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Covid : ce que l’on sait sur le nouveau variant Centaure

Stagiaire Le Vif

Le variant Centaure, ou BA.2.75, gagne du terrain dans une dizaine de pays. Détecté pour la première fois il y a quelques semaines en Inde, il ne s’est pas encore manifesté sur le sol belge. Les scientifiques ne savent pas encore si Centaure sera majoritaire en Belgique cet hiver.

Un nouveau sous variant a fait son apparition : le variant d’Omicron BA.2.75. Egalement surnommé « Centaure », ce nouveau variant a été observé pour la première fois en Inde il y a plusieurs semaines. Des cas ont également été recensés au Japon, en Australie, en Allemagne ou encore au Royaume-Uni.  En Belgique, il n’a pas encore été repéré. Rien n’indique pour l’instant qu’il soit plus grave ou provoque d’autres symptômes que les précédents variants.  

Variant sous surveillance

Le variant Centaure est une sous lignée de BA.2, un variant de la famille Omicron. « Il ne vient pas des sous-variants actuels d’Omicron qui circulent chez nous (BA.4 et BA.5), il vient de la lignée BA.2 qui est une lignée déjà connue puisqu’il y a déjà eu une vague épidémique avec le BA.2 il y a quelques mois », contextualise l’épidémiologiste Yves Coppieters.

Le nouveau variant est répertorié comme une “variante préoccupante sous surveillance” par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), car il n’existe pas encore suffisamment d’informations scientifiques que ce soit sur sa transmissibilité ou sur sa létalité.

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Plus contaminant

D’après ce qui est observé en Inde et dans quelques pays européens, ce variant serait plus contaminant que les autres. L’hypothèse s’explique par un phénomène désormais connu : la concurrence entre les variants. « Chaque fois que les variants doivent prendre le dessus sur les autres en termes de transmission, il y a une compétition à la transmissibilité », rappelle Yves Coppieters.

L’épidémiologiste nuance tout de même : « En termes de couverture vaccinale, d’immunité de la population et d’état de santé, une population européenne n’est pas la même qu’une population indienne. En revanche, ce qu’il va se passer dans certains pays comme l’Allemagne et le Royaume Uni qui ont déjà le Centaure chez eux, est tout à fait transposable chez nous. » Pour l’heure, il est encore trop tôt pour savoir si le variant BA.2.75 est capable de prendre le dessus sur les autres variants et s’il sera majoritaire en automne ou en hiver.

Yves Coppieters souligne également que le remplacement d’un variant par un autre ne signifie pas une aggravation de l’épidémie.

« Dire si ce variant est plus grave et plus létal, c’est impossible »

Concernant sa gravité, sa létalité, les symptômes qu’il peut engendrer et les complications, les scientifiques ne disposent pas de suffisamment d’informations pour se prononcer sur ce variant Centaure.

« Omicron avait une létalité un peu plus faible que les variants précédents. Nous sommes maintenant face à un variant qui s’attaque à des populations qui sont bien protégées sur un plan immunitaire par la vaccination et par les infections successives donc à priori, puisque c’est bien une sous lignée du BA2, il n’y a pas de raison de s’inquiéter davantage que quand nous avons connu ce variant là. »

Echappement immunitaire

Comme pour les autres variants Omicron, le variant centaure a un échappement immunitaire, « il peut réinfecter les personnes qui ont déjà développer une immunité post Covid ou post vaccination. Ses mutations permettent la réinfection », précise Yves Coppieters.

Efficacité des vaccins

En ce qui concerne l’efficacité vaccinale face à ce nouveau variant, les données scientifiques ne sont pas suffisantes. « Par rapport à leur efficacité face aux formes graves, je ne peux pas me prononcer mais si nous sommes dans la même lignée que le BA.2, la protection devrait toujours rester autour de 70 à 80% par la vaccination », explique Yves Coppieters.

Face aux contaminations, les vaccins sont actuellement efficaces de 20 à 30% contre les variants BA4. et BA5. Et contre le BA.2 ? : « Je ne sais pas mais la vaccination ne sera pas une barrière aux contaminations », répond le médecin épidémiologiste et professeur de santé publique.

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