seule formule magique

"Il n'y a pas de formule magique contre que le covid autre que de suivre les règles que nous avons. Ces règles strictes nous ont amenés sur ce plateau. Il est encore haut , mais nous venons de beaucoup plus haut", dit Vlieghe.

"Nous pouvons être fiers de cela en tant que pays. Nous avons fait quelque chose que la plupart des pays autour de nous n'ont pas fait. Continuons surtout sur cette voie prudente. C'est une illusion de penser que c'est fini. Ou que vous pouvez décider quand c'est fini. On ne peut pas négocier avec un virus".

C'est pourquoi, comme le virologue Steven Van Gucht, la présidente du GEMS, Erika Vlieghe, est "très inquiète" des effets possibles de la réouverture des professions de contacts non médicaux. La réouverture de ces professions implique une nouvelle augmentation des "contacts rapprochés entre les gens".

Le nombre d'infections continue d'augmenter

Or le nombre d'infections continue d'augmenter. "Dans certains endroits de notre pays, le nombre d'infections augmente plus rapidement que dans d'autres. Dans le Brabant wallon, par exemple, le nombre de nouvelles infections a augmenté de 41 %, au Luxembourg de 30 %, à Namur de 24 %. Ce n'est pas rien. Il se passe quelque chose là-bas". C'est pourquoi Vlieghe a demandé que les chiffres soient examinés au niveau provincial pour voir où les infections se produisent. "Nous craignons qu'en ouvrant un certain nombre de professions de contact, on crée davantage de contacts entre les gens", explique encore Vlieghe.

L'inquiétude de Vlieghe porte aussi sur le message que l'on donne. "Et c'est ouvrir un boulevard à d'autres demandes: "Si cela peut être fait, alors peut-être que cela peut être fait pour nous aussi". Le système est trop fragile pour cela", a déclaré M. Vlieghe.

Erika Vlieghe comprend que les gens ont besoin d'indications de temps pour pouvoir se projeter, sauf, qu'en l'état, c'est un exercice hasardeux, voire périlleux. "Si vous fixez une date et que la situation ne le permet pas à cette date, vous serez très déçu", selon elle. Plutôt qu'une date fixe, elle va travailler avec les autres experts sur un certain nombre de "propositions et de scénarios" qui permettraient aussi d'offrir une perspective.

Et les Vaccinations ?

Pour Vlieghe, il est encore trop tôt pour compter uniquement sur la campagne de vaccination pour arrêter une troisième vague. "Bien sûr, chaque personne qui est vaccinée est une victoire, mais ils ne sont pas encore légion. Il semble que d'ici à ce que la plupart des personnes vulnérables de notre société soient vaccinées, beaucoup de choses peuvent encore se produire. Nous devons être très prudents à ce sujet."

Par exemple, en Wallonie et à Bruxelles, trente pour cent du personnel de santé ne veulent pas être vaccinés. Vlieghe espère que cette tendance peut encore être inversé. Si ce n'est pas le cas, ces refus pourraient mettre à mal un éventuel retour à la normale de la société. Elle pense que pour convaincre on doit continuer à diffuser l'information et la répéter indéfiniment.

Ce vendredi, et pour la première fois depuis longtemps, les différents gouvernements du pays discutent d'un certain nombre d'assouplissements. L'une des principales questions qui est aujourd'hui sur la table est la réouverture ou non des coiffeurs à partir du 13 février. Il y a deux semaines, le secteur s'est effectivement vu offrir quelques perspectives si les chiffres s'amélioraient. Ce n'est pas suffisament le cas et l'équipe d'experts du GEMS déconseille toujours une réouverture, malgré la diminution du nombre d'hospitalisations et de décès. Mais ce n'est là qu'un avis et ce sont les politiciens qui prendront la décision cette après-midi."Il n'y a pas de formule magique contre que le covid autre que de suivre les règles que nous avons. Ces règles strictes nous ont amenés sur ce plateau. Il est encore haut , mais nous venons de beaucoup plus haut", dit Vlieghe."Nous pouvons être fiers de cela en tant que pays. Nous avons fait quelque chose que la plupart des pays autour de nous n'ont pas fait. Continuons surtout sur cette voie prudente. C'est une illusion de penser que c'est fini. Ou que vous pouvez décider quand c'est fini. On ne peut pas négocier avec un virus".C'est pourquoi, comme le virologue Steven Van Gucht, la présidente du GEMS, Erika Vlieghe, est "très inquiète" des effets possibles de la réouverture des professions de contacts non médicaux. La réouverture de ces professions implique une nouvelle augmentation des "contacts rapprochés entre les gens". Or le nombre d'infections continue d'augmenter. "Dans certains endroits de notre pays, le nombre d'infections augmente plus rapidement que dans d'autres. Dans le Brabant wallon, par exemple, le nombre de nouvelles infections a augmenté de 41 %, au Luxembourg de 30 %, à Namur de 24 %. Ce n'est pas rien. Il se passe quelque chose là-bas". C'est pourquoi Vlieghe a demandé que les chiffres soient examinés au niveau provincial pour voir où les infections se produisent. "Nous craignons qu'en ouvrant un certain nombre de professions de contact, on crée davantage de contacts entre les gens", explique encore Vlieghe. L'inquiétude de Vlieghe porte aussi sur le message que l'on donne. "Et c'est ouvrir un boulevard à d'autres demandes: "Si cela peut être fait, alors peut-être que cela peut être fait pour nous aussi". Le système est trop fragile pour cela", a déclaré M. Vlieghe. Erika Vlieghe comprend que les gens ont besoin d'indications de temps pour pouvoir se projeter, sauf, qu'en l'état, c'est un exercice hasardeux, voire périlleux. "Si vous fixez une date et que la situation ne le permet pas à cette date, vous serez très déçu", selon elle. Plutôt qu'une date fixe, elle va travailler avec les autres experts sur un certain nombre de "propositions et de scénarios" qui permettraient aussi d'offrir une perspective.Pour Vlieghe, il est encore trop tôt pour compter uniquement sur la campagne de vaccination pour arrêter une troisième vague. "Bien sûr, chaque personne qui est vaccinée est une victoire, mais ils ne sont pas encore légion. Il semble que d'ici à ce que la plupart des personnes vulnérables de notre société soient vaccinées, beaucoup de choses peuvent encore se produire. Nous devons être très prudents à ce sujet."Par exemple, en Wallonie et à Bruxelles, trente pour cent du personnel de santé ne veulent pas être vaccinés. Vlieghe espère que cette tendance peut encore être inversé. Si ce n'est pas le cas, ces refus pourraient mettre à mal un éventuel retour à la normale de la société. Elle pense que pour convaincre on doit continuer à diffuser l'information et la répéter indéfiniment.