L'information, publiée sur le site de l'aéroport de Bruxelles, est pour le moins surprenante : cet appareil, impliqué dans deux accidents qui ont fait quelque 346 victimes en octobre 2018 et mars 2019, est désormais interdit de vol dans un grand nombre de pays, dont la Belgique, et pour la plupart des compagnies aériennes.

Contactée par le Vif/L'Express, la porte-parole de l'aéroport assure que cette information, immédiatement accessible sur le site, est ancienne et date d'avant les accidents. Mais aucune date ne figure sur ce communiqué très élogieux, si ce n'est un "conditions d'utilisation 2018" inscrit en bas de page.

"Nous envisageons soit de laisser ce communiqué sur le site en précisant de quand il date, soit de le supprimer purement et simplement", a indiqué la porte-parole.

Certains associations de riverains n'en crient pas moins au scandale.

L'UBCNA, qui défend les riverains de l'est de Bruxelles, exige des excuses du patron de l'aéroport, Arnaud Feist, "pour cette communication qui est totalement déplacée et inadmissible; le seul geste correct de Feist serait de démissionner à présent pour avoir publié en pleine tourmente du scandale du Boeing 737 MAX, un texte provocateur et irrespectueux." Même courroux du côté du Comité Tervueren.

"Si ces associations nous ont adressé un courrier, nous y répondrons, comme nous le faisons toujours", a-t-on répondu côté aéroport.

Le Service de médiation du gouvernement fédéral pour l'aéroport de Bruxelles-National a également demandé à la direction de Brussels Airport de retirer immédiatement la page mise en ligne hier, relative aux Boeing 737 MAX.