On s'en irait voter au paradis vert, un paradis pavé de bonnes intentions. C'était le début du xxie siècle et il fallait fluidifier le paysage électoral et politique belge. Ecolo, alors, portait une revendication très largement partagée par la communauté des observateurs du nord et du sud, mais aussi par la plupart des autres partis et par d'éminentes personnalités politiques. En Flandre c'était principalement le SP.A, sous son très populaire président, feu Steve Stevaert, qui insistait. Mais de Mark Eyskens à Yves Leterme, en passant par Wilfried Martens, Jean-Luc Dehaene et Guy Verhofstadt, tous les Premiers ministres depuis 1979 l'avaient suggéré, fût-ce pendant leurs années d'active ou lorsqu'une crise les avait sortis de leur retraite pour clarifier ou déminer ou dénouer une situation noueuse, minée ou pas claire. Et en 2004, celui qui leur succéderait dix ans plus tard, le jeune Charles Michel, les avait rejoints par anticipation. Les éditorialistes y voyaient un remède aux tourments du fédéralisme belge.
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