Peut-on être divorcés et être de bons parents? © iStockphoto

Les enfants de plus en plus souvent victimes collatérales des violences dans le couple

Les violences physiques envers les enfants ont progressé de plus de 15% au cours cinq dernières années en Fédération Wallonie-Bruxelles, essentiellement en raison d’une augmentation du phénomène de violences dans le couple.

« Les violences conjugales ont doublé en cinq ans et cette violence physique n’épargne pas ceux qui sont entre les deux parents », a commenté jeudi Geneviève Bazier, directrice de l’Office de la naissance et de l’enfance (ONE), lors de la présentation du rapport annuel 2014 de l’institution en commission du Parlement de la Fédération.

Si le rapport montre une relative stabilité du nombre d’actes de maltraitances de tous genres envers les enfants (2.000 cas par an environ) ces cinq dernières années, la proportion des violences physiques a en revanche progressé de plus de 15%, passant de 394 signalements en 2010 à 458 en 2014.

Cette augmentation des cas de violences physiques est contrebalancée par une évolution à la baisse des cas de négligences graves.

Les cas de violences sexuelles signalés restent aussi stables ces cinq dernières années, avec quelque 750 cas par année.

Ces violences sexuelles restent néanmoins la première cause de maltraitances envers les enfants en FWB. Elles comptent pour plus d’un tiers de l’ensemble des signalements de maltraitances en Belgique francophone. Les signalements de maltraitances psychologiques envers des enfants sont eux aussi en légère baisse, selon les chiffres de l’ONE.

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