Ministre wallon des Affaires sociales de 1999 à 2004, M. Detienne présente un profil bien plus discret que celui de l'ex-co-présidente des Verts. Ce romaniste de formation s'est retiré du devant de la scène politique après la débâcle électorale qui a sanctionné la première participation d'Ecolo à des gouvernements pour se consacrer à nouveau à son métier d'enseignant, notamment à la direction d'une école en province de Liège.

Dès cette candidature connue, le MR a fait savoir qu'il la soutiendrait. L'attitude des libéraux est au coeur de ce feuilleton depuis le mois de novembre.

Des réticences du MR face à Zakia Khattabi n'avait guère ménagé Charles Michel pendant la législature passée. Au mois de janvier, pourtant, le MR a finalement soutenu l'ex-co-présidente. Ce ne fut plus le cas le mois passé lors du deuxième vote. Le 15 mai, juste avant l'ouverture de la séance plénière, le président des libéraux francophones, Georges-Louis Bouchez, a annoncé dans les médias que son parti ne voterait pas en faveur de Mme Khattabi.

A ses yeux, présenter une deuxième fois un candidat rejeté en revenait à forcer la main aux sénateurs. La décision a ruiné les chances de la députée déjà ciblée personnellement par des campagnes de la N-VA et du Vlaams Belang. Peu avant 14h, le verdict tombait: Zakia Khattabi ne recueillait que 28 voix en sa faveur alors qu'il lui en fallait 39.

L'épisode a illustré les mauvaises relations entre le MR et Ecolo. La conclusion des alliances arc-en-ciel en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles a laissé croire que les deux partis étaient revenus à des meilleurs sentiments mais le dossier du photovoltaïque wallon, où le MR s'est retrouvé seul face à ses partenaires, a démontré que la méfiance réciproque n'avait pas disparu.

Et selon Mme Khattabi, c'est bien ce dossier qui a emporté le choix du MR au Sénat: les libéraux ont proposé un marchandage mettant en balance sa candidature mais les Verts ont refusé, a-t-elle affirmé.

Thierry Detienne remplacera un autre écologiste, Jean-Paul Snappe, parti à la retraite. Sa désignation permettra de compléter la composition de la Cour constitutionnelle qui pour le moment ne compte qu'onze juges sur douze.

Ministre wallon des Affaires sociales de 1999 à 2004, M. Detienne présente un profil bien plus discret que celui de l'ex-co-présidente des Verts. Ce romaniste de formation s'est retiré du devant de la scène politique après la débâcle électorale qui a sanctionné la première participation d'Ecolo à des gouvernements pour se consacrer à nouveau à son métier d'enseignant, notamment à la direction d'une école en province de Liège. Dès cette candidature connue, le MR a fait savoir qu'il la soutiendrait. L'attitude des libéraux est au coeur de ce feuilleton depuis le mois de novembre. Des réticences du MR face à Zakia Khattabi n'avait guère ménagé Charles Michel pendant la législature passée. Au mois de janvier, pourtant, le MR a finalement soutenu l'ex-co-présidente. Ce ne fut plus le cas le mois passé lors du deuxième vote. Le 15 mai, juste avant l'ouverture de la séance plénière, le président des libéraux francophones, Georges-Louis Bouchez, a annoncé dans les médias que son parti ne voterait pas en faveur de Mme Khattabi. A ses yeux, présenter une deuxième fois un candidat rejeté en revenait à forcer la main aux sénateurs. La décision a ruiné les chances de la députée déjà ciblée personnellement par des campagnes de la N-VA et du Vlaams Belang. Peu avant 14h, le verdict tombait: Zakia Khattabi ne recueillait que 28 voix en sa faveur alors qu'il lui en fallait 39. L'épisode a illustré les mauvaises relations entre le MR et Ecolo. La conclusion des alliances arc-en-ciel en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles a laissé croire que les deux partis étaient revenus à des meilleurs sentiments mais le dossier du photovoltaïque wallon, où le MR s'est retrouvé seul face à ses partenaires, a démontré que la méfiance réciproque n'avait pas disparu. Et selon Mme Khattabi, c'est bien ce dossier qui a emporté le choix du MR au Sénat: les libéraux ont proposé un marchandage mettant en balance sa candidature mais les Verts ont refusé, a-t-elle affirmé. Thierry Detienne remplacera un autre écologiste, Jean-Paul Snappe, parti à la retraite. Sa désignation permettra de compléter la composition de la Cour constitutionnelle qui pour le moment ne compte qu'onze juges sur douze.