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Foxconn : la voiture électrique simple comme un smartphone

Laurent Blairon journaliste

Le géant taiwanais Foxconn souhaite rendre la voiture électrique aussi simple à concevoir, d’un point de vue technologique, qu’un téléphone portable grâce à sa plateforme révolutionnaire et accessible à tous.

Si son nom ne dit rien au grand public, Foxconn est un sous-traitant géant taiwanais actif dans les composants informatiques (dont les fameuses puces qui font tant défaut aux constructeurs). Son principal client jusqu’ici n’est autre que… Apple. Or depuis quelques temps Foxconn multiplie les annonces de nouveaux partenariats dans le domaine de l’automobile, notamment avec Geely (Volvo, Polestar) et Stellantis (Fiat-PSA) et ne cache donc plus ses ambitions planétaires dans ce secteur:  » L’adoption des véhicules électriques est inévitable. C’est une tendance mondiale, car les voitures sont devenues l’appareil électronique intelligent le plus grand et le plus cher au monde », déclarait Terry Gou, fondateur de Foxconn.

Tout récemment, le 18 octobre, Foxconn présentait trois prototypes automobiles développés avec un partenaire, Yulon Motor, constructeur automobile local. Parmi les trois modèles présentés, la « C » est un SUV 100% électrique de 4,64 mètres capable d’accueillir jusqu’à 7 personnes. Il passerait de 0 à 100 km/h en 3,8 s et avance une autonomie de 700 km. Second modèle, la « E » est une berline dont le design a été confié à Pininfarina, ce qui explique, sans doute, un certain charme. Visant le monde de l’entreprise, l’espace de la banquette arrière peut se transformer en un bureau mobile dédié, avec des appareils mobiles personnels connectés de manière transparente à la voiture. Elle délivre 750 ch et annonce 750 km d’autonomie. La Tesla S est clairement dans le viseur… Enfin, le troisième modèle est un bus urbain, le « T », destiné au transport public.

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La « C » est un SUV 100% électrique capable d’une autonomie de 700 km.© GF

MIH

Ses voitures sont développées sur une plateforme révolutionnaire, baptisée MIH, qui simplifierait grandement la composition – donc le fonctionnement – d’une voiture électrique. Sur le principe de l’assemblage, cette plateforme placerait, d’après ses concepteurs, la voiture électrique au niveau d’un smartphone… Des marques (des constructeurs traditionnels ou des marques venues de tous les horizons) pourraient ainsi composer leur modèle à un cot imbattable. Le style (carrosserie) serait assuré par un bureau de design. Ce principe de grande standardisation a déjà fait des ravages dans le secteur des ordinateurs. Des acteurs historiques ont disparu du marché, au profit de start-ups. A l’évidence, dans les états-majors des grands constructeurs automobiles traditionnels, voilà qui compliquera un peu plus la transition électrique…

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