"La mission d'information porte ses fruits puisque les masques sont en train de tomber. L'informateur prend acte de l'exclusive prononcée par le PS et constate qu'il a fallu sept mois de travaux pour qu'elle intervienne", a-t-on expliqué après les déclarations du président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et ex-préformateur, Rudy Demotte (PS).

L'informateur regrette par ailleurs la fuite dans plusieurs médias du rapport remis au Roi le 4 novembre par M. Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA), un document confidentiel qui concluait leur mission de préformation.

Dans ce document, MM. Bourgeois et Demotte actaient déjà l'impossibilité de constituer une alliance autour du PS et de la N-VA. "Les positions entre partis restent beaucoup trop éloignées pour envisager une phase de formation. En particulier, les divergences de fond entre le PS et la N-VA sont telles qu'elles ne permettent pas d'engager une phase suivante bâtie autour de ces deux partis", déclaraient-ils.

Les deux préformateurs n'ont jamais pu exposer officiellement le résultats de leurs travaux. Une conférence de presse devait conclure leur mission mais elle avait été annulée au dernier moment, le Roi ayant entamé des consultations. L'impossibilité de concilier les nationalistes flamands et les socialistes francophones n'était toutefois pas un mystère: elle a été rappelée le 5 novembre par le président du PS, Paul Magnette... la veille de sa désignation comme informateur et, tant M. Bourgeois que M. Demotte s'en sont expliqués les jours suivants dans les médias.

Mardi, sur les ondes de La Première, M. Demotte a donc donné une forme de confirmation officielle de cette conclusion. "Ne perdons plus de temps à discuter de ce qui n'est pas possible pour nous. Il y a un choix à faire: ou le PS, ou la N-VA", a-t-il affirmé. "On est en train de faire croire qu'une coalition avec la N-VA est possible. C'est un mensonge. Ce n'est pas une option".

Ces déclarations marquent le coup d'arrêt des tentatives de réunir à nouveau le PS et la N-VA dans le cadre de l'information menée par le président du MR et son homologue du CD&V, Joachim Coens. Les deux informateurs n'ont pas fait de commentaire sur la suite de leur mission. Ils feront rapport au Roi vendredi et pourraient être prolongés. Essaieront-ils une autre formule? Le veto du PS à l'égard de la N-VA empêche la coalition dite "bourguignonne", longtemps évoquée et testée par les premiers informateurs désignés par le Roi, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a). Elle réunissait six partis (socialistes, libéraux, N-VA et CD&V). Il n'est plus question non plus d'une "coalition miroir" qui aurait réuni au gouvernement fédéral du côté francophone la majorité wallonne (PS, MR, Ecolo) et du côté néerlandophone la majorité flamande (N-VA, CD&V, Open Vld).

M. Magnette avait ouvert la porte d'un arc-en-ciel (socialistes, écologistes, libéraux). La formule n'a pas été rejetée mais pas avalisée non plus. Les informateurs actuels pourraient dès lors explorer la piste d'un arc-en-ciel amélioré, c'est-à-dire auquel se joint le CD&V pour conforter l'assise flamande de cette formule. Qu'il soit élargi ou non, un arc-en-ciel n'aura pas de majorité dans le groupe linguistique néerlandophone de la Chambre mais sans les chrétiens-démocrates, il apparaît peu viable: 76 sièges sur 150 dont 30 néerlandophones.

"La mission d'information porte ses fruits puisque les masques sont en train de tomber. L'informateur prend acte de l'exclusive prononcée par le PS et constate qu'il a fallu sept mois de travaux pour qu'elle intervienne", a-t-on expliqué après les déclarations du président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et ex-préformateur, Rudy Demotte (PS). L'informateur regrette par ailleurs la fuite dans plusieurs médias du rapport remis au Roi le 4 novembre par M. Demotte (PS) et Geert Bourgeois (N-VA), un document confidentiel qui concluait leur mission de préformation. Dans ce document, MM. Bourgeois et Demotte actaient déjà l'impossibilité de constituer une alliance autour du PS et de la N-VA. "Les positions entre partis restent beaucoup trop éloignées pour envisager une phase de formation. En particulier, les divergences de fond entre le PS et la N-VA sont telles qu'elles ne permettent pas d'engager une phase suivante bâtie autour de ces deux partis", déclaraient-ils. Les deux préformateurs n'ont jamais pu exposer officiellement le résultats de leurs travaux. Une conférence de presse devait conclure leur mission mais elle avait été annulée au dernier moment, le Roi ayant entamé des consultations. L'impossibilité de concilier les nationalistes flamands et les socialistes francophones n'était toutefois pas un mystère: elle a été rappelée le 5 novembre par le président du PS, Paul Magnette... la veille de sa désignation comme informateur et, tant M. Bourgeois que M. Demotte s'en sont expliqués les jours suivants dans les médias. Mardi, sur les ondes de La Première, M. Demotte a donc donné une forme de confirmation officielle de cette conclusion. "Ne perdons plus de temps à discuter de ce qui n'est pas possible pour nous. Il y a un choix à faire: ou le PS, ou la N-VA", a-t-il affirmé. "On est en train de faire croire qu'une coalition avec la N-VA est possible. C'est un mensonge. Ce n'est pas une option". Ces déclarations marquent le coup d'arrêt des tentatives de réunir à nouveau le PS et la N-VA dans le cadre de l'information menée par le président du MR et son homologue du CD&V, Joachim Coens. Les deux informateurs n'ont pas fait de commentaire sur la suite de leur mission. Ils feront rapport au Roi vendredi et pourraient être prolongés. Essaieront-ils une autre formule? Le veto du PS à l'égard de la N-VA empêche la coalition dite "bourguignonne", longtemps évoquée et testée par les premiers informateurs désignés par le Roi, Didier Reynders (MR) et Johan Vande Lanotte (sp.a). Elle réunissait six partis (socialistes, libéraux, N-VA et CD&V). Il n'est plus question non plus d'une "coalition miroir" qui aurait réuni au gouvernement fédéral du côté francophone la majorité wallonne (PS, MR, Ecolo) et du côté néerlandophone la majorité flamande (N-VA, CD&V, Open Vld). M. Magnette avait ouvert la porte d'un arc-en-ciel (socialistes, écologistes, libéraux). La formule n'a pas été rejetée mais pas avalisée non plus. Les informateurs actuels pourraient dès lors explorer la piste d'un arc-en-ciel amélioré, c'est-à-dire auquel se joint le CD&V pour conforter l'assise flamande de cette formule. Qu'il soit élargi ou non, un arc-en-ciel n'aura pas de majorité dans le groupe linguistique néerlandophone de la Chambre mais sans les chrétiens-démocrates, il apparaît peu viable: 76 sièges sur 150 dont 30 néerlandophones.