Ce fut donc la surprise du chef. Aucun des noms qui circulaient lundi, suite à la démission de Jean-Luc Crucke, n'aura été retenu par Georges-Louis Bouchez, président du MR. Ni celui de Philippe Goffin (ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères entre 2019 et 2020), ni celui de Maxime Daye (bourgmestre de Braine-le Comte), ni même celui de Denis Ducarme, éternel déçu sous la présidence de Gloub ("Si ce n'est pas Ducarme, ça pourrait faire mal", déclarait un député fédéral lundi dans les colonnes de la DH).

Georges-Louis Bouchez a rejoué le "coup Wilmès", façon Charles Michel en 2015 qui avait nommé cette députée fédérale méconnue ministre du Budget en remplacement de Hervé Jamar. Mais cette fois, le nouveau venu est encore plus méconnu : il s'agit d'Adrien Dolimont, président du CPAS de la commune aux quelques 13.000 âmes d'Ham-sur-Heure Nalinnes.

"Il faut être jeune et inconscient" pour devenir ministre wallon du Budget et assumer un déficit historique, héritage mêlé du passé et de la crise sanitaire, affirmait un député dans les colonnes de la DH, lundi. Jeune, Adrien Dolimont l'est effectivement : 33 ans. Un habitué de la précocité, lui qui avait été élu échevin à 18 ans, en 2006. Pas tout à fait par hasard : il avait pu bénéficier du parrainage de feu son grand-père, Marcel Nicaise, élu local de longue date et brièvement bourgmestre dans cette commune du Hainaut. Sa plus grande fierté, avait-il confié aux médias locaux, était d'avoir poussé son petit-fils vers la chose publique.

Le choix d'Adrien Dolimont est celui de la "jeunesse et de l'expertise", a expliqué Georges-Louis Bouchez, lors d'une conférence de presse présentant le nouveau venu. Selon le président du MR, il était important de renforcer la province de Hainaut, dont est originaire le nouveau ministre, en faisant émerger de nouvelles têtes.

Du folklore locale à la datte wallonne

Mais Adrien Dolimont est-il inconscient ? Il faut en tout cas être ambitieux pour assumer un tel portefeuille ministériel sans aucune expérience politique préalable, dans un contexte budgétaire catastrophique. Le jeune élu serait bosseur, intelligent, selon les premières déclarations à son sujet. Il est titulaire d'un doctorat (en ingénierie mécanique), diplômé de l'UMons, où il a été assistant jusqu'en 2018. Le futur ex-président du CPAS passera tout de même de la gestion du budget et du folklore local à celle d'une dette régionale consolidée de 27 milliards d'euros.

Au niveau local, Adrien Dolimont a déjà fait l'expérience du retournement de veste politique. Lors des élections communales de 2018, il avait passé un accord avec le bourgmestre d'Ham-sur-Heure Nalinnes, Yves Binon : le jeune élu acceptait d'être chef de fil et non tête de liste, à condition de devenir bourgmestre à son tour avant la fin de la législature. Mais Yves Binon n'avait finalement pas respecté le marché.

Capture d'écran
© Capture d'écran

Adrien Dolimont devrait prêter serment jeudi devant le Parlement wallon. Le temps de s'imprégner des habits de sa nouvelle fonction, lui dont le profil Facebook compte quelques selfies grimaçant ? Pour l'anecdote, en 2019, le Hennuyer militait pour "tourner la page du nucléaire, évidemment !", alors que son président de parti lutte désormais pour prolonger les réacteurs...

A Ham-sur-Heure-Nalinnes, il faudra désormais trouver un remplaçant à Adrien Dolimont pour présider le CPAS. Si l'on se base sur les voix de préférence, celle qui serait le mieux placée est Lucie Demaret, actuelle conseillère communale, vice-présidente de l'ISPPC (intercommunale de santé publique; une nomination qui avait déjà suscité la polémique) et... compagne de Georges-Louis Bouchez. Elle devrait toutefois refuser le poste, pour que le dirigeant du MR ne puisse pas être accusé de népotisme.

