Bernard Wesphael pourrait sortir de prison aujourd'hui

04/04/14 à 10:40 - Mise à jour à 10:40

Source: Le Vif

Soupçonné du meurtre de son épouse, Véronique Pirotton, Bernard Wesphael comparaitra ce vendredi devant la Chambre du conseil de Bruges quant à la prolongation de son mandat d'arrêt. Une contre-expertise de médecins légistes pourrait jouer en sa faveur.

Bernard Wesphael pourrait sortir de prison aujourd'hui

© Image Globe

Les avocats de Bernard Wesphael vont demander sa libération ce vendredi devant la Chambre du conseil de Bruges avec entre les mains un contre-rapport d'expertise qui disculperait l'accusé et qui affirmerait que la victime serait morte d'une intoxication et non par étouffement.

Le médecin légiste qui a pratiqué l'autopsie de Véronique Pirotton en octobre dernier avançait une mort par étouffement. Or, il s'agit d'un "des diagnostics les plus difficiles à poser en médecine légale", affirme Philippe Boxho, professeur en médecine légale et criminalistique à l'ULg, interrogé par la RTBF, "ça laisse peu de traces".

Selon lui, ce qui peut être observé lors d'une mort par étouffement, ce sont des altérations des parois pulmonaires "qui montrent qu'il y a eu un obstacle de l'écoulement de l'air". L'autopsie pratiquée sur la victime ne présenterait d'ailleurs pas ce type d'altération.

Les avocats du député Bernard Wesphael ont donc décidé d'engager un collège de quatre experts pour analyser les résultats de l'autopsie. Ils se sont penchés sur les médicaments et l'alcool présents en grande quantité dans le sang de la victime. Et ce serait, selon eux, le mélange des deux qui aurait engendré le décès.

Selon le professeur Boxho, le médicament ingéré par la victime ne conduit pas au décès, même lorsqu'ils sont à des valeurs toxiques. Par contre, "on peut en mourir s'il est combiné avec de l'alcool ou des barbituriques". Un mélange mortel qui provoquerait une "asphyxie par dépression des centres respiratoires", explique-t-il, "c'est-à-dire que la personne va tout doucement s'arrêter de respirer".
C'est la thèse qui sera défendue ce vendredi par les avocats de Bernard Wesphael qui espère être libéré après cinq mois de détention préventive.

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