Initialement, la Cellule d'évaluation fédérale (Celeval) qui rend des avis aux autorités dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, prévoyait un système fonctionnant à l'aide de codes couleur (vert, jaune, orange et rouge) correspondant chacun à un palier de l'épidémie qui se traduira en une série de mesures de durcissement ou d'assouplissement : par exemple pour le nombre de contacts rapprochés, l'ouverture des cafés, le télétravail, etc. Pour déterminer le niveau de gravité...

Initialement, la Cellule d'évaluation fédérale (Celeval) qui rend des avis aux autorités dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, prévoyait un système fonctionnant à l'aide de codes couleur (vert, jaune, orange et rouge) correspondant chacun à un palier de l'épidémie qui se traduira en une série de mesures de durcissement ou d'assouplissement : par exemple pour le nombre de contacts rapprochés, l'ouverture des cafés, le télétravail, etc. Pour déterminer le niveau de gravité de la situation, ce baromètre se baserait principalement sur l'évolution du nombre d'hospitalisations.Cependant, ce système n'est pas si simple à mettre en place, car plusieurs secteurs tels que l'enseignement ou le sport appliquent déjà un système de codes couleur. À en croire le quotidien De Morgen, le Celeval parlerait à présent d'échanger le système de code couleur contre un système de phases de risque. Une décision politiqueLe baromètre est conçu pour donner un repère à la population, mais ne fonctionnera pas "automatiquement". Tout changement de couleur ou de phase de risque restera une décision politique, rappelle De Morgen. Cela signifie que les politiciens pourront s'écarter de l'avis du Celeval. Ainsi, le ministre flamand de l'Enseignement (N-VA) entend garder le code jaune pour l'enseignement alors que le secteur du sport est déjà passé à l'orange.Les experts doivent également décider si les codes couleur ou les phases de risque sont valables pour tout le territoire, ou s'ils différeront d'une province à l'autre, écrit le quotidien Gazet van Antwerpen. Si une approche nationale permet d'édicter des mesures valables pour tout le monde, une approche provinciale ciblerait Bruxelles et la majorité des provinces wallonnes, qui se teintent de rouge foncé sur les cartes épidémiologiques. Le virologue Marc Van Ranst (KuLeuven) souligne également que le baromètre n'est pas une solution miracle. "C'est évidemment plus facile d'avoir un point de repère. Mais il faut être naïf pour croire que le baromètre va résoudre tous les problèmes. Ce sera toujours une décision politique. C'est propre à la gestion de crise, où il faut réagir aux surprises", confie-t-il à nos confrères du Morgen. Le Celeval espère présenter le baromètre ce vendredi.