Ségolène Royal veut faire payer les camions étrangers circulant en France

18/04/14 à 10:07 - Mise à jour à 10:07

Source: Le Vif

(Belga) La ministre française de l'Écologie, Ségolène Royal, a dit vendredi sur la chaîne France 2 sa volonté de faire payer les camions étrangers circulant en France, une mesure destinée à se substituer à un dispositif contesté d'"écotaxe", quitte à susciter l'ire de Bruxelles.

Ségolène Royal veut faire payer les camions étrangers circulant en France

Ségolène Royal a évoqué sur la chaîne France 2 l'une des pistes de réflexion consistant à obliger les camions étrangers à emprunter le réseau autoroutier à péage "lorsqu'il y a une autoroute parallèle à la route nationale", un projet a priori contraire aux règles européennes. La ministre avait déjà fait part de cette hypothèse cette semaine, suscitant une réaction de Helen Kearns, la porte-parole du commissaire européen chargé des Transports Siim Kallas, qui indiquait jeudi au journal Le Monde qu'il était impossible de "mettre en place un système discriminatoire entre Français et étrangers". "Chacun a sa place: ce n'est pas un porte-parole d'un commissaire européen qui fait la politique européenne et encore moins la politique de la France, ça c'est très clair", a répondu vendredi Ségolène Royal. "Moi, je considère au contraire que c'est rétablir une juste concurrence." "Quand un camion venu de l'étranger fait son plein en Belgique, traverse toute la France, utilise les routes payées par le contribuable français, et ensuite en Espagne refait son plein (...) il ne paie ni la taxe sur l'essence, la TIPP, ni le péage sur l'autoroute", a-t-elle fois fait valoir. "Donc à ce moment-là ce sont les camions français (...) qui paient l'entretien des routes". "Il faut faire payer tout le monde et notamment ceux aujourd'hui qui ne paient pas", a déclaré Mme Royal. L'écotaxe française, dont l'entrée en vigueur est toujours suspendue, vise à taxer les poids lourds de plus de 3,5 tonnes afin de financer notamment des infrastructures de transport "durable", via des portiques installés sur les grands axes. Ce projet de prélèvement avait notamment suscité une vive colère dans l'ouest de la France à l'automne dernier. (Belga)

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