S'il semble presque acquis qu'on n'annoncera pas un nouveau confinement au Codeco qui commencera mercredi à 14h , la montée en puissance du variant omicron inquiète et risque d'obliger les autorités à prendre des mesures supplémentaires, malgré des chiffres à la baisse.

En effet, pour la première fois depuis longtemps, le nombre d'infections dans notre pays est tombé à moins de 10 000 par jour. Cela représente une baisse de 33 % par rapport à la semaine précédente. Les hospitalisations sont elles aussi en baisse et sont repassées en dessous des 200. Dans ce contexte, annoncer des mesures supplémentaires a tout de l'exercice d'équilibriste. Et pourtant, cela risque bien d'être le cas.

Espérer le meilleur, mais se préparer au pire

La plupart des experts et le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, pensent que la prudence est de mise et l'Omicron est au coeur des préoccupations. Sans lui, les mesures actuelles seraient suffisantes, mais beaucoup craignent cependant que ce ne soit là que le calme avant la tempête Omicron. Ce lundi, ce variant concernait déjà une infection sur 5. Les chiffres ont doublé en un week-end. Selon le biostatisticien Geert Molenberghs (KU Leuven/UHasselt), Omicron représentera début janvier 100% des infections.

S'il rend, en théorie, les gens moins malades, il provoque tout de même des hospitalisations. Et comme il est aussi trois fois plus contagieux, cela peut représenter pas mal de monde, précise encore le virologue Marc Van Ranst (KU Leuven). "D'où l'importance de maîtriser la situation tant que possible en ne lésinant pas sur les moyens comme la piqûre de rappel, le port du masque, mais aussi à de nouvelles mesures."

De nouvelles mesures ne sont plus un tabou

L'Omicron risque donc d'être la priorité absolue du Codeco demain, reléguant un peu au second plan l'obligation vaccinale et le baromètre corona. Vandenbroucke a d'ailleurs déjà annoncé la couleur hier dans l'émission flamande Terzake. "Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation de confinement complet, surtout pour les enfants ou les contacts personnels. Mais l'Omicron est très contagieux et il y a encore beaucoup d'incertitudes. Cela me rend un peu inquiet. Nous allons devoir prendre des mesures de précautions. Lesquelles, nous déciderons ensemble au comité de consultation. Et si nous savons ce que nous voulons mercredi, nous devons le faire immédiatement, nous devons éviter une "vague Omicron"". Le groupe d'experts GEMS a lui déjà présenté ses recommandations au commissaire Corona, Pedro Facon, lundi soir. Il présentera ses conclusions au kern ce mardi.

Ce dernier risque d'être décisif, puisque le flou semble encore régner et est encouragé par les mesures forts diverses prises par les pays voisins. Si les Pays-Bas ont décrété un confinement, les Danois, les Américains et les Britanniques et où le variant Omicron est dominant ne prennent pas de mesures aussi drastiques.

Il semble cependant peu probable qu'on se dirige vers un confinement, que l'on ferme les magasins non-essentiels ou que l'on réintroduise les fameuses bulles de contacts.

Plus probable est par contre qu'on réduise les heures d'ouverture de l'horeca et l'interdiction des petits évènements à l'intérieur comme des mariages. Comme le précise Marc Van Ranst dans La Libre, "le nombre de personnes que vous invitez est moins important que les conditions du lieu dans lequel vous les recevez. Si l'endroit est bien ventilé, cela va vraiment bien aider. Le volume de l'endroit est également très important. Si la salle est large, grande, on peut inviter plus de monde".

En ce qui concerne les marchés de Noël et les grosses rues commerçantes où la foule se presse en cette fin d'année, ils devraient encore faire l'objet de nombreux débats. Selon une source gouvernementale, on n'aurait pas "besoin de les interdire, mais nous devons mieux les gérer.

Un "bouton stop" pour Omicron ?

