A gauche, une aurore boréale. A droite, très éclairée dans des tonalités orangées, la Belgique.

Dans l’oeil de Thomas Pesquet ou le globe terrestre comme vous ne l’avez jamais vu (en images)

Le centre de photojournalisme bruxellois Géopolis accueille quelques-uns des clichés les plus saisissants pris depuis l’espace par Thomas Pesquet. Une manière, pour l’astronaute français, de sensibiliser à la beauté de la planète. Et à sa fragilité.

Le 17 novembre 2016, Thomas Pesquet décollait à bord de Soyouz MS-03 pour ravitailler la Station spatiale internationale (ISS). Durant cette mission de 196 jours, l’astronaute a régulièrement posté des clichés sur les réseaux sociaux. De la Cupola, la fenêtre d’observation panoramique de la station, le Français a pu photographier la Terre sous toutes ses facettes. Ses images débarquent pour la première fois en Belgique, à Géopolis. Ce centre culturel situé dans les Marolles, à Bruxelles, a pour ambition d’explorer l’actualité, chaude ou non, par le prisme du photojournalisme.

Toutes les six semaines, Géopolis choisit une thématique importante autour de laquelle il confronte le regard de plusieurs photographes belges ou internationaux, talents confirmés ou en devenir. « On a choisi Terre(s), la planète dans l’oeil de Thomas Pesquet parce que cela permet de contempler des clichés que l’on n’a pas l’habitude d’appréhender », explique Ulrich Huygevelde, un des trois cofondateurs, avec Nadine Vermeulen et Thomas Kox, du centre culturel. Mines abandonnées, fleuves saccagés: les photos montrent ce que l’humain fait de sa planète, mais ne se veulent pas pessimistes. Elles cherchent plutôt à faire prendre conscience de la beauté, de la fragilité de la Terre et à inciter à la respecter. « Participer à l’exploration spatiale est pour moi un engagement envers l’avenir », souligne régulièrement Thomas Pesquet sur les réseaux sociaux. « Nous devons bien sûr penser au présent et mieux nous occuper de la Terre et de ses habitants, mais il ne faut pas pour autant négliger le futur. » Au terme de l’expo, les tirages seront distribués aux écoles du pays qui auront manifesté leur intérêt.

Un selfie de Thomas Pesquet depuis la fameuse Cupola, l'endroit idéal pour avoir le meilleur point de vue sur la Terre et la photographier.
Un selfie de Thomas Pesquet depuis la fameuse Cupola, l’endroit idéal pour avoir le meilleur point de vue sur la Terre et la photographier.

Terre(s), la planète dans l’oeil de Thomas Pesquet et racontée par les satellites: à Géopolis, à Bruxelles. Jusqu’au 25 octobre. geopolis.brussels

« Intrigué par cette mine en plein Sahara, j’ai fait mes recherches: la petite ville à l’est de l’excavation, c’est Akjoujt, en Mauritanie, d’où a été extrait du cuivre pendant des siècles. » Même quand on ne l’exploite plus, la terre ne revient pas facilement à son état originel.
Une tempête en plein océan, au crépuscule.
Une tempête en plein océan, au crépuscule. « On dirait que nos panneaux solaires mélangent les nuages », commente Thomas Pesquet lorsqu’il publie la photo sur Twitter.
Ce qui évoque la ramure d'un arbre ou les nervures d'une feuille est en réalité l'embouchure du fleuve Oural qui se jette dans la mer Caspienne, au Kazakhstan.
Ce qui évoque la ramure d’un arbre ou les nervures d’une feuille est en réalité l’embouchure du fleuve Oural qui se jette dans la mer Caspienne, au Kazakhstan.
Aux Etats-Unis, la Green River se tortille telle un serpent.
Aux Etats-Unis, la Green River se tortille telle un serpent. « Les méandres s’en sont donné à coeur joie! La route en haut à gauche donne une idée de l’échelle », détaille l’astronaute photographe.
Cette île artificielle de Dubaï est encore en construction, donc vide. Un cliché qui pose la question de l'intérêt de ce genre de ce genre de projets titanesques.
Cette île artificielle de Dubaï est encore en construction, donc vide. Un cliché qui pose la question de l’intérêt de ce genre de ce genre de projets titanesques.

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