"S'il le faut, on fera du porte-à-porte pour la vaccination." Voilà ce qu'annonce le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS), ce vendredi matin dans L'Echo. Alors que le taux de vaccination reste très loin de la moyenne à Bruxelles: seuls 58% des adultes y sont totalement vaccinés contre 86% en Flandre et 76% en Wallonie. Des initiatives seront prises pour proposer la vaccination dans les écoles, les entreprises et les administrations, ajoute le ministre-président.
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"S'il le faut, on fera du porte-à-porte pour la vaccination." Voilà ce qu'annonce le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS), ce vendredi matin dans L'Echo. Alors que le taux de vaccination reste très loin de la moyenne à Bruxelles: seuls 58% des adultes y sont totalement vaccinés contre 86% en Flandre et 76% en Wallonie. Des initiatives seront prises pour proposer la vaccination dans les écoles, les entreprises et les administrations, ajoute le ministre-président.Pour le mois de septembre, annoncions-nous mardi, la Commision communautaire commune (Cocom) a en effet prévu un large plan de vaccination, sur le terrain: dans les écoles, les clubs sportifs, les entreprises, les lieux de cultes. Le but: pousser davantage de jeunes et de jeunes adultes à se faire vacciner, la tranche des 12-35 ans accusant le plus de retard sur les autres Régions. Le plan a été annoncé lors de la conférence de presse hebdomadaire sur la situation épidémiologique à Bruxelles, les détails seront précisés la semaine prochaine. D'autres actions comme des campagnes de sensibilisation sont également en cours, et des vacci-bus sont en circulation.Dans l'opposition régionale, le MR s'impatiente. "Il le faut, Rudi Vervoort, et c'est hallucinant que cela ne soit pas déjà le cas, peste son président, Georges-Louis Bouchez. L'inaction d'Alain Maron (ministre bruxellois de la Santé, Ecolo - Ndlr) est incompréhensible. Bruxelles, vitrine et moteur de la Belgique, ne peut continuer à en être son talon d'Achille à cause de son gouvernement." Rudi Vervoort, invité de Bel RTL, a confirmé ce matin qu'il n'y aurait pas de nouvel assouplissement en Région bruxelloise, contrairement aux deux autres Régions. "La situation épidémiologique à Bruxelles ne le permet pas et donc je vais proposer de mettre les assouplissements sur pause pour l'instant, a-t-il déclaré. On maintient l'arrêté ministériel tel qu'il est avec les mesures que nous connaissons. Nous allons les prolonger. Une pause pour combien de temps? Pour un mois et ensuite nous ferons une évaluation en fonction du taux de vaccination."Dans L'Echo, Rudi Vervoort félicite aussi le travail mené dans les centres de vaccination, mais il ajoute: "Je reconnais que les chiffres ne sont pas bons, mais dire que l'on a failli serait injurieux pour les équipes. Ce n'est pas vrai. Nos centres ont fonctionné de manière remarquable. Dire que l'on n'a pas fait d'information, c'est faux. On a travaillé avec les communes, les associations, les cultes, des influenceurs... Mais quand une communauté, pour des raisons religieuses ou de superstition, délivre des messages d'ignorance, c'est difficile à contrer. Et quand on voit les couillonnades que des personnes de niveau bac +5 écrivent sur Facebook, c'est effrayant?!"En Flandre aussi, la gestion de la crise sanitaire par les autorités bruxelloises exaspère. Bart De Wever, président de la N-VA, a déjà ironisé sur le fait que le gouvernement préférait se préoccuper de rebaptiser les Journée du patrimoine que de mener une campagne de vaccination intense.