Jean-Pascal Labille cible de toutes les critiques

30/05/16 à 09:03 - Mise à jour à 08:45

Source: Belga

L'ancien ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille (PS), a été fortement critiqué pour ses révélations sur un rapprochement entre bpost et un opérateur européen, qui auraient conduit à l'échec de négociations sur un projet de fusion entre bpost et PostNL.

Jean-Pascal Labille cible de toutes les critiques

Jean-Pascal Labille © Belga

M. Labille avait révélé vendredi sur la RTBF qu'un rapprochement était en cours avec un opérateur européen, sans le nommer. "Dans peu de temps, la poste va perdre son statut d'entreprise publique", avait-il déclaré sur les ondes de La Première, ajoutant qu'il s'agissait d'une "question d'heures". Selon lui, l'Etat belge envisageait de céder une dizaine de pour cent du capital (51,04%) qu'il détenait dans bpost.

"Je ne sais pas quel était son but, mais la plus grande discrétion est de mise dans de tels dossiers. Ses déclarations étaient totalement déplacées, et il le sait", a déclaré le CEO de bpost, Koen Van Gerven dimanche soir.

"M. Labille a fait fuiter vendredi des informations (fautives) dont l'unique but était de provoquer une grève à bpost. Cela a échoué", a notamment commenté le ministre des Entreprises publiques, Alexander De Croo (Open Vld), sur le site du Tijd et les ondes de Radio 1. Alexander De Croo estime que son prédécesseur porte une "énorme responsabilité" dans l'échec des négociations. "Il existe des règles et des lois concernant la divulgation d'informations privilégiées. Ces lois sont valables pour tous", a insisté M. De Croo.

Jean-Pascal Labille a également été la cible de critiques féroces de plusieurs députés N-VA sur Twitter.

Bpost voulait acquérir la totalité des actions de PostNL en échange de cash et d'actions bpost, ce qui aurait signifié que l'Etat belge aurait vu passer sa participation dans l'entreprise sous la barre des 50%, un scénario que le gouvernement avait autorisé. Il n'était toutefois pas question d'une vente des actions de l'Etat, avait précisé Alexander De Croo vendredi.

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