Imprimer du vivant en 3D, une technique en plein essor

02/04/18 à 11:00 - Mise à jour à 11:17
Du Le Vif/L'Express du 22/03/18

Produire de la peau, de l'os, des vaisseaux et même des miniorganes à la demande ? A Bordeaux, des équipes de pointe travaillent sur la "bio-impression 3D".

Gants, charlotte, surchaussures, blouse. Pour pénétrer dans le laboratoire de la start-up Poietis, dans la banlieue de Bordeaux, il faut montrer patte blanche : rien ne doit polluer l'atmosphère stérile des lieux. Car ici, on imprime... de la peau humaine ! Avec d'infinies précautions, Fabien Guillemot, le cofondateur de la société, sort d'une étuve une boîte contenant six petits disques gélatineux et rosâtres posés sur des compresses stériles. Pas de poils, de glandes sudoripares ou de vascularisation, mais du derme et de l'épiderme superposés, semblables à ceux de notre enveloppe. " Il s'agit des tout premiers échantillons de tissus humains "bio-imprimés" destinés à être commercialisés, s'enthousiasme cet ancien chercheur de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Ces lots seront prochainement expédiés à des laboratoires pharmaceutiques et à des industriels de la cosmétique, qui en finiront ainsi avec les tests sur les animaux. " Même s'ils ne peuvent pas encore être greffés sur des patients, ces quelques centimètres carrés marquent le début d'une révolution : ils représentent la preuve vivante que la bio-impression - de peau aujourd'hui, de foie, de muscles ou de pancréas peut-être un jour - passe peu à peu de la science-fiction à la réalité.
...

Vous souhaitez continuer à nous lire?

Lisez 3 articles gratuits par mois

Je m'enregistre Je suis déjà enregistré
ou

Les abonnés du Vif/l'Express bénéficient d'un accès illimité à tous les articles sur LeVif.be

Je prends un abonnement Je suis déjà abonné

Nos partenaires