Le gouvernement fédéral approuve la « vision rail 2040 »

Le Vif

Le conseil des ministres a approuvé vendredi la « Vision Rail 2040 », annonce le cabinet du ministre de la Mobilité Georges Gilkinet.

L’objectif du gouvernement est de faire passer la part de marché du train (le nombre de personnes qui choisissent le train plutôt qu’un autre moyen de transport) de 8% pour le transport des passagers à 15% d’ici 2040. La part de marché du fret doit, elle, passer de 12 à 20 % d’ici 2040.

   Pour ce faire, la « Vision Rail » prévoit de faire circuler un train toutes les 30 minutes sur tout le réseau et toutes les 15 minutes autour des grandes villes, avec un horaire intégré. Une attention est aussi portée à l’accessibilité des gares et des trains, à une politique tarifaire qualifiée d' »attractive », à des gares « vivantes » et à une meilleure information des passagers.

   Pour le trafic ferroviaire international, la position concurrentielle avec le trafic aérien sera améliorée grâce à des trains de nuit et à grande vitesse ainsi qu’un service ferroviaire connecté aux capitales européennes au départ de Bruxelles, comme hub ferroviaire naturel.

   Pour le transport de marchandises, les besoins des entreprises qui utilisent les chemins de fer seront mieux pris en compte avec une plus grande fluidité de service, une politique de stationnement et de triage améliorée, une meilleure planification des travaux ferroviaires, etc, poursuit le ministre. L’objectif est aussi d’utiliser 100 % d’énergie verte.

   « Grâce à cette vision, tous les acteurs publics et privés du train pourront prendre les meilleures décisions pour préparer demain », conclut Georges Gilkinet, cité dans le communiqué.

   La Vision Rail 2040 fait partie de la stratégie globale « En train vers demain » qui comprend différentes étapes dont les plus importantes à venir sont le contrat de service public avec la SNCB, le contrat de performance avec Infrabel, les plans pluriannuels d’investissement et le masterplan pour le fret ferroviaire. Les budgets mobilisés seront alors connus. Les contrats de gestion seront d’une durée de dix ans, et non plus quatre, précise également le ministre dans L’Echo et De Tijd. « C’est aussi une façon d’utiliser l’argent de manière efficace ».

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