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Comment redonner le goût de vivre aux éternels râleurs

Vous vivez avec un(e) éternel(le) mécontent(e), pour qui la moindre contrariété est prétexte à répéter la plainte du poussin malchanceux coiffé d’une coquille d’oeuf ? Dans Le syndrome de Calimero, le psychanalyste et docteur en psychologie clinique Saverio Tomasella vous explique comment lui redonner le goût de vivre !

Aux Calimeros de notre entourage, nous reprochons volontiers de se plaindre  » pour rien « .  » Or, c’est rarement le cas, affirme Saverio Tomasella. La plupart ont subi des injustices, réelles ou supposées. Et, même quand il s’agit d’un malentendu, comme c’est souvent le cas pour les soi-disant ‘préférences’ parentales dans l’enfance, leur souffrance est d’autant plus grande qu’ils n’ont pas été entendus.  »

Une bonne écoute

Le meilleur moyen d’empêcher une personne de tomber dans un processus de répétition de la plainte, en effet, c’est de l’écouter.  » Prenez le temps de lui poser des questions pour comprendre ce qui ne va pas, insiste Saverio Tomasella, car les injustices non entendues colorent affectivement le vécu, de sorte que le plus banal incident finit par apparaître comme injuste. Un ‘plaintif’ qui se trouve un véritable ami ou un partenaire aimant avec une bonne écoute finit presque toujours par guérir spontanément de son syndrome de Calimero.  »

Dans le cas contraire, il faut encourager le Calimero à changer d’attitude.  » Supposons que le distributeur ait avalé sa carte de banque. Si, au lieu de s’apitoyer sur son sort de façon générale – ‘C’est toujours sur moi que ça tombe‘ – il remplace la plainte par l’expression factuelle de l’événement ou de son ressenti – ‘Je suis furieux, je n’ai plus de moyen de paiement‘ – il aura beaucoup plus de chances d’obtenir l’attention et même l’assistance des autres. Personne ne peut proposer de solution concrète à une lamentation globale !  »

Vivre autrement

Par ailleurs, la plainte sert souvent à compenser l’ennui d’une existence monotone.  » J’ai débarrassé bon nombre de Calimeros de leur syndrome en leur suggérant de se donner le droit d’agir et de vivre autrement, précise Saverio Tomasella. Il y a en chacun de nous des vocations que nous n’osons pas assumer. Certains de mes patients se sont mis à voyager, d’autres ont découvert le plaisir d’écrire, de courir, de coudre… Aucune plainte ne résiste à la force d’une passion. Faites quelque chose pour que votre vie change, et vous n’aurez plus envie de vous plaindre !  »

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