Jeudi dernier, le Conseil de sécurité belge a pris une série de mesures drastiques pour enrayer la propagation du virus. Après les lockdown parties de vendredi soir, certains n'ont toujours pas compris la nécessité d'arrêter la propagation et de limiter les contacts sociaux au strict minimum (travailler, se nourrir, se soigner).

À en croire plusieurs médias flamands, il y a eu un afflux de Belges à Sluis, Terneuzen et Hulst, ce samedi venus investir les bars, les cafés et les commerces. Samedi, le SPF Affaires étrangères a pourtant déconseillé tout voyage à l'étranger. Les Pays-Bas, qui comptent déjà dix décès, n'ont en effet pas (encore) fermé leurs commerces, restaurants et bars.

Face à ce comportement irresponsable, trois épidémiologistes, Herman Goossens (Université d'Anvers et UZA), Pierre Van Damme (Université d'Anvers) et Erika Vlieghe (Université d'Anvers) tirent la sonnette d'alarme.

Éviter un scénario italien

"Si nous voulons éviter un scénario italien, les pays doivent prendre ensemble des mesures similaires de grande envergure. Maintenant que les restaurants et les cafés de Belgique sont fermés, les Belges se déplacent vers le sud des Pays-Bas, où le nombre d'infections est en forte hausse. C'est inacceptable", écrivent-ils dans un communiqué alors que les hôpitaux néerlandais, surtout dans la province du Brabant-Septentrional (aux Pays-Bas), risquent de succomber sous le nombre de patients infectés.

Aux Pays-Bas, Jan Lonink, président de la Région de sécurité de Zélande (VRZ), critique également l'afflux de "touristes" belges. "Ce qui n'est pas souhaitable en Belgique, c'est-à-dire beaucoup de gens ensemble, ne l'est pas non plus ici. Ils devraient le savoir. Je reçois des images de cafés où des fêtes se déroulent tout simplement", déclare Lonink au quotidien De Morgen. "C'est de la folie. Les Néerlandais annulent et les Belges viennent", s'indigne-t-il. Il envisage de prendre des mesures pour stopper l'afflux de Belges.

Sur les réseaux sociaux, les critiques affluent contre ce comportement "irresponsable". Le ministre de la Sécurité et de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) rappelle ainsi que le "virus ne s'arrête pas aux frontières". Le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) qualifie également ce comportement d'asocial.

Jeunes en soins intensifs

Sur Twitter, le virologue Marc Van Ranst appelle les jeunes à prendre les mesures au sérieux. "Si vous ne prenez pas ces mesures Covid19 au sérieux, certains de vos pairs, y compris ceux qui ont vingt ou trente ans, finiront en soins intensifs. Ils seront tirés d'affaire au bout de trois semaines, mais ils prendront des lits d'hôpital à des personnes âgées qui elles ne survivront pas."

Jeudi dernier, le Conseil de sécurité belge a pris une série de mesures drastiques pour enrayer la propagation du virus. Après les lockdown parties de vendredi soir, certains n'ont toujours pas compris la nécessité d'arrêter la propagation et de limiter les contacts sociaux au strict minimum (travailler, se nourrir, se soigner). À en croire plusieurs médias flamands, il y a eu un afflux de Belges à Sluis, Terneuzen et Hulst, ce samedi venus investir les bars, les cafés et les commerces. Samedi, le SPF Affaires étrangères a pourtant déconseillé tout voyage à l'étranger. Les Pays-Bas, qui comptent déjà dix décès, n'ont en effet pas (encore) fermé leurs commerces, restaurants et bars. Face à ce comportement irresponsable, trois épidémiologistes, Herman Goossens (Université d'Anvers et UZA), Pierre Van Damme (Université d'Anvers) et Erika Vlieghe (Université d'Anvers) tirent la sonnette d'alarme. Éviter un scénario italien"Si nous voulons éviter un scénario italien, les pays doivent prendre ensemble des mesures similaires de grande envergure. Maintenant que les restaurants et les cafés de Belgique sont fermés, les Belges se déplacent vers le sud des Pays-Bas, où le nombre d'infections est en forte hausse. C'est inacceptable", écrivent-ils dans un communiqué alors que les hôpitaux néerlandais, surtout dans la province du Brabant-Septentrional (aux Pays-Bas), risquent de succomber sous le nombre de patients infectés.Aux Pays-Bas, Jan Lonink, président de la Région de sécurité de Zélande (VRZ), critique également l'afflux de "touristes" belges. "Ce qui n'est pas souhaitable en Belgique, c'est-à-dire beaucoup de gens ensemble, ne l'est pas non plus ici. Ils devraient le savoir. Je reçois des images de cafés où des fêtes se déroulent tout simplement", déclare Lonink au quotidien De Morgen. "C'est de la folie. Les Néerlandais annulent et les Belges viennent", s'indigne-t-il. Il envisage de prendre des mesures pour stopper l'afflux de Belges.Sur les réseaux sociaux, les critiques affluent contre ce comportement "irresponsable". Le ministre de la Sécurité et de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) rappelle ainsi que le "virus ne s'arrête pas aux frontières". Le ministre-président flamand Jan Jambon (N-VA) qualifie également ce comportement d'asocial.Jeunes en soins intensifs Sur Twitter, le virologue Marc Van Ranst appelle les jeunes à prendre les mesures au sérieux. "Si vous ne prenez pas ces mesures Covid19 au sérieux, certains de vos pairs, y compris ceux qui ont vingt ou trente ans, finiront en soins intensifs. Ils seront tirés d'affaire au bout de trois semaines, mais ils prendront des lits d'hôpital à des personnes âgées qui elles ne survivront pas."