Le Comité de concertation du 5 mars est déjà derrière nous, le prochain est fixé le 26 mars. La décision de légers assouplissements (la bulle extérieure à 10 et les funérailles à 50) devrait céder la place, le 1er avril, à un "plan plein air", puis le 1er mai à un déconfinement plus large avec la réouverture intégrale de l'horeca. Si les chiffres de l'épidémie le permettent, comme toujours. Mais l'annonce du dernier Comité de concertation avait suscité des critiques, désormais, les pressions se multiplient pour réclamer d'autres aménagements.
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Le Comité de concertation du 5 mars est déjà derrière nous, le prochain est fixé le 26 mars. La décision de légers assouplissements (la bulle extérieure à 10 et les funérailles à 50) devrait céder la place, le 1er avril, à un "plan plein air", puis le 1er mai à un déconfinement plus large avec la réouverture intégrale de l'horeca. Si les chiffres de l'épidémie le permettent, comme toujours. Mais l'annonce du dernier Comité de concertation avait suscité des critiques, désormais, les pressions se multiplient pour réclamer d'autres aménagements.Mardi matin, le turbulent Jean-Marie De Dedecker, ancien patron de l'équipe belge de judo, député fédéral indépendant et bourgmestre de Middelkerke, affrmait sur Bel RTL qu'il avait déjà autorisé les bars de plages et autres cafetiers a mettre en place leurs terrasses, pour entamer la saison le 4 avril. "Elles ne sont pas encore ouvertes mais effectivement, on est en train de mettre en place les bars de plage et de construire les terrasses", précisait-il.En tout, 11 bourgmestres de la Côte belge contestent cette date de réouverture et "sont d'accord pour agir au plus vite". "On a déjà écrit une lettre au gouvernement, on attend une réponse. Et j'ai même invité notre premier ministre ici à la Côte pour qu'il puisse se rendre compte de la situation", continuait Jean-Marie Dedecker. Un appel resté sans réponse jusqu'ici.Le maintien du couvre-feu dans les trois Régions du pays fait l'objet d'un fronde la N-VA, qui dirige le gouvernement flamand."Le couvre-feu est une atteinte très grave à notre liberté", affirmait dimanche le ministre-président flamand Jan Jambon. Le parti nationaliste a annoncé le dépôt d'une proposition de loi pour réclamer sa levée rapide. Le MR, lui aussi, estime qu'il doit être rapidement remis en question et, surtout, qu'il ne peut rester en vigueur lorsque l'horeca rouvrira ses portes. Au sein de la majorité fédérale, et parmi les experts, on précise toutefois que le couvre-feu est utile et fait partie d'un tout.En attendant, une ineptie pourrait tomber, à terme. Le couvre-feu reste différent en Région bruxelloise, de 22h à 6h, mais cela pourrait changer. Pas tout de suite: le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a rencontré les bourgmestres bruxellois ce mercredi, après un mini-débat, mardi en commission du parlement bruxellois. Personne ne semble être satisfait du statu quo, y compris Rudi Vervoort lui-même, mais il restera toutefois maintenu à 22h jusqu'au début des vacances de Pâques, a-t-on finalement appris.Le lieu de travail restent en tête des endroits où ont principalement lieu les contaminations. Tant le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (SP.A), que le Centre de crise ont mis en garde contre une recrudescence de la mobilité des Belges, en raison de leur retour au travail.Selon L'Echo de mardi, le ministre du Travail, Pierre Yves Dermagne (PS), envisage de soumettre au gouvernement un nouvel équilibre en matière de télétravail. L'idée maîtresse: offrir la possibilité à certains travailleurs de revenir un jour par semaine au bureau.La Commission européenne a été "surprise" d'apprendre vendredi, par voie de presse, la nouvelle prolongation en Belgique de l'interdiction de déplacements non essentiels, prolongation qui n'était pas mentionnée dans un courrier reçu la veille, a indiqué lundi un porte-parole de l'exécutif européen. Cette interdiction est maintenue, pour l'heure, jusqu'au 18 avril.Mais cela pourrait changer. La mesure sera réévaluée lors du prochain Comité de concertation du 26 mars. La Commission juge disproportionnée cette interdiction qu'elle souhaite voir remplacée par des mesures plus ciblées de dépistage et de quarantaines. Les différents niveaux de pouvoir en Belgique élaborent à cet égard un accord de coopération. Une décision tombera-t-elle avant début avril? Tout un secteur croise les doigts.