Le Comité de concertation se réunit ce vendredi à partir de 14h afin d'évaluer les restrictions sanitaires pour lutter contre l'épidémie de Covid. Les chiffres restent à la baisse chez nous, la situation reste meilleure que dans des pays voisins, mais les autorités sont attentives à l'augmentation du nombre de contaminations (conjuguées à celle des tests). Il se confirme toutefois que l'on rouvrir les coiffeurs le 13 février. Pour commencer...
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Le Comité de concertation se réunit ce vendredi à partir de 14h afin d'évaluer les restrictions sanitaires pour lutter contre l'épidémie de Covid. Les chiffres restent à la baisse chez nous, la situation reste meilleure que dans des pays voisins, mais les autorités sont attentives à l'augmentation du nombre de contaminations (conjuguées à celle des tests). Il se confirme toutefois que l'on rouvrir les coiffeurs le 13 février. Pour commencer...Frank Vandenbroucke (SP.A), ministre fédéral de la Santé, a loué la "stabilité" des mesures appliquées en Belgique comparé à d'autres pays européens. Et le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD), a confirmé à la Chambre, jeudi: "Si demain nous décidons que les métiers de contact non médicaux peuvent rouvrir, il ne faudra pas y voir l'annonce de toute une série d'assouplissements. La situation épidémiologique ne le permettrait absolument pas." Mais il s'agit quand même de donner des perspectives.Une réouverture des coiffeurs est quasiment assurée le 13 février, c'est donc bien le seul assouplissement que l'on peut attendre de ce Comité de concertation. Les autres métiers de contact pourraient encore attendre un peu. Les protocoles qui seront d'application seront en outre plus stricts qu'auparavant: ce sera notamment le cas en matière de ventilation, les coiffeurs devront mesurer le CO2. Il pourrait aussi être question, sans certitude, d'imposer des masques FFP2."Le plus important, c'est que l'on écoute le désarroi des citoyens, que l'on donne des perspectives aux jeunes et à certains métiers, a souligné ce matin Elio Di Rupo (PS), ministre-président wallon, sur Bel RTL. La situation ne peut plus durer comme elle est, elle est intenable. Nous devons progressivement ouvrir."Les parcs animaliers pourraient également être ouverts. "Tout ce qui est en plein air devrait ouvrir, il suffit qu'on le fasse sur base de rendez-vous", ajoute Elio Di Rupo. Une discussion aura lieu également au sujet des campings, suite à un avis du Conseil d'Etat qui a cassé la décision politique en ce sens.Tout cela ne va-t-il pas à l'encontre des avis du groupe d'experts? "Les scientifiques conseillent, les politiques décident, souligne Elio Di Rupo. On ne peut pas continuer comme ça pendant six mois." Le seuil des 800 contaminations, qui avait été évoqué jusqu'ici en vue d'un assouplissement, pourrait être abandonnéLa situation des autres secteurs comme la culture ou l'horeca pourrait être évoquée également. Sans pour autant donner de date. Fin mars ou début avril ? "Je l'espère de tout coeur, cela dépendra de nos comportements", souligne Elio Di Rupo. Les responsables du secteur de l'Horeca manifesteront leur exaspération dans la rue, ce vendredi après-midi.L'opposition, pour sa part, met en garde contre toute promesse impossible à tenir. "Je veux absolument qu'on ne fasse pas de fausses promesses aux gens, souligne François De Smet, président de DéFI. Il faut un message clair, qui ne soit pas au conditionnel et qui soit franc."Les libéraux plaident depuis des semaines pour la réouverture des métiers de contacts, ils réclament désormais des perspectives pour les autres secteurs. Georges-Louis Bouchez, président du MR, a déclaré cette semaine qu'il voulait faire de la santé mentale une priorité absolue. "Nous allons mettre sur la table du comité de concertation c'est la question de la santé mentale, un calendrier avec des perspectives et une stratégie de vaccination", a-t-il confirmé ce vendredi matin à la RTBF.La situation de la jeunesse devrait faire l'objet d'une attention particulière. Deux options concrètes sont sur la table. La première concerne la fameuse "bulle kot" suggérée par la ministre francophone de l'Enseignement supérieur, Valérie Glatigny (MR), qui vise à élargir la bulle de contacts à six personnes. La deuxième émane du président du PS, Paul Magnette, et vise à octroyer un revenu de remplacement aux étudiants en difficulté financière.