"Tous les chiffres de l'épidémie vont dans le même sens, au vert de plus en plus foncé. Nous suivons les prévisions les plus optimistes des différents modèles, et c'est assurément une bonne nouvelle", a annoncé d'emblée le virologue Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19 en Belgique, lors de la traditionnelle conférence de presse du Centre de crise de ce mardi matin.
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"Tous les chiffres de l'épidémie vont dans le même sens, au vert de plus en plus foncé. Nous suivons les prévisions les plus optimistes des différents modèles, et c'est assurément une bonne nouvelle", a annoncé d'emblée le virologue Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid-19 en Belgique, lors de la traditionnelle conférence de presse du Centre de crise de ce mardi matin.Selon le porte-parole, cette évolution positive et réjouissante est en partie due à la campagne de vaccination qui progresse rapidement - plus de 90 % des personnes âgées de plus de 65 ans ayant déjà reçu leur premier vaccin - mais aussi à l'approche prudente des Belges.Yves Van Laethem explique: "Des études psychologiques, sociologiques montrent que de nombreuses personnes sont encore extrêmement prudentes dans l'application des assouplissements, dans l'extension de leurs contacts et qu'elles limitent leurs contacts proches", se félicite-t-il. Le porte-parole estime que tenter "d'éviter une contamination" en attendant d'être vacciné pour étendre ses contacts et ses activités est une bonne stratégie à adopter. "C'est une attitude réfléchie car le virus continue de circuler."Au cours de la semaine dernière, une moyenne de 2.153 nouvelles infections par jour a été identifiée dans notre pays. C'est une autre forte baisse de 28 % sur une base hebdomadaire. Van Laethem nuance ce tableau optimiste des derniers jours : "Toutefois, cette diminution est un peu moins rose", déclare le virologue. "En raison du jour férié de jeudi dernier, moins de la moitié des personnes ont été testées que le jeudi de la semaine précédente. Nous continuerons à observer cet effet dans les chiffres pendant un petit moment. De la même manière, le lundi de Pentecôte, jour férié de lundi prochain, entraînera aussi une distorsion des chiffres qui faudra garder à l'esprit."La baisse des infections est présente dans toutes les tranches d'âge, mais elle est actuellement plus prononcée chez les enfants de moins de 10 ans. "Les jours de vacances supplémentaires de la semaine dernière y jouent certainement un rôle, mais dans le même temps, nous avons également constaté depuis le début de la semaine dernière que le nombre de cas chez les enfants semble être en forte baisse."Bonne nouvelle aussi chez les personnes de plus de 90 ans, on décompte 16 nouveaux cas par jour, beaucoup moins donc qu'avant la campagne de vaccination.Lundi, pour la première fois depuis le mois de février, les admissions à l'hôpital sont passées pour la première fois en dessous de la barre des 100 (98). On pourrait encore repasser au-dessus de cette barre dans les jours à benir mais la tendance reste optimiste.Au rythme actuel, Yves Van Laethem indique qu'il pourrait y avoir moins de 500 patients dans les unités de soins intensifs d'ici la fin mai (à ce jour, il y a 610 patients en SI), et moins de 400 pour le 9 juin, date de la réouverture de plusieurs secteurs clés. Il s'agit d'un paramètre important pour l'assouplissement des restrictions déjà annoncé pour le "plan été". Ce cap symbolique des 500 personnes pourrait donc être franchi avant la date évoquée par le gouvernement. Il pourrait y avoir 75 patients hospitalisés par jour, annonce aussi le Centre de crise.Actuellement, 77 infections avec le variant indien ont été identifiées dans notre pays. Il pourrait bien y en avoir d'autres. Des études suggèrent que ce variant est plus contagieux que le virus original mais que les vaccins existants seraient efficaces pour le contrer.