Bactérie coli: l'heure n'est pas à l'optimisme

03/06/11 à 10:04 - Mise à jour à 10:04

Source: Le Vif

La journée de jeudi n'a guère apporté de clarté quant à l'origine de l'épidémie mortelle causée en Europe et au départ de l'Allemagne par la bactérie E.coli 0104. Une bactérie qui semble particulièrement résistante aux antibiotiques.

Bactérie coli: l'heure n'est pas à l'optimisme

© Image Globe / BODO MARKS

La bactérie E.coli a pour l'instant causé la mort de 18 personnes en Europe, 17 en Allemagne et une en Suède. La 17e victime allemande est une dame âgée, hospitalisée à Hambourg, épicentre de la contamination. Au total, 2.000 personnes ont développé la maladie en Allemagne mais aussi en Europe et jusqu'aux Etats-Unis, auprès de patients ayant apparemment tous un lien avec l'Allemagne.

Pour sa part, la Russie a renforcé le contrôle à ses frontières pour les voyageurs venant de l'Union européenne et spécialement d'Allemagne, et a même interdit les importations de légumes frais provenant de tous les pays de l'Union, suscitant aussitôt les protestations de la Commission européenne.

En Belgique, l'AWEX (l'Agence wallonne à l'exportation) estime que l'interdiction russe aura des conséquences "plus que minimes" pour la Wallonie, alors que l'organisation agricole flamande du Boerenbond a fait savoir qu'il y aura des conséquences pour les horticulteurs flamands qui exportent annuellement pour 30 millions d'euros vers la Russie.

Bactérie particulièrement résistante

"Dans le cadre de premières analyses, encore préliminaires, certaines preuves de l'agressivité particulière et de la résistance aux antibiotiques de la souche d'E.coli (responsable de l'épidémie actuelle) ont pu être réunies", selon un communiqué de la clinique universitaire d'Hambourg-Eppendorf.

En liaison avec une société chinoise, les chercheurs de Hambourg ont réussi à séquencer le génome de la bactérie E.coli (Eceh). Les données recueillies par les scientifiques "vont permettre de développer les instruments moléculaires pour élaborer un diagnostic précis" de la souche incriminée, selon le communiqué. En outre, ils pourront étudier "comment la souche a pu se développer, pourquoi elle se propage à grande vitesse et pourquoi les maux qu'elle déclenche sont si violents".

Levif.be avec Belga

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