Les mesures décidées mercredi ne seront peut-être pas non plus activées directement, mais disponibles en stand-by pour être appliquée si les chiffres repartent à la hausse. Un peu comme devait le faire le baromètre corona. Mais comme il faut en moyenne une quinzaine de jours avant d'en voir les effets Vandenbroucke préférerait ne pas attendre. "Avec un virus comme celui-ci, il y aura toujours des incertitudes, il faudra toujours être vigilant, voire se précipiter. Il y aura toujours des yo-yo. Même mercredi, nous devrons peut-être dire que nous ne savons pas encore tout".

S'il semble presque acquis qu'on n'annoncera pas un nouveau confinement au Codeco qui commencera mercredi à 14h , la montée en puissance du variant omicron inquiète et risque d'obliger les autorités à prendre des mesures supplémentaires, malgré des chiffres à la baisse. En effet, pour la première fois depuis longtemps, le nombre d'infections dans notre pays est tombé à moins de 10 000 par jour. Cela représente une baisse de 33 % par rapport à la semaine précédente. Les hospitalisations sont elles aussi en baisse et sont repassées en dessous des 200. Dans ce contexte, annoncer des mesures supplémentaires a tout de l'exercice d'équilibriste. Et pourtant, cela risque bien d'être le cas. La plupart des experts et le ministre fédéral de la Santé Frank Vandenbroucke, pensent que la prudence est de mise et l'Omicron est au coeur des préoccupations. Sans lui, les mesures actuelles seraient suffisantes, mais beaucoup craignent cependant que ce ne soit là que le calme avant la tempête Omicron. Ce lundi, ce variant concernait déjà une infection sur 5. Les chiffres ont doublé en un week-end. Selon le biostatisticien Geert Molenberghs (KU Leuven/UHasselt), Omicron représentera début janvier 100% des infections.S'il rend, en théorie, les gens moins malades, il provoque tout de même des hospitalisations. Et comme il est aussi trois fois plus contagieux, cela peut représenter pas mal de monde, précise encore le virologue Marc Van Ranst (KU Leuven). "D'où l'importance de maîtriser la situation tant que possible en ne lésinant pas sur les moyens comme la piqûre de rappel, le port du masque, mais aussi à de nouvelles mesures."L'Omicron risque donc d'être la priorité absolue du Codeco demain, reléguant un peu au second plan l'obligation vaccinale et le baromètre corona. Vandenbroucke a d'ailleurs déjà annoncé la couleur hier dans l'émission flamande Terzake. "Nous ne voulons pas nous retrouver dans une situation de confinement complet, surtout pour les enfants ou les contacts personnels. Mais l'Omicron est très contagieux et il y a encore beaucoup d'incertitudes. Cela me rend un peu inquiet. Nous allons devoir prendre des mesures de précautions. Lesquelles, nous déciderons ensemble au comité de consultation. Et si nous savons ce que nous voulons mercredi, nous devons le faire immédiatement, nous devons éviter une "vague Omicron"". Le groupe d'experts GEMS a lui déjà présenté ses recommandations au commissaire Corona, Pedro Facon, lundi soir. Il présentera ses conclusions au kern ce mardi. Ce dernier risque d'être décisif, puisque le flou semble encore régner et est encouragé par les mesures forts diverses prises par les pays voisins. Si les Pays-Bas ont décrété un confinement, les Danois, les Américains et les Britanniques et où le variant Omicron est dominant ne prennent pas de mesures aussi drastiques.Il semble cependant peu probable qu'on se dirige vers un confinement, que l'on ferme les magasins non-essentiels ou que l'on réintroduise les fameuses bulles de contacts. Plus probable est par contre qu'on réduise les heures d'ouverture de l'horeca et l'interdiction des petits évènements à l'intérieur comme des mariages. Comme le précise Marc Van Ranst dans La Libre, "le nombre de personnes que vous invitez est moins important que les conditions du lieu dans lequel vous les recevez. Si l'endroit est bien ventilé, cela va vraiment bien aider. Le volume de l'endroit est également très important. Si la salle est large, grande, on peut inviter plus de monde". En ce qui concerne les marchés de Noël et les grosses rues commerçantes où la foule se presse en cette fin d'année, ils devraient encore faire l'objet de nombreux débats. Selon une source gouvernementale, on n'aurait pas "besoin de les interdire, mais nous devons mieux les gérer.