C'est beaucoup plus que pour toutes les autres destinations de vacances, y compris l'Espagne et le Portugal, où la proportion est toujours inférieure à 2 %. La Turquie affiche également un taux de 4,5%.
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C'est beaucoup plus que pour toutes les autres destinations de vacances, y compris l'Espagne et le Portugal, où la proportion est toujours inférieure à 2 %. La Turquie affiche également un taux de 4,5%.Le fait que ce soit précisément le Maroc et la Turquie qui posent problème accroît la vigilance dans les villes comptant de nombreux habitants d'origine marocaine et turque. "Beaucoup d'entre eux sont partis en vacances dans leur famille ces dernières semaines, d'autant plus que cela n'était pas possible l'année dernière", explique Inge Neven, chef de l'inspection sanitaire de Bruxelles, au quotidien Het Nieuwsblad. "Les retours ont commencé, mais c'est cette semaine que nous attendons le plus grand groupe".Tests gratuits à Bruxelles Pour faire face à cette hausse de contaminations, Bruxelles a décidé de renforcer les contrôles de tests. Les personnes qui ont des doutes par rapport à une éventuelle infection par le coronavirus ou qui veulent s'assurer qu'elles n'ont pas été infectées par le virus peuvent se faire tester sans code de test dans l'un des 8 centres de test de Bruxelles. En outre, il a été décidé de rendre les tests Covid gratuits à Bruxelles pour toute personne souhaitant être testée pour ces raisons, et ce jusqu'au 15 septembre.Ces taux d'infections parmi les voyageurs qui retournent en Belgique sont d'autant plus inquiétants que Bruxelles est à la traîne en matière de vaccination. À ce jour, seulement 60% de la population adulte de la capitale est vaccinée. Plusieurs études établissent un lien entre taux de vaccination et niveau socio-économique, un élément que la capitale aurait dû prendre en compte dans sa stratégie de vaccination, estiment les experts.La classe moyenne connectée"On s'est concentré, dans la stratégie, sur la classe moyenne connectée, les messages étaient généralistes, calibrés pour une population qui parle néerlandais, français ou anglais. Il fallait en effet une communication massive. Mais avec ça, on a du mal à toucher les publics les plus éloignés des institutions de la santé, les moins informés, explique ainsi, Céline Nieuwenhuys, secrétaire générale de la Fédération des services sociaux, expere au sein du GEES, puis du Gems, au journal Le Soir.Face à cette situation, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort a décidé de mettre la plupart des assouplissements décidés à l'échelle nationale sur pause. Par exemple, les Bruxellois, contrairement aux Flamands et Wallons, n'auront pas le droit de s'accouder au bar à partir du 1er septembre.La commune de Vilvorde se concentrera également sur la vaccination des voyageurs de retour. "Nous souhaitons donner un nouveau coup d'accélérateur avant que tout le monde retourne à l'école ou au travail", déclare le bourgmestre Hans Bonte. À Anvers, il y a aussi une importante communauté marocaine, mais là, le conseil communal ne s'inquiète guère. "La capacité de dépistage est suffisante", déclare l'échevin de la santé publique Els van Doesburg (N-VA).Règles renforcées pour les voyages Vendredi dernier, le Comité de concertation a annoncé un durcissement des règles pour les personnes qui reviennent de zones à risque. Les personnes non vaccinées qui reviennent d'une zone rouge située en dehors de l'Union européenne devront se faire tester le premier et le septième jour après leur retour en Belgique. Avec Belga