Ce fut donc la surprise du chef. Aucun des noms qui circulaient lundi, suite à la démission de Jean-Luc Crucke, n'aura été retenu par Georges-Louis Bouchez, président du MR. Ni celui de Philippe Goffin (ancien ministre de la Défense et des Affaires étrangères entre 2019 et 2020), ni celui de Maxime Daye (bourgmestre de Braine-le Comte), ni même celui de Denis Ducarme, éternel déçu sous la présidence de Gloub ("Si ce n'est pas Ducarme, ça pourrait faire mal", déclarait un député fédéral lundi dans les colonnes de la DH). Georges-Louis Bouchez a rejoué le "coup Wilmès", façon Charles Michel en 2015 qui avait nommé cette députée fédérale méconnue ministre du Budget en remplacement de Hervé Jamar. Mais cette fois, le nouveau venu est encore plus méconnu : il s'agit d'Adrien Dolimont, président du CPAS de la commune aux quelques 13.000 âmes d'Ham-sur-Heure Nalinnes. "Il faut être jeune et inconscient" pour devenir ministre wallon du Budget et assumer un déficit historique, héritage mêlé du passé et de la crise sanitaire, affirmait un député dans les colonnes de la DH, lundi. Jeune, Adrien Dolimont l'est effectivement : 33 ans. Un habitué de la précocité, lui qui avait été élu échevin à 18 ans, en 2006. Pas tout à fait par hasard : il avait pu bénéficier du parrainage de feu son grand-père, Marcel Nicaise, élu local de longue date et brièvement bourgmestre dans cette commune du Hainaut. Sa plus grande fierté, avait-il confié aux médias locaux, était d'avoir poussé son petit-fils vers la chose publique.Le choix d'Adrien Dolimont est celui de la "jeunesse et de l'expertise", a expliqué Georges-Louis Bouchez, lors d'une conférence de presse présentant le nouveau venu. Selon le président du MR, il était important de renforcer la province de Hainaut, dont est originaire le nouveau ministre, en faisant émerger de nouvelles têtes.Mais Adrien Dolimont est-il inconscient ? Il faut en tout cas être ambitieux pour assumer un tel portefeuille ministériel sans aucune expérience politique préalable, dans un contexte budgétaire catastrophique. Le jeune élu serait bosseur, intelligent, selon les premières déclarations à son sujet. Il est titulaire d'un doctorat (en ingénierie mécanique), diplômé de l'UMons, où il a été assistant jusqu'en 2018. Le futur ex-président du CPAS passera tout de même de la gestion du budget et du folklore local à celle d'une dette régionale consolidée de 27 milliards d'euros. Au niveau local, Adrien Dolimont a déjà fait l'expérience du retournement de veste politique. Lors des élections communales de 2018, il avait passé un accord avec le bourgmestre d'Ham-sur-Heure Nalinnes, Yves Binon : le jeune élu acceptait d'être chef de fil et non tête de liste, à condition de devenir bourgmestre à son tour avant la fin de la législature. Mais Yves Binon n'avait finalement pas respecté le marché.Adrien Dolimont devrait prêter serment jeudi devant le Parlement wallon. Le temps de s'imprégner des habits de sa nouvelle fonction, lui dont le profil Facebook compte quelques selfies grimaçant ? Pour l'anecdote, en 2019, le Hennuyer militait pour "tourner la page du nucléaire, évidemment !", alors que son président de parti lutte désormais pour prolonger les réacteurs...A Ham-sur-Heure-Nalinnes, il faudra désormais trouver un remplaçant à Adrien Dolimont pour présider le CPAS. Si l'on se base sur les voix de préférence, celle qui serait le mieux placée est Lucie Demaret, actuelle conseillère communale, vice-présidente de l'ISPPC (intercommunale de santé publique; une nomination qui avait déjà suscité la polémique) et... compagne de Georges-Louis Bouchez. Elle devrait toutefois refuser le poste, pour que le dirigeant du MR ne puisse pas être accusé de népotisme.