Après un pic à la fin du mois octobre, la Belgique est parvenue à écraser la courbe des contaminations. S'il y a eu quelques fluctuations ces dernières semaines (retours à l'école, hausse des tests et présence de variants), notre pays se classe mieux que la moyenne de l'Union européenne en général.
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Après un pic à la fin du mois octobre, la Belgique est parvenue à écraser la courbe des contaminations. S'il y a eu quelques fluctuations ces dernières semaines (retours à l'école, hausse des tests et présence de variants), notre pays se classe mieux que la moyenne de l'Union européenne en général. Un constat également fait par le Premier ministre, selon qui la situation belge est "assez positive", preuve que "les mesures appliquées depuis novembre restent les bonnes mesures". Yves Van Laethem, porte-parole intefédéral, répète également régulièrement lors des conférences de presse du Centre de crise que notre pays "s'en sort mieux" que la plupart des autres pays européens. Si on regarde l'incidence, soit le nombre cumulé de cas sur 14 jours pour 100.000 habitants, la Belgique se trouve en effet dans les bons élèves, avec 276 cas pour 100.000 habitants. C'est au Portugal que la situation est pour l'instant la plus préoccupante, suivi de l'Espagne et de la République tchèque. Le virus circule davantage chez nos voisins français, néerlandais et luxembourgeois que chez nous. L'Allemagne, qui connaissait une propagation du virus similaire à notre pays, est parvenue de son côté à diminuer encore l'incidence. La comparaison sur base des cas détectés a cependant ses limites, la stratégie variant d'un pays à l'autre. La Belgique s'en sort néanmoins honorablement lorsqu'on regarde d'autres indicateurs. Ainsi, 5,5% des tests réalisés sont positifs, une moyenne qui reste bonne. Quand on regarde la courbe des nouvelles admissions à l'hôpital chaque semaine, on voit néanmoins que cela diminue dans la plupart des pays, y compris l'Espagne et le Portugal. Seule la France présente encore une nette augmentation. Pour rappel, la courbe des hospitalisations a toujours un temps de retard sur celle des contaminations. Frank Vandenbroucke, ministre de la Santé, a loué la "stabilité" des mesures appliquées en Belgique comparé à d'autres pays européens.La situation en Belgique est donc, dans l'ensemble, meilleure que la plupart des pays européens. Cela n'empêche que les chiffres restent élevés. La moyenne des contaminations sur 7 jours est de 2349 nouveaux cas, alors que le gouvernement a indiqué qu'il n'en faudrait que 800 par jour pour envisager un assouplissement. Idem du côté des hospitalisations. Si la moyenne des admissions, à 120 par jour, diminue sur base de 7 jours, elle est encore loin des 75 admissions quotidiennes nécessaires. Si les chiffres sont bons, mais pas suffisants pour un déconfinement complet, le gouvernement envisage tout de même de lâcher du lest, notamment au niveau des métiers de contact, même si le groupe d'experts qui conseille les autorités ne le recommande pas. Un Comité de concertation ce vendredi pourrait annoncer une réouverture de ce secteur pour le 13 février, tandis qu'une réouverture de l'horeca à l'horizon du mois de mars serait envisageable si les chiffres le permettent. Le Premier ministre Alexander De Croo a toutefois prévenu à la Chambre jeudi: "Si demain nous décidons que les métiers de contact non médicaux peuvent rouvrir, il ne faudra pas y voir l'annonce de toute une série d'assouplissements. La situation épidémiologique ne le permettrait absolument pas."